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Nastassja Tanner. Comédienne algéro-suisse : «Loubna un spectacle drôle et sensible à la double identité»

16 octobre 2019 à 9 h 00 min

Nastassja Tanner nous accueille ce soir à 18h au Théâtre national algérien (TNA) pour son spectacle Loubna . One woman show en première partie, Loubna reprend au fur et à mesure des moments inspirés et relatés d’histoires vraies et anecdotes vécues en Algérie. Beaucoup d’émotion est attendue.

– Pourquoi ce choix de titre pour votre spectacle ?

Loubna est le nom choisi par mes grands-parents algériens, car ils avaient des difficultés à prononcer mon nom aux consonances russes. Il faut savoir que mon père est suisse et ma mère est d’origine algérienne ; toutefois, j’ai toujours grandi en Suisse.

Pendant longtemps, je n’ai pas pu venir ici à cause de la décennie noire. Mais lorsque j’ai pu, je voulais connaître davantage mon pays, ma culture et ma famille. Il y a quelque chose qui m’a attirée vers l’Algérie, d’où mon spectacle.

– Des détails sur la manière dont vous avez réalisé votre spectacle ? 

A la fin de mes études, je devais réaliser un solo. Un projet de diplôme où nous devions nous mettre en scène tous. Comme les gens avaient beaucoup aimé ce que j’ai fait, ils m’ont encouragée à continuer. En fait, il y a deux parties dans mon spectacle.

La première un peu one woman show plutôt joyeux, puis par la suite cela devient un peu plus distancié et la langue devient plus poétique, et même un peu plus tragique. A savoir, je parle un peu de ce mélange de cultures et des origines de chacun.

– Est-ce que le personnage que vous interprétez est inspiré de votre personnalité  ? Comment le décriveriez- vous ?

Mon personnage regroupe toutes les histoires des gens de ma famille et les personnes que j’ai rencontrées en Algérie, mais pour la plupart dans la région de Constantine.

Des histoires véridiques de vieux, de jeunes racontant leur vie et leur parcours, mais aussi de sujets divers. Je n’ai rien changé. On retrouve également la parole de Nastassja. J’oscille entre ces différents personnages.

– Pensez-vous que le théâtre est un support efficace pour faire passer des messages ? Si oui, quel est le vôtre ?

Oui, en effet, je pense qu’il doit y avoir des message, qu’il soit politique ou autre. Selon moi, c’est un espace où il y a de la vie et où l’on peut retrouver ce contact direct «d’humain à humain». Le théâtre, c’est la simplicité, on n’a pas besoin de grand-chose pour réaliser une représentation.

Pour ce qui est du spectacle Loubna, le message que je transmets est proche de l’altérité. Un aspect qui relie dans ce cas deux pays, dans toute leur beauté et difficultés. Un message de paix, car finalement, nous sommes tous face à la vie, à la mort et à la joie, et ce, dans le respect de l’autre.

– Un mot au public qui va découvrir votre spectacle ce soir…

Il faut s’attendre à beaucoup de joie et d’émotion, car je parle de l’histoire avec un grand H., l’histoire du monde et au final celle de l’Algérie, mais pas que… Avant tout, c’est une représentation qui me touche et j’espère que cela va leur plaire et qu’ils seront aussi touchés.

– Préparez-vous des prochains rôles ou spectacles ?

Oui, en février prochain je vais jouer à Genève un projet qui s’appelle Sœurs, de Pascal Rambert avec le metteur en scène Elidan Arzoni.

C’est une histoire palpitante entre deux sœurs. Ainsi qu’un autre projet qui va aller en tournée française du nom de Superstructure qui d’ailleurs parle de l’Algérie avec le metteur en scène Hubert Colas, en avril 2020. 


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