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Il y a cinquante ans, les jours qui ravirent l’Algérie

12 juillet 2019 à 10 h 00 min

Assurément africain et mondial, le Panaf fut aussi profondément national et il permit aux Algériens de se rendre compte avec fierté de l’influence de leur guerre de Libération dans le monde.

Voilà un demi-siècle, l’Algérie accueillait le 1er Festival culturel panafricain d’Alger (Panaf) un événement énorme, inattendu et surprenant qui continue à alimenter les souvenirs des générations restantes de l’Indépendance et, parfois encore, des débats universitaires ou intellectuels à travers le monde. En fait, en ce mois de juillet 1969 – dans ces temps où l’été se montrait encore clément et très vivable – ce sont deux gros événements qui vinrent presque simultanément solliciter l’esprit des 14,14 millions d’Algériennes et d’Algériens d’alors, soit un tiers environ de la population actuelle.

Apollo 11 débarque à Alger

En effet, le soir du 21 de ce mois, ils assistaient en Mondovision à la retransmission en direct de l’alunissage de la navette spatiale Apollo 11. Les images de Neil Armstrong foulant le sol de la Lune passaient en noir et blanc sur les écrans de la Radio télévision algérienne (RTA) et les rues de la capitale, comme celles des autres villes du pays, avaient été abandonnées pour l’essentiel aux chats. C’était la deuxième fois que l’Algérie avait accès à la Mondovision, la première ayant eu lieu en octobre 1964 avec les Jeux olympiques de Tokyo où la délégation algérienne se résumait à un seul et unique athlète, le valeureux gymnaste Mohamed Lazhari-Yamani, premier sportif à porter l’emblème national dans cette prestigieuse arène sportive.

On ne mesurera jamais assez combien cet accès à «l’image universelle et instantanée» d’un peuple qui sortait d’une tutelle coloniale séculaire et découvrait à peine la télévision – alors qualifiée de «boîte à merveilles», à l’image de la lampe d’Aladin – générait d’impacts. Ce choc positif profond ouvrait des fenêtres exponentielles sur le monde mais venait aussi troubler les traditions familiales où les merveilles étaient encore transmises par les contes de grand-mère et la parole des anciens. Aussi, voir un homme, fut-il américain, poser son pied sur la voisine astrale de la planète eut un retentissement inédit dans la société.

Le syndrome complotiste n’était pas à la mode à cette époque et, hormis des personnes âgées et des traditionalistes irréductibles, la majorité des Algériens crut de bonne foi à cette aventure spatiale, avec même une attitude de curiosité, d’admiration et d’enjouement. D’ailleurs, lorsqu’au début des années 70’, Neil Amstrong vint à Alger (probablement avec son compagnon Buzz Aldrin) pour accompagner l’exposition de deux ou trois pierres lunaires à l’ancienne Bibliothèque nationale, l’affiche provoqua au boulevard Frantz Fanon une chaîne immense où dominaient les lycéens et étudiants.

De plus, si les Algériens étaient conscients, dans le contexte de la Guerre froide, de l’utilisation idéologique par les USA de cet exploit scientifique et technique, ils avaient vécu dans la journée-même de l’alunissage un autre événement qui avait l’avantage de se dérouler sous leurs yeux, à Alger, et dont ils étaient les protagonistes directs : l’inauguration du Festival culturel panafricain qui devait durer une semaine mais eut l’intensité d’un mois d’animation. Aussi, si Apollo 11 avait impressionné les Algériens, le Panaf devait les marquer. Entre cet auto-qualifié «grand pas pour l’humanité» et la formidable mise en scène du «berceau de l’humanité», le continent africain, c’est cette dernière qui devait l’emporter, sans le truchement de la télévision et de manière vivante, en engouements, passions, émotions, découvertes et rencontres.

Algérien aussi

On a coutume de présenter le Panaf dans sa seule dimension africaine et internationale et on néglige souvent son influence interne sur l’Algérie et sa société. L’indépendance avait sept ans, le coup d’Etat à peine quatre. Le pays subissait encore directement les contrecoups économiques, sociaux et autres d’une longue colonisation et les terribles meurtrissures de sept ans et demi de guerre pour son indépendance.

Les grandes espérances de l’indépendances – que certains nomment illusions aujourd’hui – avaient déjà été échaudées par les luttes de pouvoir et le début de la confiscation historique entreprise dès les premières années. Mais la foi d’un bonheur national, portée par plusieurs générations en lutte contre l’occupation, persistait malgré tout et l’organisation d’un événement de grande dimension, à la fois festif, enthousiaste, motivant et intelligent, ne pouvait que répondre aux espoirs vivaces du peuple.

