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Vente-dédicace du livre d’Amina Hizia Bougherara à la librairie Nadji Mega Bookstore : Le témoignage du commandant Slimane Bougherara

08 novembre 2021 à 10 h 25 min

La librairie Nadji Mega Bookstore dans la commune d’Hussein Dey à Alger a accueilli, samedi dernier, l’universitaire Amina Hizia Bougherara pour une vente dédicace, à l’occasion de la sortie de son premier ouvrage intitulé L’esprit de résistance, cette lutte des années cruciales, textes présentés du Commandant Slimane Bougherara.

Publié à compte d’auteur le 27 octobre dernier, l’ouvrage L’esprit de résistance, cette lutte des années cruciales, textes présentés du Commandant Slimane Bougherara» se décline sous la forme d’un témoignage biographique.

C’est plus exactement le condensé d’un livre-mémoires rédigé dès 1971 par le regretté commandant Slimane Bougherara.

Un livre qui devait être publié en 1986 mais dont les conditions de l’époque ne s’y prêtaient pas. Un projet qui fut réalisé, tout de même, cinquante ans plus tard, grâce à la fille de Slimane Bougherara, à savoir l’universitaire Amina Hizia Bougherara.

Celle-ci nous confie en aparté que le vieux manuscrit et les stencils de son défunt père ont été sauvegardés miraculeusement par sa mère qui les lui a remis. Il lui a fallu deux années pour la saisie, revoir le texte et surtout respecter le texte de l’auteur dans son fond et sa forme.

La préface est signée par le professeur Lahcene Zeghdar, Faculté des sciences politiques et des relations internationales à Alger, qui a connu le défunt.

Il note à ce propos que : «Cette contribution à l’écriture de l’histoire n’aurait certainement pas vu le jour sans la détermination de la fille, Douzia Amina Hizia, de Si Slimane qui, fidèle à la mémoire de son père, et consciente, en tant qu’universitaire surtout, de la signification d’une mémoire collective afin de faire aboutir ce travail que feu son père a commencé sans avoir eu le temps de le voir achevé.» Quand à l’avant-propos et l’épilogue, ils sont signés par Amina Hizia Bougherara.

Le commandant Slimane Bougherara est né en 1903 à Gosbate, Barika N’Gaous. Il rêvait d’être agronome, mais à l’époque, rappelle Amina Hizia Bougherara, il fallait être fils de Caid ou notable pour exercer cette profession. «Mon père a eu la chance d’avoir un insti- tuteur très ouvert, très humaniste qui lui recommanda -connaissant la ségrégation coloniale de l’époque et la dureté d’accès au savoir – de s’orienter vers le métier des armes. Il sera l’officier indigène de l’armée française qui participa à la seconde guerre mondiale.

Il sera blessé, évadé de guerre et treize fois médaillés pour sa bravoure. Il était en contact avec des nationalistes, notamment dans le Nord constantinois. Il ralliera très vite les rangs du FLN et de l’ALN.» Notre interlocutrice indique que tout en portant l’uniforme coloniale, son paternelle était un patriote. Il prénomma d’ailleurs son fils aîné en 1949 Hannibal. Du nom de ces chefs historiques qui ont une longue tradition de résistance pour la libération de l’Algérie. Mieux encore, il prénomma en 1957 son deuxième fils Fateh Abdelkader du nom de notre grand résistant algérien l’Emir Abdelkader. Le commandant Slimane Bougherara a mis sa contribution dans le Nord-constantinois et dans les Aurès. Il fut en liaison entre autres avec Zirout Youcef, Lakhdar Bentobbal ainsi que d’autres agents de liaison importants dès 1954-1955.

Plus tard, il travaille comme conseiller dans la communication information, renseignements et propagande, auprès du FLN à Tunis dès 1957, où ses compagnons de travail furent entre autres maître Bouzida, avocat du FLN, Ferhat Abbas, président du GPRA et Krim Belkacem. «Mon père a continué, indique Amina Hizia Bougherara à encourager le départ des tirailleurs vers le Maquis. A l’époque, c’était la clandestinité totale. Il s’est éloigné à un certain moment à Ajaccio parce qu’on le soupçonnait. Monpère était un homme de terrain très intelligent. D’origine paysanne, il avait une approche pratique de la réalité et il savait faire face. Il y a eu l’affaire des 52 officiers algériens de l’armée française dont mon père faisait partie qui ont écrit au président René Goty pour demander l’indépendance de l’Algérie. Il s’inscrit dans la perspective historique d’Etat. Il n’était pas un déserteur. Il a quitté volontairement l’armée française pour rejoindre le GPRA à Tunis.»

Dans ce témoignage biographique de 222 pages, le lecteur est à même de découvrir trois chapitres qui se lisent d’un seul trait tant les informations apportées sont d’une importance capitale. En effet, elles éclairent sur un passé historique glorieux, révolu à jamais. Le premier chapitre est un récit de guerre puisque l’ancien combattant Slimane Bougherara rend compte de l’intervention des champs de bataille de 1939-1945.

Le second chapitre traite de l’engagement par rapport au Front de Libération National et de l’ALN sur le terrain. Quand à la troisième partie, elle est consacrée, à la chronographie détaillée de la longue lutte de libération où se mêlent des éléments biographiques et des éléments de la résistance en Algérie depuis 1912 à 1962.

Nacima Chabani

Amina Hizia Bougherara, L’esprit de résistance, cette lutte des années cruciales, textes présentés du commandant Slimane Bougherara.

Edité à compte d’auteurs. 220 pages.

Octobre 2021 Prix public : 700 DA


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