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Théâtre : Décès du comédien et dramaturge Abdelkader Tadjer

10 février 2019 à 10 h 00 min

Mauvaise nouvelle pour le monde du théâtre. Le comédien et dramaturge Abdelkader Tadjer est décédé, hier après-midi, en son domicile à Kouba, à l’âge de 80 ans. Il sera inhumé, aujourd’hui, au cimetière de Sidi M’hamed à Alger, après la prière du dhor. Enfant de La Casbah d’Alger, né en 1939, nourri aux celluloïdes du cinéma de quartier et aux ondes de la nostalgique TSF, et garnement choyé par sa mère adoptive, il suivait les pièces de théâtre radiophonique à l’époque.

Dans un portrait brossé par notre collègue Hamid Tahri datant de 2010, le défunt disait : «J’avais rencontré des hommes de grande valeur, comme Boudia, Hadj Omar, Kasdarli qui restent incontestablement des monstres sacrés du théâtre et qui n’ont pas leur pareil dans cet exaltant métier qui est le nôtre.

Pour ne rien vous cacher, il fallait vraiment être costaud pour accéder au TNA et y jouer, tant les places étaient chères et la sélection très rigoureuse. Seuls les talents y avaient droit de cité.» Il avait assisté à  l’inauguration officielle du Théâtre national algérien (TNA) en 1963 par le regretté Benhamida. Après le Conservatoire, les rôles s’enchaînent. Plus tard, lorsqu’il commencera à écrire des scénarios, dans ses textes il revisitera la guerre, les tourments de la vie.

Il fréquentera à la fin des années 1940 l’école Chabiba à la Rampe Valée et Mcid Dar Raïba au quartier de la Marine où répétait une troupe théâtrale dirigée par M’hamed Mosteghanemi, Akloul et Khaled Abbas. Les pièces jouées véhiculaient le nationalisme. C’est dans cette ambiance qu’il avait évolué. A l’indépendance, il s’inscrira au Conservatoire sous la férule de Riahi, Allal El Mouhib, Djelloul Bachdjarah et son professeur Kasdarli. Après 8 mois d’études, il se verra donner un rôle en 1963 dans Harpagon. Puis, suivra la pièce La vie est un songe de Calderon de la Barca.

Il sera auditionné par des monstres du théâtre et du cinéma, comme Jean-Marie Benglin, Boudia, Jaques Charbi, auteur de Une si jeune paix, Kaki, El Mouhib, Mourad Bourboune, Hadj Omar… Kaki le distribuera dans Les vieux ; La mégère apprivoisée adaptée par Allal El Mouhib.

Avec Amours interdits que réalisa Sidi Ali Fettar (1987), c’est déjà l’indice prometteur de lendemains qui chantent. Abdelkader Tadjer avait alors déploré la situation des artistes : «Larbi Zekkal avait une retraite de misère qui dépasse à peine les 12 000 DA, alors que Rouiched est parti avec une retraite de 8000 DA.» Il a monté une dizaine de pièces théâtrales scientifiques, écologiques et historiques Jupiter ; Atomes ; Mizan El Ghaba ; La danse des innocents ; Madinet El Hob, celle avec le poète Abderrahmane Lounas, Les Hittistes. Le comédien Saïd Hilmi, affecté, nous confiera : «Abdelkader Tadjer aimait son métier. Il nous laisse une trace et de bons souvenirs. Au nom des artistes, je présente à sa femme et ses enfants toutes nos sincères condoléances.»

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