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Takwmamt, nouveau single de Lounis Aït Menguellet : «ce masque pareil à une muselière, depuis 1962 nous est familier »

28 avril 2021 à 13 h 30 min

Le chanteur Lounis Aït Menguellet fait son come-back sur la scène artistique avec une nouvelle chanson intitulée Takwmamt (comprendre le masque ou la musulière) diffusée sur son site officiel le 21 avril dernier.

En studio, armé de sa guitare, béret sur la tête, le poète égrène les bons mots qu’il met admirablement sur des maux comme à son habitude accompagné d’une voix toujours bien portante et une musique dont lui seul  a le secret, au grand bonheur des ses fans qui l’ont « bombardé » de commentaires élogieux depuis la mise en ligne de ce clip devenu viral sur les réseaux sociaux.

Réconforté, Lounis n’omet d’exprimer toute sa gratitude  sur sa page  qui lui permet de rester  en contact avec ses admirateurs depuis le début de la crise sanitaire ayant réduit au silence toute activité artistique en public. «Encore une fois, un  grand merci à toutes et à tous pour tous vos messages qui réchauffent le cœur. Une pensée pleine de reconnaissance inspirée par la sympathie et la gentillesse que vous avez manifestées à mon attention juste après la sortie de « Takwmamt. Merci à vous tous pour vos réactions sincères et positives. Vos encouragements et soutiens me vont droit au cœur et me motivent pour poursuivre ce chemin que nous traçons ensemble depuis maintenant plus de 50 ans….En cette période difficile, prenez soin de vous et de vos proches en attendant des jours meilleurs où nous serons de nouveau réunis », écrit-il dans un texte posté sur internet.

Pour revenir à ce nouveau single, il faut dire d’emblée que le sens distillé en filigrane par son auteur ne touche pas uniquement à Takwmamt (masque anti Covid ), mais  renvoie également et surtout  à   «  La musulière que nous portons depuis 1962, est devenue une habitude, nous la portons depuis tant d’années. Mais nous gardons espoir de l’enlever un jour, mais, ô ! poème ! Nous avons dévié du sujet. Ce de la nouvelle maladie que nous devions parler et non de l’ancienne. Regardons ces peuples, repus de liberté, faire l’expérience de la muselière. Quant au mal qui nous ronge, nous en attendons encore le vaccin…», chante Lounis Ait Menguellet dans le texte, dont une traduction est proposée en ligne par son fils Tarik.

Le monde est fait d’embûches…

«Où que j’aille il est à mes côtés, ce poème dont j’ai fait le compagnon. De mes joies, de mes peines, il met du baume sur les mots. Il est mon camarade de toujours, qui jamais ne me laisse esseulé. À mes côtés il se tient, à l’ombre comme à la lumière. Il est présent dès que je le sollicite. Mettant de la justice dans l’arbitraire.

Il met de l’harmonie dans la vie, se manifestant au moment opportun. Aujourd’hui, j’ai demandé au poème : Que penses-tu de tout ça ? Il me répondit : Veux-tu bien préciser, pour que je puisse mieux te conseiller. En moi, tu trouveras tout ce tu veux. Et ce dont tu as le besoin. Choisis ce qui te convient de garder, ce qui te chagrine, tu peux l’effacer.

Le monde est fait d’embûches, d’obstacles de toutes sortes. De ce qui emplit et ce qui désemplit, prends ce qui te plaît.

Je commencerai en te remerciant , de ce que tu es conciliant. En ce jour je veux avoir ton avis, sur cette maladie porteuse de malheur. Elle est arrivée déconcertante, personne ne l’attendait, si seulement nous pouvions la voir pour la mettre sous bonne garde. De tous les maux qui nous sont connus, aucun ne nous a épargnés. Pourtant il semble que ce mal nouveau, nous le léguerons à nos descendants.

Cette nouvelle affection a mis le monde sur un même pied d’égalité. Qu’on soit prospère ou indigent d’un masque elle nous couvre le visage. Nous nous ressemblons tous à présent, pareils au troupeau soumis au berger.

Nous nous rappelons hier avec l’impression d’un souvenir lointain. Il ne manquerait plus que l’on  se grime , de lunettes noires .Nous ne reconnaîtrons plus nos proches. Et nous leur serons des inconnus. Ce masque pareil à une muselière, depuis 1962 nous est familier. Nous l’arborons années après années, laissant les uns debout d’autres à terre. Nous espérons un profit du néant, nous espérons de lui une éclaircie.

L’espoir refuse de nous abandonner, tant qu’ils nous lavèrent les cerveaux. Celui-là est venu mettre de l’ordre, et nous soulager de nos tourments. En plus du masque il ajouta le mors, en attendant de nous bander les yeux. Ah, poème, cesse de t’éparpiller. Nous nous éloignons du sujet. Occupons-nous de ce nouveau fléau, et laisse le mal ancien si familier.

Nous souhaitons pourtant que les autres nations. Celles qui ont coutume de liberté .Puissent goûter même si peu,  d’avoir un bâillon en travers des lèvres. Nul vaccin pourtant ne pourra défaire ces liens. En silence nous assistons au bouleversement, simples spectateurs d’un dénouement incertain », clame le sage d’Ighil Bouamas.


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