Que le pouvoir de l’époque ait pensé à utiliser ce formidable tremplin pour en tirer des dividendes de popularité ne fait pas l’ombre d’un doute. Mais cet objectif était sans doute marginal dans sa démarche et si on le rapporte à la vision et la pratique globale de l’autoritaire président Boumediène, capable d’ouvertures mesurées mais étonnantes, on peut en conclure que l’opération visait essentiellement des objectifs de diplomatie et d’influence mondiale.

Il n’empêche que les effets internes furent considérables. Les Algériens, pour lesquels la dignité et le prestige de leur pays étaient (et demeurent) importants, le virent assez valorisé pour commencer à envisager que le coup d’Etat de 1965 pouvait bien être au fond l’action de «redressement révolutionnaire» qu’on leur présentait, d’autant qu’ils avaient été échaudés par les errements et outrances de la présidence Ben Bella.

Jamais pareil événement que le Panaf ne leur avait été proposé. Pour la première fois (la deuxième en tenant compte des liesses de l’indépendance), ils occupaient les rues d’Alger, de jour comme de nuit, sortant en famille, en groupes ou en couples, dans une atmosphère de liberté et de joie, dans de grandes déambulations car la voiture était loin d’être répandue alors. Jamais aussi ils n’avaient accueilli autant d’étrangers, dont de prestigieuses personnalités internationales qu’ils pouvaient croiser sur un trottoir, à la terrasse d’un café ou à la sortie d’un spectacle, aborder et engager des discussions avec eux sans l’ombre d’un protocole ou d’une barrière sécuritaire. Les seuls étrangers que l’histoire leur avait concédés depuis des siècles s’étaient invités d’eux-mêmes.

Mais au-delà des autres, c’est d’abord entre eux qu’ils se rencontraient, ce qu’ils n’avaient jamais pu faire autrement qu’à travers leurs combats historiques, dans la douleur, le secret, l’adversité face à un ennemi extérieur. Là, c’est dans la sérénité qu’ils se découvraient les uns les autres. Bien sûr, la découverte du continent et de ses représentants, dans leur extraordinaire diversité, avait de quoi attirer, passionner et motiver et ils ne s’en privèrent pas. Mais, l’Algérie toute entière étant bien sûr incluse dans les programmes, le Panaf avait agi aussi comme une immense centrifugeuse culturelle des expressions du pays.

Chaque région découvrait les arts des autres, pouvant mesurer leurs richesses mais aussi leurs particularités et ressemblances. L’incroyable succès, par exemple, des danseurs de âalaoui de Beni Ameur (près de Sidi Bel Abbès) avec leurs bâtons de bergers et leurs mouvements virils d’épaule au Stade municipal du Ruisseau fut partout si fort que la télévision nationale les diffusa souvent les années suivantes et que Boumediène les félicita en personne.

Les gens du Sud découvraient la musique andalouse. Les habitants des vieilles cités découvraient l’imzad. La Kabylie découvrait le bedoui, Constantine les achwiqs, etc. Si le Panaf eut lieu à Alger, les télédiffusions lui donnèrent une audience nationale à un moment où les téléviseurs commençaient à se propager et que se poursuivaient les visions collectives chez les voisins ou au café. Assurément africain et mondial, le Panaf fut aussi profondément national et ce ne fut pas anodin qu’il permit aux Algériens de se rendre compte avec fierté de l’influence de leur guerre de Libération dans le monde.

Dans un monde bouillonnant

Toute cette effervescence avait lieu à une époque où le monde vivait de grands événements préfigurant des changements profonds. L’Afrique est alors dévorée de conflits nourris en grande partie par les anciennes puissances coloniales pour conserver leur mainmise et exacerbés par la rivalité des deux camps mondiaux drivés par les USA et l’URSS. En cette année 1969, les pouvoirs sont renversés au Soudan et en Libye par des militaires inspirés du modèle des officiers libres égyptiens. Idem au Dahomey (actuel Bénin) et en Somalie après l’assassinat du président. Des tentatives de coups d’Etat militaires ont lieu en Guinée et en Centrafrique et se soldent par des exécutions.

La contestation sociale et estudiantine au Sénégal, au Mali et en Ethiopie entraîne des répressions de masse. L’Afrique du Sud continue à annexer la Namibie où naît le SWAPO (organisation du peuple d’Afrique du sud-ouest). Des assassinats ou tentatives d’assassinat de personnalités sont signalés ici ou là. Dans les pays arabes, Hafez El Assad prend le pouvoir en Syrie après un coup d’Etat. Yassser Arafat est élu président de l’OLP.

