Sortie d’un nouvel album : Er itt-id, le retour généreux de Amour Abdenour | El Watan
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Le chanteur Amour Abdenour revient, après six ans d’absence, ravir ses fans avec le même art, le verbe toujours pesé, son propre style et son timbre mélodieux.

Sortie d’un nouvel album : Er itt-id, le retour généreux de Amour Abdenour

26 mars 2016 à 10 h 00 min

Le retour est fait avec Er itt-id (Rends-la), un opus de huit titres qui signe amoureusement la générosité artistique que nous sert mis (l’enfant) nAth Waghlis depuis 45 ans de carrière.

Le nouveau produit sera sur les étals des disquaires «au plus tard le 2 avril prochain», a annoncé Amour Abdenour lors d’une conférence de presse qu’il a organisée mardi à Béjaïa.

C’est sa première sortie médiatique du genre depuis toute sa carrière. «Je n’ai pas géré ma carrière», reconnaît l’auteur-compositeur-interprète de la célèbre chanson Snath ay isîgh (Je suis partagé entre deux). Toujours aussi jeune, ne faisant pas les 64 ans qu’il vient de fêter, Amour «n’ose» pas aller vers les médias. Il chante et il enchante, et c’est comme cela depuis 25 albums. Son nouveau produit met fin à l’inquiétude des amoureux de son art, qui s’interrogeaient sur son éloignement de la production. Quelques soucis de santé, mais surtout l’«amateurisme» ambiant dans le monde de la musique ont eu raison de la régularité de celui qui donne à écouter un album chaque année depuis son succès de 1991.  

Huit titres, comme dans ses derniers albums, constituent le nouvel opus, avec les thématiques de l’amour, de l’amitié, de la vie, de la femme, … des choses de la vie. Des thèmes universels chantés aux rythmes du banjo, de la flûte et de la derbouka (percussion) pour préserver l’âme kabyle des mélodies. Avec ces instruments acoustiques s’épouse la rythmique des instruments «modernes» dont la basse et dans lesquels Amour a fait appel à un quartette. «J’ai rarement chanté des thèmes que je n’ai pas vécus», dit-il. Un titre est dédié à Bgayet pour rendre hommage à ses saints, ses charmes et son histoire.

99 lane, tis mya g genni (99 sont là, la centième est dans le ciel), chante-t-il à propos des saints de la ville. «Je rejoins un peu l’idée de Brel qui chante Paris», explique-t-il. Matchi diles (Au-delà de la parole) chante des faits véridiques. C’est l’histoire d’un couple qui s’est aimé à l’université. Le jeune homme condamné à 25 ans de prison, sa bien-aimée l’a épousé dans le bureau même du directeur du pénitencier. Tarwa ittrun (Les enfants qui pleurent) met dans la bouche d’enfants leur besoin de voir plus présent leur père démissionnaire. Le sacrifice de la maman est regretté dans une autre chanson, Lamer adehdher (Si elle parlait), qui est un hymne à la femme interdite de parole et un appel à secouer les mentalités figées.   

Ahath (Peut-être) est une ballade où le cerveau de l’homme se laisse aller à des illusions qui se déclinent sous les sons de violoncelle, de violon et un alto expressif.

Itt waghi yi loûd (Ma guitare est déréglée), Ouqled ar w amkan im (Reprends ta place), sur le rythme oriental,… complètent Er itt-id édité par Melody +, basé à Ighzer Amokrane, et enregistré à Béjaïa après 18 jours de travail de studio.

Et c’est la première fois que Amour Abdenour tarde autant dans un studio d’enregistrement. «Je n’ai jamais dépassé une semaine», affirme l’auteur de Aânu tt ay itij (Réveille-la soleil) qui n’a pas fait de scène à Alger depuis…1985. «J’ai beaucoup couru pour avoir une salle à Alger, à ce jour je ne l’ai pas eue», regrette celui qui s’est produit au Zénith de Paris une seule fois. «Et c’est grâce à un Egyptien», précise-t-il.

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