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Mokhtar Saïb dit Mok. Chanteur : «Je suis un artiste très proche de mes fans, en contact direct avec eux»

23 août 2018 à 0 h 34 min

Agé de 36 ans, Mok Saïb a révolutionné les réseaux sociaux avec sa voix angélique. Il a donné un large aperçu de son talent lors de la soirée, organisée, mercredi dernier, sur l’esplanade de Riad El Feth, à Alger, par l’ONDA. Rencontre avec cet artiste timide, mais au talent avéré.

– Quel a été le point de départ de votre carrière artistique ?

J’ai commencé ma carrière en Algérie en tant que break-dancer de rue. J’avais à l’époque à peine 16 ans. Il a fallu que je me fracture la main pour ne plus faire de la danse. Je me suis rabattu sur la musique, en commençant à gratter sur les cordes d’une guitare, tout en étant étudiant en littérature anglaise à l’université de Bouzaréah, à Alger. J’ai fondé, en 2005, le groupe BFK, en référence à ma ville natale, Boufarik.

Ce mythique groupe était composé de mon frère à la basse, d’un guitariste et d’un batteur. Nous n’avions pas de chanteur, et du coup j’avais décidé d’être le chanteur du groupe jusqu’à ce nous trouvions un autre. Nous avions commencé à écrire des chansons et faire des reprises. Nous avons pu donner quelques fabuleux concerts, et ce, en dépit de nos moyens assez limités.

En 2009, j’ai décidé de partir à Londres, où mon frère était déjà installé. J’ai rencontré un groupe de musiciens qui cherchait un bassiste, car à la base j’étais aussi bassiste. J’ai donc intégré ce groupe de rock. Nous avons fait plusieurs concerts assez réussis. Par la suite, j’ai joué avec d’autres groupes connus en Angleterre, où j’ai pu faire carrément des tournées. A l’époque, Youtube dominait la scène artistique.

C’est pour cela que j’avais décidé de faire des vidéos sur la Toile en publiant des covers en anglais, en arabe et en français. Sans prétention aucune, ces vidéos ont suscité plusieurs millions de vues à chaque vidéo. C’est là que j’ai commencé, en 2015, à me faire connaître du public à travers mes vidéos.

– Vous avez justement fait le buzz avec la chanson Dis-moi ce qu’il y a dans ton cœur, chantée simultanément en arabe et en anglais avec votre femme Alice…

Effectivement, la chanson Dis-moi ce qu’il y a dans ton cœur, chantée par ma femme et moi, a été un véritable succès. Auparavant, avec l’ouverture, en 2014, de mon compte Facebook, j’avais enregistré plus de 40 000 fans. Quand j’ai diffusé la chanson intitulée Fatou Lyem sur ma chaîne Youtube, il y a eu plus de 100 000 vues.

Il est à noter que j’ai fait d’autres anciennes reprises de chansons, telles que Tal rayb y a rezali, Baydah mon amour, de Cheb Hasni, ou encore Ya Rayeh, de Dahmane El Harrachi. Après avoir brillé dans les reprises, notamment dans le répertoire du regretté Cheb Hasni, vous avez décidé de passer à un palier supérieur, celui de chanter vos propres compositions ?

Pour être honnête avec moi-même, c’est le public qui m’avait demandé de reprendre le répertoire du regretté Cheb Hasni. Il faut dire que je suis un artiste très proche de mes fans. Je suis en contact direct en avec eux. Je me plaisais, à chaque fois, à leur demander s’ils voulaient m’écouter. Ils me demandaient toujours des chansons de Cheb Hasni, jusqu’au jour où on m’a réclamé mes propres chansons.

Cela tombait bien, puisque j’avais dans mes tiroirs des chansons qui n’attendaient qu’à être exploitées. En effet, à cette époque, en 2016, j’avais écrit plusieurs chansons à textes. C’était, pour ainsi dire, le moment idoine pour exploiter tous ces textes. C’est au courant de la même année que j’ai réalisé mon premier single Nedik fi bali.

