Un projet ambitieux grâce à Netflix | El Watan
toggle menu
mercredi, 21 octobre, 2020
  • thumbnail of elw_30092020






Cinéma. The Irishman, de Martin Scorsese

Un projet ambitieux grâce à Netflix

29 septembre 2019 à 9 h 01 min

Le réalisateur, Martin Scorsese, a présenté vendredi, pour la première fois, son nouveau film, The Irishman, en ouverture du Festival de New York, un projet ambitieux, qui doit à la plateforme Netflix d’avoir vu le jour plus d’une décennie après son lancement.

Autour de 160 millions de dollars de budget, 117 lieux de tournage différents, 309 scènes distinctes, une distribution exceptionnelle, un film long de 3H29’, c’est l’une des productions les plus ambitieuses de la carrière du metteur en scène new-yorkais, qui en compte pourtant beaucoup.

Robert De Niro et Martin Scorsese ont commencé à tourner autour de l’adaptation du livre J’ai tué Jimmy Hoffa, de Charles Brandt (I Heard You Paint Houses, en anglais) il y a 12 ans.

«Il y a eu des contretemps», a dit pudiquement Martin Scorsese vendredi, lors d’une table ronde après la projection. «Nous ne parvenions pas à trouver les fonds. Il n’y avait pas moyen. Pendant des années». «Je suis heureux que nous ayons finalement réussi à le faire, parce que cela a pris longtemps», a renchéri Robert De Niro.

«Nous avons eu la chance de trouver des gens prêts à mettre l’argent». Après le refus de plusieurs studios, il aura fallu la puissance financière de Netflix pour accoucher The Irishman, le surnom de Frank Sheeran, dont le témoignage constitue la trame du livre et du film.

Le long métrage sortira dans un nombre limité de salles le 1er novembre aux Etats-Unis, avant d’être mis en ligne sur Netflix le 27 novembre. Ancien homme de main, Frank Sheeran raconte qu’il a tué plus de 25 personnes sur ordre du chef mafieux Russell Bufalino et du patron du syndicat des chauffeurs routiers, Jimmy Hoffa.

Au cahier des charges, la production a ajouté un nouveau procédé technique développé par Industrial Light & Magic (ILM, société créée par George Lucas) le «de-aging», qui permet de rajeunir un acteur ou une actrice à l’écran. Robert De Niro et ses 76 ans devait en effet incarner Frank Sheeran de 1955, à l’âge de 34 ans, à sa mort, en 2003 (à 83 ans).

Ils «devaient trouver une solution de rajeunissement qui n’interfère pas avec (le jeu) de Bob (De Niro), Joe (Pesci) et Al (Pacino)», a expliqué Martin Scorsese, «qu’ils n’aient pas à se parler en portant des casques ou des balles de tennis sur le visage. Ils ne l’auraient pas fait». ILM est finalement parvenu à ses fins grâce aux caméras et sans appareiller les acteurs.

Passées quelques minutes troublantes, pour qui a déjà vu jouer Robert De Niro, le stratagème technique fonctionne globalement, de même que pour Al Pacino (79 ans), qui campe Jimmy Hoffa, à moins de 50 ans dans certaines scènes. La première réaction de De Niro en se voyant rajeuni ? «Je pourrais rallonger ma carrière de 30 ans», a-t-il dit vendredi, dans un sourire. 

Advertisements


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!