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mardi, 11 mai, 2021
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Salon national du livre d’Alger : Hommage à l’écrivain Merzac Bagtache 

14 mars 2021 à 11 h 29 min

Les éditions Anep ont organisé, samedi dernier, une rencontre-hommage à l’occasion de la récente disparition du très regretté écrivain et journaliste, Merzac Bagtache. Des confrères écrivains tels que Mohamed Sari, Rachid Boudjedra et Mohamed Balhi ont honoré sa mémoire.

Réunissant ses proches, ses amis et ses fidèles lecteurs, la rencontre hommage a attiré un public relativement nombreux afin de revivre les instants et le parcours de l’un des grands écrivains de notre époque. L’hommage a d’abord débuté par quelques mots de sa fille qui signera à sa place ses romans. « Il me manque terriblement. Je tiens à dire que mon père a écrit ses quatre derniers ouvrages alors qu’il était malvoyant », dit-elle les larmes aux yeux. Animé par trois amis de longue date, l’hommage s’est orienté vers le parcours exceptionnel qu’a vécu le défunt. Mohamed Balhi, a pris la parole en premier pour parler du jour de ses funérailles en expliquant que Merzac Bagtache était tellement un passionné de nature et de la mer que même le lieu où il a été enterré, le cimetière d’El Kattar, était face à la mer.

« C’est parmi le seul auteur qui a consacré une très grande partie de sa vie à la mer et à l’environnement de la mer. Il disait même assez souvent la mer, c’est le pain », confie l’écrivain et sociologue, Mohamed Balhi. Quant à l’écrivain et poète de langue française et de langue arabe, Rachid Boudjedra, a pris la parole afin d’évoquer les circonstances de leur rencontre qui leur a valu une très forte relation. En effet, évoquant son rapprochement vers l’islam grâce à Merzac Bagtache, il précise « que c’était une personne simple, humble et généreuse, et qui ne disait jamais du mal des autres telles qu’elles soient. »

Durant ses 76 ans de vie, Merzac Bagtache avait écrit une quarantaine d’ouvrages dont les plus récents sont « Khouya Dahmane » et « Le Sang de la gazelle ». Il a également reçu le prix littéraire Rédha Houhou en 1969 et le prix Assia Djebbar en 2017.

Pour sa part, Mohamed Sari, écrivain bilingue et traducteur, prend à son tour la parole afin de témoigner de la grandeur de cet homme par des anecdotes bien symboliques. L’intervenant souligne « que Bagtache adorait conseiller une lecture aux autres. Et, par la même occasion, ilvous faisait aimer l’ouvrage avant même de l’avoir lu. »Ce passionné d’écriture et de lecture nous a quitté en laissant derrière lui un dernier ouvrage intitulé « Quatro » que Mohamed Sari n’a pas oublié d’évoquer. Ajoutant également que « la véritable tribune, ceux sont ses textes. » Il termine en se souvenant combien il aimait sa manière de traduire. Il était selon lui, un traducteur émérite.


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