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Le Festival d’Angoulême (France) célèbre l’Algérie : Faites de la musique, cinéma, peinture

23 août 2021 à 10 h 15 min

Le Festival d’Angoulême, dont c’est la 14e édition, met à l’honneur, et ce, du 24 au 29 août, avec le concours de l’Institut du monde arabe, le Fonds Claude et France Lemand. Trois expositions picturales des artistes peintres algériens, Mahjoub Ben Bella (La musique des signes, Denis Martinez (Un destin algérien et Benanteur (Le chant de la terre)

 

Sur une proposition de Marie-France Brière et Dominique Besnehard, l’Institut du monde arabe et le Fonds Claude et France Lemand s’associent pour la seconde fois au Festival du film francophone d’Angoulême, qui, cette année, met en valeur l’Algérie. La programmation de cette 14e édition comprendra une sélection d’une quinzaine de longs métrages algériens, choisie par les équipes du Festival sur proposition de l’équipe cinéma de l’Institut du monde arabe.

En parallèle, la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, le musée d’Angoulême et l’espace Franquin, trois lieux emblématiques à Angoulême, accueilleront trois expositions d’œuvres issues de la Collection Lemand, œuvres réalisées par des artistes incontournables de la scène algérienne : Abdallah Benanteur, Mahjoud Ben Bella et Denis Martinez. La salle Corto Maltese, de l’espace Franquin, accueillera, du 20 août au 20 octobre, la collection intitulée «Un destin algérien» du grand Denis Martinez. L’historienne, l’auteure et critique d’arts, Anissa Bouayed, présentera cette exposition picturale : «Jack Lang, Claude Lemand et la ville d’Angoulême soulignent l’importance et l’originalité de Denis Martinez, infatigable arpenteur de la terre algérienne. Né en 1941, Denis Martinez l’intranquille concentre dans les différents prismes de sa création l’histoire artistique de l’Algérie contemporaine depuis 1962. Une trajectoire unique, un riche vocabulaire formel et un trait inimitable.

Promoteur de la polyphonie des arts, par la mobilisation de la musique et de la poésie comme ferments artistiques puissants et féconds, sans oublier ses installations et ses fameuses performances, qui disent sa capacité à passer de l’art moderne et de ses codes à l’art contemporain qui les déconstruit pour échapper à la ‘représentation’. Et surtout mettre à son crédit son goût, si rare dans le monde de l’art, pour le travail collectif, sa volonté d’être au milieu des siens, dans cette Algérie natale, vitale, de créer pour eux, avec ses amis peintres, poètes, musiciens, pour et avec ces femmes de Kabylie qui participent à ses cortèges.»

Jack Lang : «Les Algériens, un peuple épris de liberté et de beauté»

Jack Lang, président de l’Institut du monde arabe, rend hommage la culture algérienne : «Les Algériens, un peuple épris de liberté et de beauté. Mettre à l’honneur l’Algérie au Festival du film francophone d’Angoulême est une extraordinaire initiative. L’Institut du monde arabe est fier et heureux de s’y associer. Quel bonheur, en effet, de saisir cette occasion pour montrer la beauté et la créativité lumineuse de ce pays aux mille facettes. En explorant toutes les palettes de couleurs des artistes algériens, nous avons souhaité montrer que l’art et la peinture sont des piliers fondamentaux d’une identité singulière. La culture algérienne est faite de soleil, de mer, de ciel bleu. Elle est aussi rythmée par l’énergie régénérante d’un peuple épris de liberté. Enthousiasme, engagements et talents s’expriment ici plus qu’ailleurs. L’expression artistique est un droit inaliénable et un postulat essentiel pour l’émancipation. L’art est une respiration, gageons que cet événement à Angoulême saura nous transporter et nous faire voyager au-delà des frontières…»

Denis Martinez commentera son approche de circonstance : «J’ai, d’abord lancé sur le papier un graphisme noir acrylique rigide, agressif, comme des trajectoires de projectile, jusqu’à obtenir une forme à chaque fois différente tout en laissant des trouées. Dans ces trouées, j’interviens avec du crayon gras noir pour traiter une apparition de motifs enchevêtrés que j’appelle ‘entêtement culturel’».

On fait son «cinoche»

Le Festival du film francophone d’Angoulême, avec l’Institut du monde arabe, a élaboré une programmation inédite, pour rendre gloire aux réalisateurs, aux acteurs et aux paysages algériens. Sélection présentée par Lyes Salem, qui a reçu le premier Valois d’Or du Festival pour son film Mascarades. A l’affiche, Lola Pater -coup de cœur de l’association France Algérie- et Le Harem de Madame Osmane de Nadir Mokneche, Nahla ou la ville qui sombre de Farouk Beloufa, L’Oranais -projection hors les murs -de Lyes Salem, De Hollywood à Tamanrasset de Mahmoud Zemmouri, Abou Leïla d’Amin Sidi-Boumediène, Cheb de Rachid Boucaheb, Le Soleil assassiné de Abdelkrim Bahloul, A mon âge je me cache encore pour fumer de Rayhana, Omar Gatlato et La Famille de Merzak Allouache, Chronique des années de braise Mohammed Lakhdar-Hamina…

Hommage à Rachid Taha et Warda

La cérémonie de clôture du Festival du film francophone d’Angoulême sera marquée par des notes de rock, raï, chaâbi et de arabo-andalou, et ce, avec le groupe Speed Caravane et son leader et multi-instrumentiste, muni de son oûd électronique, Mehdi Haddab, Rodolphe Burger, le grand guitariste et chanteur, le virtuose, Hakim Hamadouche, instrumentiste, ami et frère du regretté Rachid Taha, qui mettra sa musique aux accents algérois au service de Rachid Taha, à travers un hommage, le «prince du raï 2.0», Sofiane Saïdi et Natacha Atlas, qui, quant à elle, rendra hommage à la diva Warda, chanteuse algérienne, patriotique et sensible, à la voix puissante et délicate.


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