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Mouvement théâtral de Koléa (MTK) : La formation, planche de salut

24 août 2019 à 9 h 05 min

Youcef Taouint, l’âme du Mouvement théâtral de Koléa (MTK), rentabilise sa participation à ses multiples déplacements effectués à Avignon et Grenoble (France), lors de l’organisation des festivals de théâtre.

Les organisateurs avaient fait appel à l’enfant prodige de Koléa chaque fois ces dernières années afin d’animer des conférences et d’encadrer les ateliers de formation dans le théâtre. Youcef Taouint n’avait pas failli à sa mission lors des festivals organisés de l’autre côté de la Méditerranée.

L’idée lui est venue de créer un atelier de théâtre, destiné à la formation relative à l’interprétation, la mise en scène, l’écriture, l’actorat, la gestuelle, la lumière, la chorégraphie dans son pays, l’Algérie. Compte tenu de sa riche expérience avec le MTK, Youcef Taouint avait entamé sa nouvelle aventure au niveau des lycées d’abord, ensuite à l’occasion de l’organisation des éditions des journées théâtrales de son association (MTK, ndlr).

Il consacrait dans son programme des séances de formation, en plus des conférences. Youcef Taouint est un personnage tenace, studieux, qui ne s’avoue jamais vaincu, en dépit des dérisoires aides, car le théâtre n’attire pas les responsables locaux et les sponsors. Le créateur du MTK évite les projecteurs, mais aime mettre en avant ses comédiens et son patrimoine culturel.

La durée de la formation dans son atelier varie entre 5 et 45 jours. La courte durée est soft, en dépit des thèmes proposés, en l’occurrence la diction, l’articulation et la gestuelle. Quant à la formation, d’une durée de 45 jours, en plus du programme proposé dans celle de courte durée, les stagiaires bénéficient de la formation des thèmes inhérents à la mise en scène, la dramaturgie et l’extension d’interprétariat. L’OREF (Office Riadh El Feth) lui a proposé l’exploitation d’une salle pour abriter la formation théâtrale au profit des jeunes filles et garçons intéressés par cet art qui éduque les peuples.

Une formation de courte durée est déjà prévue du 18 au 22 août 2019 à la salle Ibn Zeydoun (Alger). Durant le passage du colonel Lehbiri, la DGSN avait sollicité Youcef Taouint pour créer sa troupe de théâtre. Quarante-cinq fonctionnaires de la DGSN, dont onze femmes, se transforment en comédiens, encadrés par le talentueux formateur et metteur en scène. «Cheikh Youcef» n’arrive plus à supporter la charge de travail au fur est à mesure qu’il prend de l’âge.

Soucieux et convaincu que l’avenir appartient à la jeunesse, il recule discrètement pour se détacher de ses charges au MTK, afin d’éviter une brusque rupture. En effet, le MTK sera représenté à la 52e édition du Festival national de théâtre de Mostaganem par une troupe dont l’âge moyen de la dizaine de comédiens ne dépasse pas les 23 ans.

Elle se produira sur un thème social d’actualité. Cette nouvelle troupe théâtrale en formation, en plus des jeunes comédiens, est encadrée par un auteur et metteur en scène qui fait ses premiers pas dans son nouveau statut, en l’occurrence Yazid Haouati, un étudiant à l’université de Blida, un régisseur, Zatimi Mohamed, personnage expérimenté dans la gestion de la régie d’une association de théâtre. Le nouveau produit culturel du MTK avait été retenu lors de la présélection à Chlef, afin de participer à l’événement théâtral de Mostaganem. Le MTK demeure une authentique école de théâtre.

Cela se vérifie par la participation de ses nombreux comédiens et comédiennes qui s’affichent sur toutes les chaînes nationales de TV, y compris les spots publicitaires. Mais quand Youcef Taouint réunit tout l’encadrement et les élèves du MTK pour trouver une personne qui pourrait lui succéder, en raison de ses charges familiales et professionnelles, un doux passage de témoin en toute démocratie et dans la bonne ambiance, c’est un refus catégorique qui lui est infligé (il sourit, ndlr) par toute l’assistance. «Je ne suis pas éternel, quoique je leur ai promis que je demeurerai à leurs côtés, ils refusent de me libérer», sourit-il.

Avant de nous quitter, nous avons sollicité Cheikh Youcef sur son idée concernant le mouvement populaire lancé depuis le 22 février 2019, «Ecoutez, vous avez vous-même assisté depuis les années 90 à nos représentations, explique-t-il, nous avons produit plusieurs pièces théâtrales qui reflètent les difficultés sociales de nos compatriotes, y compris le chômage, les harraga, les maux sociaux, la corruption, les drames des conflits sociaux, les paradoxes et bien d’autres thèmes sur la Révolution, nous avons travaillé afin que le spectateur dévoile sa véritable nature en se regardant face à son miroir», conclut-il.


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