Pièce «Anghouma» de l’association «Enoussour» de Tindouf : Orwell, Ghandi, Stanley Kubrick convoqués au « In » | El Watan
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Pièce «Anghouma» de l’association «Enoussour» de Tindouf : Orwell, Ghandi, Stanley Kubrick convoqués au « In »

23 mars 2021 à 11 h 40 min

La troupe de l’association «Enoussour» du Théâtre régional de Tindouf s’est produite,  jeudi après-midi, en hors-compétition au festival culturel national du théâtre professionnel-s’étant déroulé du 11 au 21 mars-, à la salle Echabab (ex-Casino, de l’APC Alger-centre) avec une pièce intitulée «Anghouma». 

C’est devant  un public constitué de  familles, femmes et  enfants,  que  la compagnie théâtrale  de  Tindouf  a présenté une pièce laborieuse, stylisée et sobre à  la fois. Le texte « Anghouma » écrit par Mohamed Kamel Benzeid, mis en scène par Driss Ben Haddid, interprété  entièrement  en langue académique arabe, par Mostefa Mohamed, Souid Ahmed Baha (et Abdelghani Wassim, à la fin et furtivement), est l’histoire de  deux  riverains. L’un assis, un horloger, l’autre debout, un passager immobile qui ne cesse de consulter sa montre et tenir un inséparable parapluie.

Une  rue  les sépare depuis l’« apocalypse ». Ils sont seuls au monde, des survivants, des « mutants ». Bien qu’ils soient à  un jet  de  pierre, ils sont loin l’un de  l’autre. La proximité les sépare, les diffère. Mais ils donnent le temps au temps. Sans arriver à voisiner. Entre attente, langueur et autre oisiveté, un  esprit malveillant envoûte  celui qui est planté là, dressé sur ses jambes, ce piéton « hésitant ». Pourquoi ? Le démon veut le délester de ses…rêves. Une digression ou effet ?

 Dans « Anghouma », on cite George Orwell, son œuvre 1984, le Mahatma Ghandi et son axiome : «c’est une forte averse  qui arrose le sol à satiété; de même, seule une pluie abondante d’amour peut vaincre la haine.». Ou encore, on fait un clin d’œil au réalisateur britannique Stanley Kubrick à  travers l’utilisation les notes pianistiques de son ultime film «Eyes Wide Shut».

A propos du titre énigmatique « Anghoma », l’auteur du texte, Kamel Mohamed Benzeid  indiquera : « Ce nom « Anghouma » est issu de  la culture espagnole. Il s’agit d’un démon qui possède les grands et les petits pour leur voler leurs rêves. Etre ou ne pas être. La pièce parle du courage d’agir et ne pas hésiter… ». Une pièce intéressante à roder. Car son passage au FNTP, était une deuxième générale.


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