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Tipasa. Patrimoine archéologique subaquatique : L’assistance de l’université aux chercheurs

27 février 2021 à 9 h 56 min

Les jeunes chercheurs commencent à acquérir une expérience en matière de protection et de valorisation du patrimoine culturel subaquatique, en impliquant le mouvement associatif.

A titre de rappel, en 2016, il y avait eu la création de la commission nationale d’archéologie subaquatique, au sein de la Fassas (Fédération algérienne de sauvetage, secourisme et activités subaquatiques). Cette équipe de chercheurs universitaires avait axé dès l’entame de son action, notamment l’organisation des journées d’étude et d’information, la distribution des dépliants, la projection des documentaires, afin de sensibiliser la société sur l’importance du patrimoine archéologique sous la mer.

Les archéologues, universitaires et chercheurs, de surcroît tenaces, sont parvenus à inscrire cette nouvelle discipline. Un projet national de recherche est alors inscrit au CNRA (Centre national de recherches archéologiques) en 2018, en dépit des faibles moyens affectés au projet de recherches. Plusieurs résultats avaient été enregistrés lors des travaux de cette équipe de chercheurs.

Le groupe d’archéologues avait effectué des démarches auprès du ministère de la Culture et des Arts, afin de l’informer sur les activités de 2019 et la fin de 2020. Malgré le fait que le projet est inscrit au conseil scientifique du CNRA dont le siège se trouve à Tipasa, toutes les demandes des archéologues se trouvent au niveau de la tutelle.

En vain. L’université de Tipasa est venue au secours de ses chercheurs, en accordant une autorisation pour la création d’un laboratoire au profit des archéologues, étudiants et chercheurs, en le dotant d’une autonomie financière, afin de pouvoir gérer leurs activités. En un laps de temps très court, les universitaires archéologues avaient réussi à établir les demandes d’autorisation de recherches et réaliser des travaux inhérents aux prospections archéologiques au niveau de la cote est de la ville de Tipasa.

UNE ÉQUIPE AMBITIEUSE

L’équipe de chercheurs s’enorgueillit à présent de son projet de recherches sur le thème de l’archéologie côtière et maritime. L’équipe ambitieuse d’archéologues vient de recevoir en ce mois de février 2021, l’autorisation de Mme Bendouda Malika, ministre de la Culture et des Arts, afin de pouvoir mener des recherches au sein du littoral du Complexe touristique (CET) de Tipasa. En effet, les prospections effectuées dans un espace en mer, au large du complexe touristique de l’EGTT, situé entre le complexe Tipasa Village et le complexe Corne d’Or ont permis la découverte d’un site archéologique inexploré encore sous la mer.

Les archéologues comptent réaliser une carte archéologique subaquatique de la cote de la wilaya de Tipasa, à l’issue de leurs recherches. Ce document archéologique révélera toutes les informations nécessaires relatives aux sites archéologiques, immergés qui sont «ensevelis» le long de la bande du littoral de la wilaya. Selon nos interlocuteurs, «la durée de ce projet de recherches atteindra 3 ans», nous disent-ils. Nombreux sites archéologiques de grande importance en dehors de certaines localités connues et sous la mer dans la wilaya de Tipasa demeurent inconnus. Les cartes d’inventaires établies à ce jour sont incomplètes.

L’université de Tipasa enregistre un effectif conséquent d’étudiants en archéologie qui postulent pour le master et le doctorat. D’ailleurs, l’idée de création d’un atelier de traitement des objets issus des milieux humides (mer, ndlr) commence à faire son chemin. L’opération de dessalement et de nettoyage des objets ferreux par électrolyse se prépare. L’expérience de la récupération des canons du port de Cherchell aura été catastrophique, malheureusement.

L’Unesco avait cité dans son rapport les travaux de l’université, car elle demeure l’un des principaux acteurs dans la formation, quand il s’agit de protéger le patrimoine culturel subaquatique. Les scientifiques du CNRA, des universités d’Alger, de Tipasa et de Guelma avaient effectué des opérations de prospections et de repérages au large de l’extrémité ouest de la Corniche du Chenoua, là où devait être construit le grand port commercial d’El Hamdania.

De précieuses informations avaient été relevées et notées lors des plongées de recherche. Ces données permettent d’enrichir la connaissance sur le patrimoine archéologique, historique, culturel et environnemental marin (faunes et flores marines, ndlr) que renferme ce riche site naturel.


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