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Rentrée littéraire à Tizi Ouzou : Un bouillon de culture au café

10 septembre 2019 à 9 h 30 min

Le Café littéraire et philosophique de Tizi Ouzou a repris ses activités le week-end dernier pour accueillir Samira Merbah, auteure établie au Canada, de passage en Kabylie pour se ressourcer auprès des siens, et Saïd Abdelli, poète ciseleur de mots.

Dans son récit paru en 2018 aux éditions Casbah, débattu avec le public présent au café-restaurant Aminel, Samira Merbah relate l’histoire d’un jeune homme de 27 ans, dont les jours sont comptés, et qui entreprend d’écrire son autobiographie afin de réaliser le seul rêve qui lui tient encore à cœur : devenir écrivain.

Plus loin, l’auteure s’est posée la question sur les mésaventures qui peuvent bien survenir à quelqu’un dont le dernier départ arrive à grands pas et qui se perd dans les méandres de l’introspection. Le livre est écrit en 28 chapitres. On y retrouve les différents états d’âme du futur écrivain. «Je suis très beau», «Je suis égocentrique», «Je suis surprenant», «Je suis incertain», «Je suis impressionnable», «Je suis médisant», «Je suis rêveur», «Je suis troubadour», «Je suis têtu», «Je suis laconique», «Je suis maladroit», «Je suis susceptible», «Je suis éclairé», «Je suis rancunier»… Dans un aperçu donné sur son récit intitulé Confessions d’un écrivain pas tenté, l’auteure a précisé : «S’il faut en retenir quelque chose, on pourrait dire que par le fond, on trouve une volonté affichée de faire un clin d’œil à la littérature universelle et à quelques grands écrivains.»

Et d’ajouter plus loin : «Le but étant de convier à une réflexion sur l’existence, le bonheur, les rapports humains.» Concernant le regard que porte notre diaspora sur la révolution que vivent les Algériens depuis le 22 février, l’invitée du Café littéraire et philosophique animé par Malek Amirouche a déclaré : «Les Algériens du Canada se mobilisent chaque dimanche. Ils se réunissent pour en discuter afin de trouver les moyens avec lesquels ils peuvent aider la cause algérienne.

Beaucoup d’entre eux pensent revenir au moins de temps à autre pour apporter un plus sur le plan socio-économique.» Lui succédant à la tribune littéraire, Saïd Abdelli a parlé de sa passion pour la poésie et le jeu de mots. Pour l’orateur, la poésie est le meilleur moyen d’expression.

Elle est l’émanation de la pensée profonde, dit-il. «Ecrire des vers est ma façon à moi de dire la joie, le mal-être, et surtout de dénoncer le déni identitaire et les injustices», professe Saïd Abdelli. Il a évoqué ce qu’il appelle la «poéto-thérapie», une manière de soigner avec la langue des vers. Louisa Adjouati a fait la réplique à Saïd Abdelli en déclamant deux jolis poèmes inédits.

Kahina Temzi, une jeune lycéenne de la wilaya de Tizi Ouzou, présente dans la salle, s’est jointe au débat pour contribuer à ce «bouillon de culture». Les poètes invités à ce premier numéro du Café littéraire de la rentrée 2019/2020 ont fait étalage de leurs talents d’écriture. Les déclamations poétiques étaient accompagnées musicalement par Azzedine Boulouh, au mandole, et Djamel Dalah, à la flûte. Pour donner un peu plus de convivialité à ces rencontres, comme à chaque fois, la chanson était au programme.

Djamy Kerdja, Azzedine Boulah et même le poète Saïd Abdelli, s’en sont donné à cœur joie pour interpréter de belles mélodies. Le public était présent en nombre et en qualité. Un échange intéressant s’en est suivi. Une collation a été offerte généreusement par Toufik Bouzegza, gérant du café-restaurant Aminel, qui a mis son établissement au service de la culture.  «C’est lui qui m’a ouvert les portes lorsque les interdictions et les suspensions étaient de mise.

Tant mieux d’ailleurs. Finalement, on se retrouve dans un endroit convivial. Et puis on revient à la tradition, où les Cafés littéraires se tenaient dans des cafés. Nous remercions le patron de l’établissement Aminel, Toufik Bouzegza, pour sa générosité et son amour pour la culture», a tenu à rappeler Malek Amirouche.

Le Café littéraire et philosophique de la ville de Tizi Ouzou, qui tente d’insuffler une dynamique  culturelle hors du cercle officiel, avait reçu, depuis son lancement en 2011, un panel de personnalités du monde littéraire et artistique, parmi lesquelles figuraient Zohra Drif, Djoher Amhis, Daho Djerbal, Ahmed Bedjaoui, Hamid Grine, Ali Haroun, Nacer Boudiaf, Ameziane Ferhani, Adriana Lassel,  Abderrahmane Khelifa, Fatma Oussedik, Lakhdar Maougal, Abane Belaïd, Lazhari Labter et Nacer Djabi.


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