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Rue des Pâquerettes roman de Mehdi Charef : De Maghnia à Nanterre, le récit d’une vie

16 juillet 2020 à 9 h 30 min

Le dernier-né de l’auteur et cinéaste Mehdi Charef, Rue des Pâquerettes (publié en décembre 2019 par les éditions Hors d’atteinte), a eu, parmi sept autres romans en compétition, les faveurs du jury de la 11e édition du prix littéraire de la Porte dorée du Musée national de l’histoire de l’immigration 2020.

«Un prix qui récompense chaque année une œuvre écrite en français ayant pour thème l’exil, l’immigration, les identités plurielles ou l’altérité liée aux réalités migratoires», selon ses organisateurs.  Né en 1952 dans son village d’Ouled Charef à Maghnia, Mehdi, dix ans plus tard, rejoindra son père en France, avec sa mère, ses sœurs et ses frères. Il y découvrira l’un des bidonvilles mythiques de Nanterre, notamment Rue des Pâquerettes, et leurs misères qui abritaient les «travailleurs algériens immigrés dans la région parisienne ainsi que la famille de certains d’entre eux».

Mehdi sera ouvrier pendant quatorze ans. Publiera, en 1983, son premier roman Le thé d’archi Ahmed, qu’il adaptera au cinéma en 1985, sous le titre Le thé au harem d’Archimède, avec l’aide du grand réalisateur Costa Gavras (César du meilleur premier film, et Prix de la jeunesse au festival de Cannes, la même année).

Il enchaînera avec quatre autres livres dont Le Harki de Meriem, La maison d’Alexina et Une enfance dans la guerre, entre autres et réalisera dix autres films dont Miss Mona, Cartouches Gauloises (Sélection Officielle Cannes 2007), Les enfants invisibles – épisode Tanza  (Mostra de Venise), La Fille de Keltoum, Marie-Line avec Muriel Robin, La Maison d’Alexina – film TV – Arte, Pigeon vole avec Philippe Leotard – film TV – Camomille etc… Après une éclipse de 13 ans, il se remet à l’écriture avec Rue des päquerettes et obtient aussitôt la récompense de La porte dorée du musée national de l’histoire de l’immigration. «Je n’arrive pas à dire que je suis Français, mais je ne suis pas Algérien.

Mes parents, ma maison, mes habitudes, ma vie sont ici. Je n’ai pas envie de partir. Je suis d’ici. J’aime la France, j’aime ce pays, il m’a permis de faire beaucoup de choses. Mes enfants, eux, disent qu’ils sont Français, mais ma génération a du mal. Je sens que je ne suis pas Français dans le regard des gens. Ce n’est pas du racisme, mais ils ont une certaine façon de me regarder», dit-il dans une de ses interviews. Une des anecdotes racontées par un de ses cousins de Maghnia, Abdelmalek Charef, avocat de profession : «Lorsque Mehdi est retourné dans sa ville natale, après une très longue absence, il s’était perdu.

Il cherchait un arbre dans son village d’Ouled Charef, comme repère, pour retrouver la maison familiale, peine perdue, le lieu-dit avait grandi, mais rien qu’à l’annonce de Mehdi Charef, l’enfant prodige de Maghnia que des générations connaissaient de nom et de renom, il sera vite orienté…»

Il retournera, une autre fois, dans sa wilaya Tlemcen pour le tournage de son film Cartouches Gauloises. De Maghnia à Nanterre, le parcours d’un homme qui a réussi…


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