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Festival international d’Oran du film arabe

Merzak Allouache préside le jury des longs métrages

24 juillet 2018 à 13 h 28 min

Le programme du Festival international d’Oran du film arabe a été rendu public officiellement, hier, lors d’une conférence de presse animée au siège de l’APC par Brahim Sediki, commissaire du festival.

Cette 11e édition, prévue entre le 25 et le 31 juillet courant, «tiendra encore une fois ses promesses en se présentant comme un espace d’expression artistique rendant compte des réalités, des difficultés, des craintes, mais aussi des espoirs des populations du monde arabe». Le commissaire du festival a également estimé que, d’une certaine façon, les productions sélectionnées traiteront de la notion du «vivre- ensemble».
C’est un peu le cas pour le long métrage Jusqu’à la fin des temps, de Yasmine Chouikh, un des deux films algériens en compétition dans cette catégorie qui en compte 10 (voir la liste complète). On a privilégié la qualité technique, mais aussi la pertinence des sujets traités, a-t-on également indiqué. La présidence du jury a été confiée au réalisateur algérien Merzak Allouache, et c’est la première fois que cette tâche est dévolue à un national. Du Kazakhstan, Yermek Shinarbayev est parmi les membres de ce jury, ce qui est également inédit. Pour départager les 14 courts métrages en lice, le choix a été porté sur l’actrice libanaise Takla Chamoun, qui sera assistée, entre autres, par l’écrivaine algérienne Maïssa Bey. L’Irakien, Kacem H. Sadoum, présidera lui le jury des 14 documentaires, une catégorie à laquelle on accorde de plus en plus d’importance. Le FIOFA se maintient malgré le manque de moyens qui ne permettent pas d’organiser un festival comme l’auraient souhaité les organisateurs et malgré aussi la concurrence d’autres festivals organisés dans la même sphère.
Il reste néanmoins un des grands rendez-vous du cinéma. «Le cinéma est une fenêtre pour sonder ce qui se passe dans le monde arabe», a déclaré Mohamed Bensalah, un des membres de la commission qui a eu à visionner plus de 360 travaux avant d’établir le programme en question. Il s’est en outre félicité du fait que «malgré la situation, il y a encore de la production». Pour les films hors compétition, le public aura la possibilité de découvrir des productions nouvelles, mais aussi des œuvres plus anciennes, mais qui ont marqué l’histoire du cinéma. Contrairement aux années précédentes, la cérémonie d’ouverture se déroulera cette fois à la salle Maghreb (ex-Le Régent) avec la projection du dernier film (hors compétition) Karma, de l’Egyptien Khaled Youcef, un élève de Youcef Chahine, avec lequel il a coécrit plusieurs scénarios. Encore un exemple du «vivre-ensemble». Le choix a été motivé par deux raisons. D’un côté, le TRO, qui abrite habituellement cette cérémonie, s’est avéré trop exigu pour contenir un nombre important d’invités, et de l’autre, parce que cette fois on a voulu que l’ouverture se fasse avec la projection d’un film, et une salle de cinéma est donc le lieu le plus approprié. Un hommage sera rendu à deux personnalités du monde du cinéma que sont le réalisateur algérien, Farouk Beloufa, auteur du beau film Nahla, réalisé dans les années 1970, et la grande artiste égyptienne, Shadia, qui a, par son talent, pu donner corps à beaucoup de personnages, y compris littéraires. Dans le souci de faire profiter du FIOFA un maximum de spectateurs, les villes de Mascara, Mostaganem et Sidi Bel Abbès seront concernées indirectement par cet événement. En plus d’un programme de ciné-plein air, le dernier film de Ahmed Rachedi, Les 7 remparts de la citadelle, sera projeté respectivement les 27 et 28 juillet dans les deux premières villes, a indiqué Hassan Benzerari, un des membres du comité d’organisation. A Sidi Bel Abbès, on a prévu un programme spécial sous l’intitulé «Le cinéma et la femme», en hommage notamment à Sid Ali Mazif, auteur de Leïla et les autres. Dans les deux cas, des acteurs animeront les débats avec le public. A Oran, en dehors des lieux habituels de projection, un écran géant sera installé à l’intérieur du jardin méditerranéen pour des séances nocturnes prévues entre le 22 et le 30 juillet. Durant cet événement, une centaine de jeunes bénéficieront d’ateliers de formation, qui seront animés par des spécialistes du monde arabe, mais aussi anglais, américains ou français. Des rencontres thématiques sont également prévues pour donner plus de consistance au festival.

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