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Clôture de l’été du Fibda : Un événement créatif naissant

29 juin 2021 à 10 h 03 min

«Il faut avoir de l’imagination et connaître le cœur de la bande dessinée pour toucher le public.» Tomber de rideau réussi, samedi dernier, sur l’été du Fibda 2021, qui s’est tenue du 25 au 27 juin de ce mois, au niveau de l’Office national de Riadh El Feth, à Alger.

La première édition de l’été du Fibda a donc pris fin, samedi en fin de journée, par une cérémonie de remise des prix à une trentaine de lauréats pour les meilleurs travaux de deux ateliers. Le premier atelier d’initiation était destiné aux enfants de moins de 12 ans, animé par Hanane Hanane Benmediouni.

Quand au deuxième atelier consacré aux adolescents et aux jeunes adultes, il a été confié à Samir Toudji alias Togui. Bien que s’étant étalé sur seulement trois jours, l’été du Fibda s’est distingué par une programmation à la hauteur des attentes, rehaussé d’une belle ambiance.

En effet, ce mini-événement, organisé avec de petits moyens, a réussi à engendrer une foule nombreuse, avide de découvrir entre autres les publications récentes, d’échanger avec les auteurs, admirer les costumes des cosplayers et participer à des ateliers de qualité. De leur côté, les éditeurs ont pu liquider une partie de leurs stocks de livres, engorgeant de belles recettes.

Si cette manifestation culturelle a drainé du beau monde dès l’inauguration, il n’en demeure pas moins que le pic a été enregistré durant la journée de samedi dernier. Si bien que les organisateurs ont dû fermer pendant une vingtaine de minutes l’accès pour réguler les visiteurs pour faire respecter le protocole sanitaire.

Le tout nouveau commissaire du Festival international de la bande dessiné, Salim Brahimi alias Sayan qui est également journaliste au niveau de la Chaîne III, auteur et éditeur, s’est dit ravi de constater que le festival ait pu recevoir autant de jeunes visiteurs pour un événement naissant. En effet, l’initiateur du projet « L’été du Fibda» Salim Brahimi et son staff ont pu réunir en l’espace de trois jours 15 exposants et organiser trois ateliers. L’intérêt était tel que certains visiteurs ont souhaité voir la pérennisation de ce festival.

D’autres ont préconisé de l’agrandir un peu plus et de l’agrémenter avec plus d’activités culturelles et artistiques. Parmi la présence des participants, on citera entre autres, l’Anep, l’Enag, Dalimen, Z-Link, la revue pour enfants Roumaida, Crom maison, HB Manga Kissa, Pins et le stand du Fibda. De même qu’un autre espace a été consacré aux artistes peintres et plasticiens qui ont exposé leurs œuvres, dont Abderrahmane Kahlane, Omar Khiter et Walid Tighiouart.

Connaissant les rouages du 9e art et des festivals, Salim Brahimi ne cache pas sa totale satisfaction. «Nous sommes fiers que le message soit passé et que les Algériens renouent avec la bande dessinée. Finalement, il ne faut pas avoir de très grands moyens pour faire des événements qui attirent du monde. Il faut avoir de l’imagination et connaître un peu le cœur de la bande dessinée pour savoir toucher le public», dit-il.

Sinon, la prochaine édition du Fibda se déroulera la première quinzaine du mois d’octobre prochain, et ce, sous réserve de l’évolution de la pandémie Covid. «La tutelle nous soutient.

C’est un festival qui a sa place. Nous faisons un travail de fond qui n’a pas été fait jusqu’à présent. A titre d’exemple, dès notre installation, nous avons signé une convention avec le directeur de l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger, prévoyant notamment des tarifs préférentiels pour les étudiants pour accéder aux prochaines éditions du Fibda.

Le Festival fera aussi bénéficier les étudiants de sessions de formation, de master class, d’ateliers, de conférences et de tables rondes ainsi que toutes les activités pédagogiques. Mieux encore, le festival apportera des propositions à l’ESBA afin d’élaborer un module de bande dessinée-illustration qui se caractérisera par la création à terme d’une spécialisation dans la bande dessinée -illustration à l’ESBA.

Après la signature de la convention en question, nous avons entamé un travail, j’ai déjà un autre projet qui est en bonne voie et qu’on révélera bientôt. Je suis sûr qu’il ravira beaucoup de monde de la bande dessinée», ajoute t-il.

Concernant «le bilan» de l’ancien l’équipe du Fibda, qui s’élève à une dette de 15 millions de dinars, le commissaire Salim Brahim indique que pour avoir plus de détail sur la question, il faut s’adresser à l’ancienne équipe. «Je ne suis pas, précise t-il, responsable de ce qui m’a précédé.

Je suis là pour trouver de solutions pour que les auteurs de bandes dessinées soient respectés, pour que les lauréats aient leurs prix et pour faire participer tout le monde, sans exception. Je suis un auteur et un éditeur de bandes dessinées bien façonné.

Donc, tous ceux qui font de la bande dessinée sont des gens comme moi. Je comprends leur désarroi. J’espère que je serai à la hauteur de ma tâche. Je considère que c’est une responsabilité que je dois assumer.»


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