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vendredi, 27 novembre, 2020
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Bahdja et Boney Fields pour la clôture du Dimajazz

Le public au firmament

24 décembre 2018 à 10 h 00 min

Pour la dernière soirée, le groupe Bahdja, né d’une rencontre culturelle et artistique entre le violoniste algérien, Kheireddine Mkachiche, et le saxophoniste-flutiste belge, Manuel Hermia, a rappelé que la musique est universelle. Des influences de l’Orient, de l’Occident et de l’Afrique, ont fusionné pour libérer une musicalité unique.

Une soirée mémorable. Samedi soir, le rideau est tombé sur la 15e édition du Festival international de jazz de Constantine. Dimajazz a fait vibrer ses fans pendant cinq jours au rythme de sonorités venues d’ailleurs et d’ici. Des métissages de styles et de mesures, qui ont consacré le talent et l’harmonie.

Pour cette dernière soirée, le groupe Bahdja, né d’une rencontre culturelle et artistique entre le violoniste algérien, Kheireddine Mkachiche, et le saxophoniste flûtiste belge, Manuel Hermia, a rappelé que la musique est universelle. Des influences de l’Orient, de l’Occident et de l’Afrique, qui ont fusionné pour libérer une musicalité unique. Bahdja, accompagné de Azzedine Kendour dit Zinou, (piano), François Garny (basse) et Franck Vaillant (batterie), livre un à un ses morceaux à un public, visiblement sensible à ce voyage musical.

De Kenza, un morceau dédié à la fille de Manuel Hermia, à Bahdja, composée par Kheireddine Mkachiche, les frontières stylistiques sont ainsi transgressées. La musique efface les barrières, elle est planétaire. Passerelle, du genre malouf, puisée du Biet Oua Siah, est une très belle mélodie. Il s’agit du premier concert donné par cette formation réunie spécialement pour ce projet, enregistré il y a à peine un mois. Une exclusivité pour Dimajazz que le public a fortement appréciée.

L’exaltation se poursuit et s’amplifie avec le trompettiste afro-américain, Boney Fields. Une présence sur scène très imposante pour ce jazzman, qui a joué avec les plus grands, dont Lucky Peterson, Luther Allison, James Cotton, Buddy Guy ou encore Liz McComb et Maceo Parker. Dès les premières notes, ce n’est plus le son qui envahit les lieux, mais l’âme du jazz de Chicago dans sa pure tradition.

Ce showman a interprété plusieurs titres de son 6e album, Pump City, enregistré le 9 novembre dernier et réalisé avec l’aide d’un collectif renouvelé de musiciens. I got de Blues, You born me up, Bump City, Ain’tgiving up on you et Around the corner sont quelques morceaux qu’il a fait découvrir au public.

Entouré de ses musiciens, Nadege Dumas, Axel Foucan, Ichème Zouggart, Joseph Champagnon, Bruno Pimienta, et Jean Marc Randria, Boney Fields rendra hommage à deux monstres sacrés du jazz en reprenant Get On Up, de James Brown, et Georgia on mymind, de Ray Charles. Entre ces deux interprétations, toutes les nuances de blues, de soul et de jazz prennent forme. Il sème la parole et le tempo.

Le public est ainsi entraîné dans des rythmiques successives et sans répit. Le théâtre Mohamed- Tahar Fergani s’embrase, il est en fête ! Boney Fields, qui fait voyager sa musique aux quatre coins de la planète, termine son concert avec Freedom. Un hymne universel à la liberté, un appel à l’abolition des discriminations et un droit fondamental à toute l’humanité.

Le public s’est réjoui de cette édition. Dimajazz 2018 était le festival de la résistance. Il a signé un retour gagnant en dépit des contre-temps. Le lien n’a pas été rompu avec tous ceux qui ont été fidèles à cet événement musical, débarrassé de toute vision étriquée de la culture et de l’art. 

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