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mardi, 07 décembre, 2021
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Salon national des arts plastiques Tikjda de Bouira : Un carrefour de rencontres intergénérationnelles

25 octobre 2021 à 10 h 01 min

Après une longue pause due au confinement, la maison de la Culture Ali Zamoum de Bouira a organisé, du 17 au 19 du mois en cours, la troisième édition du salon national des arts plastiques   Tikjda, au chef-lieu de la wilaya.

Via cette festivité culturelle, nous avions, à la fois, commémoré la Journée nationale de l’émigration et rendu hommage à l’artiste peintre Abdelaziz Bounoua, fils de Bouira. Une quarantaine d’artistes issus de 20 wilayas ont pris part au salon», dira Saliha Cherbi, la directrice de la maison de la culture.

A l’entrée de l’édifice, les organisateurs ont érigé une exposition de livres et photos sur les massacres du 17 octobre 1961. Au premier étage, des dizaines de tableaux de peinture de différents genres, des sculptures sur bois et autres, ont embelli les galeries de la maison de la culture avec une contribution spéciale du Musée National des Beaux-Arts (ESBA) avec, notamment, les œuvres du défunt peintre Mohamed Bouzid, fils de Lakhdaria, au nord-ouest de Bouira, concepteur du sceau et armoiries de la République.

Le salon de Tikjda était aussi une occasion qui a permis à plusieurs artistes de trois générations, professeurs et élèves, de se retrouver et partager les mêmes espaces. Zerka Mohand Amokrane, enseignant de design à l’ESBA, ne cache pas sa satisfaction. «J’ai passé plus de 50 ans de ma vie à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts en tant qu’étudiant, enseignant et responsable. Aujourd’hui, à ma surprise, c’est mon ex-étudiant durant les années 1990 qui m’a remis un cadeau à l’occasion de ce salon. J’espère que chaque wilaya organise son propre salon des arts et donner un peu d’importance aux artistes. Nous avons tant besoin de tels événements pour permettre à d’autres générations d’artistes de porter haut le flambeau.

L’art doit rester toujours vivant», suggère-t-il. De son côté, Mustapha Adjaout, qui fait partie de la première promotion des miniaturistes algériens durant les années 1960, est revenu sur les conditions sociales de l’artiste algérien. «On ne peut pas vivre de son art. Personnellement, j’ai dû créer un atelier de céramique et de décoration sur bois pour pouvoir vivre dignement. En parallèle, je participe avec mes œuvres aux différentes manifestations culturelles», dit-il, tout en rejoignant son camarade Zerka, sur la nécessité de multiplier les festivals des arts à travers toutes les wilayas du pays.

Lors de a deuxième journée du salon, les invités ont eu droit à une sortie vers les massifs pittoresque de la station climatique de Tikjda, où ils ont organisé une séance de show-painting. Par ailleurs, les artistes plasticiens, ont animé plusieurs ateliers de formation, notamment en peinture à l’huile, la sculpture et peinture sur verre.


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