Moh Clichy : Le supplicié relate ses souffrances chez la DST | El Watan
toggle menu
jeudi, 22 août, 2019
  • thumbnail of elwatan20190822



  • Pub Alliance Assurance


Moh Clichy : Le supplicié relate ses souffrances chez la DST

15 août 2019 à 10 h 00 min

L’éditeur et écrivain, Jean-Louis Mohand Paul, vient de publier en ce mois de juillet 2019, en France, le premier jet sur les moments passés par le moudjahid Ghafir Mohamed, dit «Moh Clichy», dans les locaux de la DST (Direction de la surveillance du territoire) du pays des Droits de l’homme, la France.

Ma douleur, tel est le titre de l’ouvrage très animé de l’octogénaire, natif de Guenzet (Algérie). Il fait vivre le lecteur à travers une irrésistible description des impressionnantes violences, humiliations et souffrances subies durant 48 heures dans les bureaux de la DST. Après avoir franchi le portail du ministère de l’Intérieur français, la nuit du 7 au 8 janvier 1958 à 1h30, le jeune militant de 24 ans de la Fédération FLN de France, armé de sa foi et de son intelligence, n’ignorait pas le calvaire et les tortures physiques et morales qui l’attendaient.

Les éléments de la DST étaient déterminés à lui faire cracher les mots, afin de faire disparaître le réseau clandestin du FLN, implanté au pays du colonisateur. L’auteur du livre Droit d’évocation et de souvenance sur le 17 Octobre 1961 à Paris, qui avait édité aussi un livre en braille sur cet événement historique, manifestation pacifique violemment réprimée par les policiers du sinistre Papon, vient de nous dévoiler sa douleur au pluriel dans cet nouvel ouvrage, qui sera enrichi très prochainement chez le même éditeur en France.

Les interrogatoires musclés exécutés par  la DST n’ont pas ébranlé, en dépit de leur violence, le jeune militant, déterminé à se sacrifier pour l’intérêt de sa patrie qui vivait sous le joug colonial. Les dernières pages de son livre sont consacrées à sa chère mère, décédée en 1959. Il n’en demeure pas moins, que le moudjahid Moh Clichy compte publier dans un proche avenir ses lettres de prison écrites par lui-même durant sa détention dans 5 prisons en France.

Elles sont soigneusement préservées dans 5 cahiers. Alors qu’il purgeait sa peine de 3 années, les autorités françaises ne voulaient pas l’informer de la triste nouvelle, sachant qu’il était le fils unique. L’auteur nous rappelle modestement, «de nombreux militants et militantes du FLN, y compris les sympathisants de la cause algérienne d’origine européenne avaient subi le même sort que moi. Certains avaient survécu à l’enfer des tortures, alors que d’autres avaient été abattus froidement ou guillotinés, afin que notre pays arrache son indépendance.

L’authentique passé révolutionnaire de l’Algérie doit être révélé aux jeunes générations algériennes, en particulier, et aux peuples du monde entier, en général, on veut souiller ce pan de l’histoire du peuple algérien. Mais qui a intérêt à dissimuler les vérités historiques du peuple algérien ?», s’interroge-t-il. En réponse à notre question sur les événements actuels qui marquent le quotidien national, le hirak, «tout ce que je retiens de ce mouvement de mes compatriotes, c’est incontestablement son aspect pacifique globalement. Il reste quelques petits détails à régler.

Maintenant si je compare notre manifestation du 17 Octobre 1961 à Paris au hirak, c’est que nous l’avons bien encadrée, malgré la surveillance policière, bien qu’elle se soit malheureusement terminée par plusieurs milliers de morts, donc je conseille aux citoyens de s’organiser pour qu’ils puissent atteindre le but, dans l’intérêt national uniquement, le sacrifice des chouhada est très important pour nous, je veux voir mon pays parmi les plus grandes nations dans le monde», conclut-il.

Après la lecture du livre relatant les détails de «sa douleur», le moudjahid Moh Clichy, rafraîchi, trouve le moyen de nous plonger sur le caractère du militant patriotique du FLN entre 1954-1962, ce qui suscite des questions à présent sur l’état d’esprit du «militant FLN» post-indépendance du pays, cela justifie sa défaillance et la faillite. Les mensonges ne peuvent plus être «avalés» par la jeunesse algérienne du xxIe siècle.


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!