– Justement, c’est avec ce single que vos fans algériens ont pu vous découvrir en 2016 pour la première fois sur la scène de la salle Ibn Khaldoun à Alger…

Il est tout à fait exact que c’est grâce à ce single que j’ai pu me produire en 2017 sur cette belle scène algéroise. Il faut dire aussi que j’ai fait d’autres concerts avec l’Etablissement Art et culture, le ministère de la Culture et l’ONDA. Je faisais à approximativement deux ou trois concerts par an en Algérie. Je dois avouer que ma carrière a changé depuis la sortie de ce clip Ndirik fi bal.

Le public a commencé à me connaître à travers mes chansons. J’ai commencé à avoir une identité et cela a véritablement explosé en février, avec la sortie de mon single Je m’en fous. Cette chanson a atteint les 30 millions de fans en l’espace de six mois.

– Dans quel registre pourrions-nous classer votre musique ?

Je pense que ma musique est un mélange de pop, rock et de mélodies algériennes.

– Mok Saïb a-t-il des artistes de référence qui ont aiguisé ses goûts ?

J’ai été inspiré par le rock anglais et américain, tels que Nirvana, ou encore par Kurt Cobain. Ce dernier était un grand amateur de la scène rock alternative. Je les admire pour leur côté live. D’ailleurs, me concernant, quand je suis en live, il y a une grande influence rock.

– A quand la sortie de votre premier album ?

Pour l’instant, je ne sors que des singles, vu que le marché ne demande que cela. Un artiste se doit d’avoir un album en sa possession. Mon objectif, justement, est de présenter un album dans le futur.

– Etes-vous tenté par une seconde expérience dans le cinéma, sachant que vous avez campé, dernièrement, un rôle dans le feuilleton algérien Ennar El Berda, de Farid Benmoussa ?

Cette prire expérience dans le cinéma a été des plus intéressantes. Le producteur, Farid Benmoussa, m’a repéré en constatant qu’à chaque fois que je présente un clip je joue dedans. Il est clair que le tournage d’un clip est différent du tournage d’un feuilleton, car le cinéma est confronté au dialogue. Le réalisateur a pensé que j’étais la personne la mieux indiquée pour incarner ce rôle précis d’un artiste dans son film. Il a contacté mon manager.

Ce dernier m’a breafé, mais je dois vous avouer que je n’étais pas sûr d’accepter, sachant que j’avais un calendrier des plus saturés. Après mûre réflexion, j’ai finalement accepté, mais à une seule et unique condition. C’était de rester moi-même dans ce rôle, et ce, du point de vue vestimentaire et du parler. J’ai voulu être Mok Saïb à l’état pur dans ce feuilleton. Je pense que j’accepterais de jouer dans un autre film, mais tout dépendra, évidemment, des conditions proposées.

– Vos fans en Angleterre sont-ils aussi importants qu’en Algérie ?

C’est la communauté algérienne qui m’encourage et qui m’écoute en Angleterre. Mon public n’est autre que les gens qui comprennent ce que je chante.

– Etes-vous partisan des duos ?

Je n’ai fait qu’un seul duo avec Cheb Abbes dans Coke studio. Nous avons a repris la chanson de Cheb Khaled El Chira n’beghigha. Elle dépasse les 4 millions de vues. Depuis, je n’ai pas eu d’autres propositions. Il fau dire qu’un duo naît au feeling.

– Quel est votre actualité après votre prestation de ce soir sur l’esplanade de Riadh El Feth à Alger ?

Je prévois la sortie d’un nouveau single en octobre prochain. J’ai une petite idée sur le titre de cet album, mais pour l’instant il est prématuré de le donner. C’est un album qui sera réalisé en Angleterre, puisque j’ai un studio d’enregistrement.



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