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lundi, 08 mars, 2021
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Palais de la Culture Moufdi Zakaria de Kouba : La Serbie vue par des artistes algériens

23 février 2021 à 10 h 30 min

La galerie Baya du palais de la Culture Moufdi Zakaria de Kouba accueille, jusqu’au 5 mars prochain, la deuxième édition de l’exposition de peinture intitulée «La Serbie vue par les artistes algériens».

Le vernissage de l’exposition collective «La Serbie vue par les artistes algériens» s’est déroulée, dimanche en fin de journée, en présence de la ministre de la Culture Malika Bendouda, de Son Excellence l’ambassadeur de la République serbe Aleksandar Jankovic, d’artistes et d’invités de marque.

Dans son discours d’ouverture, la ministre de la Culture Malika Bendouda n’a pas manqué de souligner les excellentes relations bilatérales entre l’Algérie et la Serbie. La ministre a annoncé à l’assistance qu’un nouvel espace virtuel «Lawhati», dédié aux arts plastiques, sera lancé d’ici la fin de la semaine en cours.

Prenant à son tour la parole, Son Excellence, l’ambassadeur de la République serbe, Aleksandar Jankovic, a rappelé que le vernissage de l’exposition en question coïncide avec la Fête nationale de la Serbie. La Serbie célèbre cette année le 217e anniversaire de la Première révolution serbe et le 186e anniversaire de l’adoption de sa première Constitution moderne. «La tenue de cette exposition, a-t-il dit, reflète les excellentes et profondes relations entre l’Algérie et la Serbie qui remontent au début de la Révolution algérienne.

L’un des meilleurs exemples est le photographe et le cameraman yougoslave et serbe, et moudjahid de la Révolution algérienne Stevan Labudovic /Labudo/, qui a passé plus de trois ans dans les maquis algériens entre 1958 et 1962.» Et d’ajouter : «Les relations et la coopération algéro-serbes avancent à grands pas dans tous les domaines.

Pour la Serbie, l’Algerie n’est pas seulement un partenaire important, mais aussi un ami authentique, sincère et de longue date. Notre dialogue bilatéral à un haut niveau a continué durant la décennie passée et a mené à la réalisation d’importantes visites. La coopération entre les deux pays est en train de se diversifier, de s’élargir et de se renforcer dans presque tous les domaines. Je souhaite que cette exposition soit l’occasion de créer de nouvelles habitudes chez nos artistes algériens et serbes afin que les échanges culturels s’inscrivent pleinement dans les activités bilatérales de nos deux pays. La culture et l’art sont facteurs d’union, de partage et de cohésion, il s’agit en plus d’une opportunité de découvrir l’héritage culturel de nos deux beaux pays – de l’Algérie et de la Serbie.»

Ainsi, cette deuxième édition de l’exposition compte la participation de treize artistes peintres. Une cinquantaine d’œuvres de différents formats et de techniques orne les cimaises de la galerie Baya. Les exposants présentent avec leur propre sensibilité et style artistique deux œuvres sur la Serbie et deux à trois œuvres sur l’Algérie.

L’artiste-peintre autodidacte Djamila Ababsia expose cinq tableaux à l’acrylique sur toile où les femmes algériennes et serbes sont à l’honneur. Elle dévoile trois tableaux sur la tradition vestimentaire serbe ainsi que deux costumes algériens : celui de Tlemcen et celui d’Ouled Nayel.

Les femmes de Djamila Ababsia dégagent certes une beauté ineffable, mais avec un regard triste et la bouche fermée. Elle explique qu’en sa qualité d’ancienne directrice de l’éducation nationale, elle a eu à croiser des femmes aux multiples problèmes.

La peinture a toujours été une échappatoire pour cette admiratrice de la peinture de M’hamed Issiakhem. L’ocre semble prédominer dans sa palette. «C’est une couleur, explique-t-elle, spontanée. Elle est présente malgré les belles couleurs de l’Algérie et de la Serbie.» Pour sa part, Laib Nadjima expose cinq tableaux semi-figuratifs et figuratifs avec la technique de peinture à l’huile et au couteau. Parmi ses œuvres, citons entre autres

«Stefan Nemandja». Il s’agit d’une toile qui brosse le portait du roi Stefan – ayant vécu à la fin du XIIe siècle – avec, à la main, son épée et son parchemin. Cette artiste-peintre autodidacte diplômée en socio-économie avoue être à l’aise dans tous les styles. Sa palette de couleurs oscille entre le sourire, la gaieté et la beauté.

Le plasticien Yacine Kezas dévoile six œuvres. Les cinq premières toiles viennent conter la civilisation Vinca en Serbie. Pour rappel, une métropole néolithique ensevelie a été récemment découverte en Serbie. Vieille de 6500 ans, une armée d’argile gisait à Stubline, à quelques kilomètres de la capitale serbe, le long du Danube.

L’autodidacte Yacine Kezas se plaît à présenter avec sa touche personnelle des figurines assises ou debout avec des corps et des visages déformés. Chaque toile est rehaussée d’un fond et d’une atmosphère précise.

Comme pour mieux consolider les liens d’amitié qui existent entre l’Algérie et la Serbie, le plasticien livre une œuvre intitulée «La fusion». On y découvre entre autres des peintures rupestres du Tassili n’Ajjer et des motifs berbères.


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