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LORS D’UNE RENCONTRE AVEC L’ONDA À BISKRA

Les artistes étalent l’ampleur de leur mal-vie

24 novembre 2021 à 10 h 05 min

Pour vulgariser l’arsenal juridique encadrant l’activité des artistes en Algérie et mettre en avant les fonctions et les prérogatives de l’Office national des droits d’auteurs et des droits voisins (ONDA), le ministère de la Culture et des Arts a lancé dernièrement une caravane de sensibilisation et d’information qui sillonne le pays pour aller à la rencontre des concernés.

A Biskra, celle-ci a fait, lundi dernier, une halte dont le déroulé a été organisé par la direction de la culture locale et la maison de la culture Ridha Houhou lesquelles ont convié les acteurs de la scène artistique à une conférence animée par une représentante du ministère de la Culture et un responsable de l’organisme ayant en charge la protection des œuvres artistiques et la rétribution des artistes confirmés.

A cette occasion, beaucoup d’artistes de Biskra dont des musiciens, des poètes, des peintres, des céramistes, des chanteurs, des compositeurs, des paroliers, des chorégraphes, des comédiens, des photographes et des cinéastes professionnels ou amateurs, dont certains ont l’âge de la retraite, ont mis en avant l’ampleur de leur mal-vie, les difficultés administratives auxquelles ils sont confrontés pour faire valoir leur statut d’artiste et bénéficier des avantages et des dispositions réglementaires édictées en leur faveur ainsi que la profondeur des sentiments de dépit et d’abandon général qui les habitent et la précarité de leur situation socioéconomique, a-t-on relevé. «Les artistes de Biskra, dont plus de 50% sont des autodidactes, n’ont jamais bénéficié des services et des prestations de l’ONDA.

Entre carte professionnelle, carte d’artiste, carte d’adhérent et carte de l’ONDA, on ne sait plus laquelle obtenir pour avoir droit à nos droits. Ce mélange des cartes nous met dans l’embarras. Nos droits d’artistes sont bafoués de fond en comble. Les producteurs de biens culturels, les propriétaires de studios et les artistes activent en majorité dans le flou et l’informel sans documents officiels ni autorisation. Dans notre pays, il est plus facile d’obtenir un visa pour le Canada qu’une carte d’artiste reconnue et officielle garantissant nos droits d’auteurs.

Les artistes de Biskra sont victimes d’une avanie inacceptable. Ils sont plagiés, oubliés, appauvris et laissés à leur triste sort. Nous sommes ici pour une séance de sensibilisation alors nous, les artistes, nous demandons aux autorités nationales et locales d’être sensibles à notre situation déplorable et d’alléger les procédures administratives et les conditions pour que nous puissions vivre de nos arts et des droits pécuniaires en découlant», a lancé, Tahar Safir, président du syndicat des artistes de Biskra qui est un comédien, monologuiste, chanteur et humoriste reconnu pour son talent.

À noter que les cadres du secteur de la culture et des arts des wilayas de Biskra, Oued Souf, El M’ghaîer et Ouled Djellel ont pris part à cette rencontre technique régionale que les artistes ont transformée en tribune d’expression de leur profond malaise et attentes.


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