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mardi, 27 octobre, 2020
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SUIVEZ LE PANACHE BLANC DE HAMDI BENANI

Quand la musique est «Bône»

22 septembre 2020 à 10 h 28 min

C’est un maître, une légende de la musique savante arabo-andalouse, le malouf, Hamdi Benani, qui s’en est allé. Celui qu’on surnomme affectueusement l’«Ange blanc» est décédé hier, à l’âge de 77 ans.

La disparition de Hamdi Benani a affolé les réseaux sociaux en engendrant une pluie d’hommages émanant d’artistes, d’admirateurs et autres anonymes. Hamdi Benani est une star du genre malouf. Un patrimoine pour ainsi dire.

Donc, c’est un pan entier du patrimoine algérien qui vient de nous quitter. Pas à jamais. Parce que Hamdi Benani, cette figure emblématique du style malouf, nous a cédé un précieux héritage. Bien que ce soit une grosse et grande perte.

C’est comme si BB King, James Brown ou encore Little Richard décédaient. Pour montrer la dimension de ce grand homme. Hamdi Benani est une voix altière, apaisante et surtout ce virtuose de l’archet et du violon qui résonne encore dans nos têtes car acoustiquement électrifié, électrisant et adoucissant les mœurs et les oreilles des amateurs de bonne musique du terroir algérien, qui est aussi riche que divers.

Une grâce, une dextérité

Hamdi Benani est cet «Ange», cet «archange blanc», cet archétype, ce modèle en son genre… musique. Il a son style, c’est indéniablement flagrant. Cette dextérité qui file des complexes. Cette une grâce, un état d’esprit. Une perfection instrumentale. Hamdi Benani joue du violon assis (seated) et unplugged.

Car acoustique. Son violon albâtre ne ment pas. Le malouf, ce n’est pas de la musique assistée ou technoïde. Il s’agit là d’ingéniosité. Hamdi Benani est un maestro.

Il est parmi les tout premiers à avoir amendé le malouf et l’andalou en les teintant de couleurs et sonorités hispaniques avec le flamenco ibérique. Haramtou bik nouassi, Ya nass jaret li gharaïb, Mata nastariho, Chems dhaa el batoul, Ya bahi el djamal, Bellah Ya Hamani, cette valse ayant du chien andalou… Ces interprétations ne peuvent que créer délectation et régal.

Hamdi Benani, cet angélique à l’entregent pas du tout «violent», est un des derniers géants de la musique algérienne. Ce qui est sûr, c’est que sa musique est «Bône». Pur bonheur.

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