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La transmission du savoir musical s’effectue oralement selon des méthodes traditionnelles

L’imzad patrimoine de l’humanité

29 décembre 2013 à 10 h 00 min

Ce fut une bonne nouvelle pour le patrimoine algérien. L’UNESCO (Organisation des Nations Unis pour l’éducation, la science et la culture), à l’issue du de la réunion du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, ayant tenu à Bakou sa 8e  session, a inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, l’instrument de musique algérien et plus précisément targuie, l’imzad.

La musique de l’imzad, caractéristique des populations touarègues, est jouée par les femmes avec un instrument à corde frottée unique, également connu sous le nom d’imzad. La musicienne place l’instrument sur ses genoux et joue en position assise avec un archet. L’imzad fournit l’accompagnement mélodique des chants poétiques ou populaires, souvent chantés par les hommes lors des cérémonies dans les campements touarègues. Il est fréquemment utilisé pour faire fuir les mauvais esprits et atténuer les souffrances des malades.

La transmission du savoir musical s’effectue oralement selon des méthodes traditionnelles qui favorisent l’observation et l’assimilation.
L’inscription de l’imzad comme patrimoine immatériel aura été le fruit d’un rude labeur de proximité. Le colloque international d’imzad, organisé du 31 mars au 3 avril 2005 à Tamanrasset par l’Association «Sauver l’imzad», avait alors sanctionné cette rencontre par un série de recommandations dont la toute première était : Classer l’imzad comme patrimoine culturel mondial de l’humanité.

Ainsi que le soution à l’assocation « Sauver l’imzad » pour devenir une fondation, sensibiliser les jeunes quant à la modernisation du répertoire poétique et musical. Et la preuve patente est le succès du groupe Imzad. Et dont la musique  ne cesse de monter au firmament.
Sous les auspices de l’association Sauver l’Imzad et de sa présidente et marraine, Mme Farida Sellal,  pour ne pas dire mère, ce groupe éponyme, porte bien et beau l’appellation de cet instrument targui, l’imzad.

Ce violon traditionnel monocorde, typiquement féminin, noble, élégant et ancestral !la formation Imzad  a publie, en juin  et décembre 2013,  deux albums intitulé Oulh n’Ahaggar (le cœur de l’Ahaggar) et Ed-Dounia avec le précieux concours de l’ONDA.  
Du blues saharien, altier et d’excellente facture. Les membres de l’Imzad définissent bien leur son : «L’imzad est aux Touareg, ce que l’âme est au corps, la guitare est notre moyen d’expression».


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