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Toufik Derdour. Jeune photographe et dessinateur : Déclic pour une grande passion

02 janvier 2021 à 10 h 24 min

«Dans chaque enfant, il y a un artiste. Le problème est de savoir comment rester un artiste en grandissant», cette fameuse citation de l’immortel Pablo Picasso fut le premier cours de base pour un passionné de la photographie algérienne.

 

Né en 1986 à la cité Boumerzoug, dans la ville de Constantine, Toufik Derdour est un dessinateur et un photographe professionnel reconnu par plusieurs organisations mondiales.

Aujourd’hui de par ses œuvres, il est prénommé «Le Maestro». Dès son enfance, Toufik avait un don pour le dessin. Il commence par dessiner avec de la craie, les crayons de ses frères et parfois du charbon. Ses supports sont les murs de la maison. Son entourage remarque vite ses talents.

Les années passent, et l’amour d’être perdu dans un autre univers grandit chez le jeune Toufik. «J’étais fasciné chaque jour davantage par les beaux livres et les bandes dessinées que je lisais et contemplais régulièrement dans leurs moindres détails. Je commençais à redessiner les tableaux, les portraits des gens sur les magazines et les paysages, en admirant le mélange fascinant des couleurs offert par la nature», raconte Toufik. Sa sensibilité fleurissait encore, au point de flairer la beauté cachée et invisible à l’œil nu. Toufik décide d’améliorer son talent et ose tenter le tout pour «se découvrir» encore plus, en participant dans les revues de l’école primaire et celui du collège.

Puis, il devint caricaturiste dans certains journaux à Constantine et collabore avec le magazine de l’université des Frères Mentouri Sada El Kouliat . Après avoir terminé ses études en information et communication en 2010, il décide d’enseigner à l’université de Guelma pour gagner sa vie, sans abandonner son art. Très ambitieux, en avançant doucement, mais sûrement, Toufik Derdour devient le dessinateur de la revue Maqam de la manifestation «Constantine capitale de la culture arabe en 2015», puis il travaillera pour le prestigieux magazine koweïtien Al Arabi.

Du crayon à la caméra

Cultivant le désir de percer avec son art vers d’autres horizons, le dessinateur exprime un penchant envers la photographie. «Pour être clair, je n’ai jamais envisagé de me spécialiser dans la photographie. Tout a débuté lorsque j’avais mon premier téléphone portable. Donc, par amour de la nature j’ai commencé à prendre des photos des paysages et des gens. Du coup, la photo m’a captivé de par sa ressemblance et sa convergence avec le dessin », dit-il, en précisant que la caméra tout comme le crayon est capable de dire beaucoup de choses. Pour lui, elle relate à travers la lumière le désenchantement du monde, la misère, les nomades, les cris, les souffrances, les joies, les rires, la bonté, la beauté, l’espoir. Parfois elle est beaucoup plus expressive.

Romantique et engagé à la fois, Toufik l’est, dans les portraits qu’il dessine et dans les photos prises parfois en noir et blanc. Admiré et encouragé par son entourage, il décide d’acheter un appareil professionnel et s’inscrire dans des formations de photographie. « Et parce que je crois à l’évolution et à l’effort personnel, j’ai décidé de ne pas me contenter de cette qualité innée. Je me suis inscrit dans des cours de formation pour apprendre les techniques de cet art. J’ai obtenu mon diplôme de photographe professionnel en Belgique délivré par la fédération internationale des journalistes et jusqu’à l’heure actuelle je me considère en phase d’apprentissage. L’art n’a pas de station finale, mais c’est un voyage éternel qui ne finit jamais», a-t-il souligné. Et c’est à partir de là que la volonté de l’artiste le pousse à façonner son propre univers.

Il est tout comme un chef d’orchestre, qui rassemble des notes musicales entre son grave et aigu, afin de présenter un chef-d’œuvre artistique à son public. C’est la même procédure qu’entame Toufik avant de prendre sa photo, au hasard ou non. Il manipule la lumière et les pièces composant son tableau, pour faire jaillir la beauté et les expressions des visages prononcées implicitement. Ses œuvres ont augmenté le nombre des admirateurs, qui le prénommaient désormais «Le Maestro». Encouragé plus que jamais, il participe à des concours nationaux puis internationaux, en décrochant plusieurs prix.

Faire connaître son art dans le monde

Aujourd’hui, Toufik est membre de la Fédération internationale de l’art photographique et avait organisé deux concours mondiaux en Algérie, pour faire la promotion de la ville de Constantine et la faire connaître au monde entier. Grâce à son engagement, il avait également exposé dans plusieurs pays à l’étranger, à l’instar de l’Egypte, la Roumanie, l’Inde, la Turquie, la Tunisie, le Maroc, la Slovénie, la France, le Liban et la Russie.

Dans sa visée de découvrir d’autres talents, donner de la chance aux jeunes artistes et transmettre son savoir, le «Maestro» ouvre une école privée. Il a formé jusqu’à ce jour 1500 apprenants, dont plusieurs avaient décroché le premier prix dans certains concours. En exprimant beaucoup de satisfaction, notre interlocuteur ajoute : «Comme j’étais encouragé par plusieurs personnes, j’ai voulu faire de même avec mes stagiaires.

Donc j’ai quitté l’université pour me consacrer à mon art et à mes apprenants, sans le regretter. Malgré la fatigue et les déplacements, le fruit de mes efforts me redonne toujours la force pour continuer.» Notre interlocuteur conclu à propos de sa réussite : «L’intelligence artistique et la planification de chaque pas sont les clefs de chaque succès. Pour être franc, le talent inné n’est pas suffisant, surtout si on ne le développe pas, précisément à notre époque marquée par le plagiat. Il faut donner un produit différent, croire en soi, aimer ce qu’on fait afin de se distinguer.

Chaque œuvre façonnée par l’émotion du cœur est acceptée et aimée par les gens.» Il est nécessaire de noter également que Toufik Derdour a été choisi récemment parmi les 100 personnalités humanitaires influentes de l’année 2020, par la Fondation des créateurs arabes et Asia Presse.


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