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vendredi, 24 janvier, 2020
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Maâ Al Djazaïr d’Ahcène Bechani : Des positions sans équivoque face au colonialisme

14 janvier 2020 à 9 h 00 min

Sorti à l’occasion du dernier Salon du livre d’Alger (SILA 2019), le dernier ouvrage Maâ Al Djazaïr (Avec l’Algérie), arrangé et présenté par l’écrivain et enseignant à l’Ecole nationale supérieure des sciences politiques, Ahcène Bechani nous retransmet les condamnations sans équivoque du colonialisme par les écrivains égyptiens en 1958 à l’occasion d’un de leurs colloques en présence notamment de Bachir Ibrahimi.

Dès l’introduction, l’auteur du livre, paru chez Mim Edition, prévient qu’«il ne s’agit pas de se vanter des sentiments de patriotisme et de surenchérir» car, poursuivra-t-il «cette voie a ses propres hommes et la mauvaise intention qui déborde en ce moment» avant d’expliciter son intention en écrivant : «Mon objectif est de faire honneur à ceux qui ont honoré notre peuple» durant sa lutte contre le colonialisme.

Youcef Essabai, écrivain égyptien, ministre de la Culture en 1973, présentera cette rencontre en déclarant qu’«aujourd’hui est une journée de solidarité avec l’Algérie, une journée choisie par la Conférence de solidarité des peuples afro-asiatiques (ndlr tenue au Caire du 26/12/1957 au 01/01/1958) pour que les peuples de ces deux continents apportent leur soutien et leur aide à leurs frères algériens» ajoutant que la cause algérienne constitue «le dernier maillon de l’histoire du colonialisme occidental, et que si on élimine ce maillon, le colonialisme est condamné».

L’universitaire, romancier et critique littéraire alors, président de l’association égyptienne des écrivains, Taha Hussein, affirmera pour sa part que «la question de l’Algérie n’est pas une affaire où la tyrannie dépasse toutes les limites et où les vaincus se lèvent pour défendre leur droit à la vie et à la dignité. C’est en fait bien plus que ça, quelque chose de plus dangereux et plus profond, qui a impacté la vie moderne de l’humanité».

Parlant de «La Révolution algérienne», Bachir Ibrahimi s’exprimera en disant que «l’œil du colonialisme est éveillé, car il porte toujours son regard sur les issues et les conséquences et y prend des précautions. Il ne se soucie pas de la précaution gaspillée, ni d’aucun péché commis parce que tout colonialisme est péché».

Ibrahim Ghaffer El Djazaïri estimera dans son intervention que «l’Algérie tient la flamme de la liberté ainsi que celle d’une véritable et saine renaissance arabe… la flamme de la vie et de la liberté pour les peuples d’Afrique et d’Asie encore sous le joug du colonialisme». Pour les autres orateurs, il y a eu le penseur et écrivain Louis Awad, Ahmed Baha Eddine, Moussa Salama, Saad Eddine Morsi, Anouar Abdelmalek, Ramsès Younane, Raja’ Naqach, Youcef Idris, Alfred Faraj, Abdelati Djalal et enfin Mahmoud Youcef.

Ce livre qui dépoussière un regard sur l’Algérie en lutte, en ressuscitant les actes de cette rencontre, a le mérite de faire redécouvrir aux Algériens les prises de position d’écrivains égyptiens en faveur d’un peuple en lutte pour sa libération du joug colonial français.


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