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mercredi, 13 novembre, 2019
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Exposition collective de peintures et de photographies à la galerie Ezzour’art : Quand l’art fusionne avec le monde virtuel

12 octobre 2019 à 9 h 00 min

Monokrome est une exposition d’un nouveau genre. Issue d’une plateforme virtuelle, elle réunit six jeunes artistes de différents horizons. Pour régaler les amoureux d’art, l’exposition affiche des peintures, de la calligraphie et de la photographie sous le thème «Rétrospective Monokrome». L’exposition reste visible jusqu’au 23 octobre à la galerie Ezzouar’art.

Comme son nom l’indique, l’exposition sous le thème «Rétrospective Monokrome» n’est pas qu’une simple exposition autour d’œuvres à la couleur unique. Mais, c’est plutôt une rétrospective englobant des artistes issus d’une collaboration virtuelle.

En effet, Monokrome est avant tout un magasine trimestriel d’art et de culture composé de rubriques entre arts plastiques, architecture, cinéma, voyage et découverte… C’est donc une plateforme artistique numérique basée en Algérie.

D’ailleurs, en un an d’existence, elle s’est classée parmi les six meilleurs projets web algérien en 2019. «Notre objectif est de promouvoir les jeunes artistes inconnus du public et ainsi diversifier les artistes existant», explique Nour Taïeb Ezzraimi, l’une des deux fondateurs de la plateforme Magasine Monokrome. Parmi les artistes présents sur le portfolio du magasine virtuel, six participent à l’exposition.

Nous avons : Soumeya Azahaf, une photographe originaire du Maroc, Adem Yahiaoui, un photographe algérien résidant en Tunisie, Elbahi Belkheiri, un artiste peintre et calligraphe de Djelfa, Yasmine Deghoul, une photographe de Tizi Ouzou, Saâdia Benadouda, une peintre autodidacte et Amina Bendoureche, une spécialiste en petite calligraphie.

Le vernissage de cette exposition, qui s’est déroulé il y a quelques jours, est le résultat de la concrétisation du travail d’équipe de Monokrome magasine. «Monokrome, est l’une des seules plateformes qui s’est consacrée au partage de l’art dans un cadre de transparence totale. Et les artistes qui collaborent avec eux sont ceux qui sont les moins connus.

D’ailleurs, c’est ces même artistes que le magasine souhaite mettre en avant», estime Saâdia Benadouda, l’une des artistes présentes sur les lieux. A 21 ans seulement et sans diplôme dans le domaine de l’art, Saâdia, étudiante en deuxième année biologie animale à Bab Ezzouar, a des idées bien conçues du monde qui nous entoure.

Aliénation du monde

Ses quatre portraits en peinture gouache exposés à la galerie aux traits du visage bien effacé sont le résultat même du problème identitaire sociétal que le monde vit, notamment l’Algérie aujourd’hui avec le hirak. En effet, ces œuvres viennent à un moment où le hirak algérien est à son apogée.

Bien que ces œuvres aient été réalisées avant le début du hirak, l’artiste a repris cette aliénation et cette pression populaire à chaque mouvement de son pinceau. «Mes œuvres expriment l’aliénation des gens face à ce système capitaliste et patriarcal. Une aliénation qui enlève l’identité des gens.

C’est la raison pour laquelle je ne dessine pas les traits du visage dans mes portraits. Finalement, ces personnes représentent tout le monde et personne en même temps», ajoute Saâdia Benadouda. Elle essaye également de combiner les traditions et les personnages pour que les gens retrouvent dans ses tableaux les difficultés de notre culture, et ce, en faisant une étude préliminaire historique et culturelle.

Il faut savoir que depuis sa tendre enfance, le dessin est pour Saâdia une façon d’exprimer toutes ses émotions emmagasinées. Aujourd’hui, elle expose ses œuvres aux côtés de jeunes artistes tout aussi animés d’émotion. C’est le cas pour Yasmine Deghoul, une autre artiste qui, contrairement à Saâdia, ne peint pas pour s’exprimer, mais capture les émotions telles qu’elles sont à l’aide de son appareil photo.

Pour sa part, avec seulement une petite formation en photographie, Yasmine nous emporte vers le thème de la liberté de la femme. Parmi les sept photos, nous avons la femme au miroir qui découvre sa beauté, des femmes qui s’expriment en dansant, la femme surveillée partout où elle se rend, ou encore l’ombre d’une femme dans son confort chez elle, la nuit.

Il est vrai que l’artiste a choisi de faire des photographies en noir et blanc, mais il y a pour cela une raison. Généralement, le public est attiré par les couleurs, cette absence dissimule un message dans chacune des photos prises. «En effet, il y a toujours un message caché.

J’essaye toujours de capturer une émotion, un regard, quelque chose de précis, et ce, selon mes inspirations. Pour cela, je ne quitte jamais mon appareil photo», confie Yasmine Deghoul, photographe autodidacte et étudiant en tourisme à Tizi Ouzou.


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