En juillet, l’aviation israélienne détruit les installations anti-aériennes égyptiennes. Le reste du monde n’est pas plus apaisé. Nixon devient président des Etats-Unis. La conférence de Paris sur le Vietnam est ouverte, mais la situation s’envenime sur le terrain où des renforts massifs américains parviennent. C’est aussi l’année du décès du leader Ho Chi Minh. Il faudra attendre encore quatre ans avant que ce pays ne soit libéré. Des incidents militaires ont lieu à la frontière entre la Chine et l’URSS et aboutissent à un accord de paix en octobre. La Corée du Nord abat un avion de reconnaissance américain.

Crises politiques en Inde, au Pakistan, en Malaisie. Le monde connaît sa première (et dernière ?) guerre du football entre le Honduras et le Salvador ! En France, le général de Gaulle démissionne et est remplacé par Pompidou. Olof Palme devient Premier ministre de la Suède. Le dictateur espagnol Franco prépare son retrait. L’Irlande est à feu et à sang. L’étudiant tchécoslovaque Jan Palach s’immole par le feu pour dénoncer l’occupation de son pays par l’URSS. En Amérique latine, des coups d’Etat militaires ont lieu au Brésil et en Bolivie. Tentative au Panama. Les dictatures y prospèrent et les guérillas se développent deux ans après la mort de Che Guevara.

C’est dans ce contexte bouillonnant que le Festival culturel panafricain a lieu et s’il sera éminemment culturel, il sera aussi fortement politique, les deux dimensions se mêlant de façon souvent directe et sans fard. Ce n’est pas par hasard que Boumediène confie l’organisation de l’événement à Mohamed Seddik Benyahia, son ministre de l’Information. Cet enfant de Jijel qui a étudié à l’Université d’Alger pour devenir avocat est un brillant esprit qui collectionnait les disques de jazz comme plus tard, d’autres, les biens mal-acquis. Engagé dans la lutte de Libération, il a été secrétaire général du GPRA et il a participé aux négociations des Accords d’Evian. Il sera le maître d’ouvrage du Panaf dans une Algérie qui connaît elle aussi une conjoncture particulière.

Au-delà de l’Afrique

Dirigée par un Conseil de la Révolution sous la coupe du colonel Houari Boumediène, elle a nationalisé en 1966 les banques, les mines et les assurances et confirmé l’option socialiste engagée après l’indépendance et traduite par un premier plan de développement triennal. En 1968, la base navale de Mers-El Kebir est récupérée et en 1969 sont lancées les premières élections des Assemblées communales et de wilaya.

Toujours dans le cadre du parti unique, elles sont présentées comme un premier pas vers la démocratie directe. Au plan international, fidèle aux fondements de son histoire, l’Algérie accorde un soutien fort et continu aux mouvements de libération dans le monde. Cela vaudra longtemps à sa capitale la dénomination de «Mecque des révolutionnaires» et le Festival Panafricain sera le reflet démonstratif de cette position de principe de la diplomatie algérienne. Celle-ci sera d’ailleurs très active pour déblayer les difficultés et oppositions qui se présentaient devant la tenue d’une telle manifestation continentale.

Une des plus importantes sera celle du président sénégalais, Léopold Sédar Senghor, grand écrivain et chantre de la négritude, l’une des filières du panafricanisme. En 1966, il a organisé à Dakar, avec le soutien de l’Unesco, le premier Festival mondial des arts nègres qui promeut la «culture noire» et exclut les pays du Maghreb. Les crispations des tenants de la négritude perturberont un moment le projet. Ils camperont assez longtemps sur leur position et jusqu’en 1977, pour l’organisation d’un festival similaire, le Festac, on verra Senghor s’opposer à la présence des pays de l’Afrique du Nord «blanche», entraînant son désaveu par plusieurs pays africains dont le Nigeria, attachés aux statuts et principes de l’OUA (Organisation de l’Union africaine).

L’Algérie et plusieurs autres pays plaident pour un panafricanisme révolutionnaire et dénué de toute connotation raciale. C’est cette tendance qui s’imposera en 1969 en sachant respecter les apports de la négritude et en appelant à son dépassement. C’est donc sous l’égide de l’OUA, dont Boumediène est devenu le président, que se tiendra le Panaf d’Alger avec la participation de tous les pays indépendants du continent car il en reste encore sous domination étrangère, à l’exemple de l’Angola et du Mozambique encore occupés par le Portugal, du Sahara occidental restant espagnol ou de la Namibie annexée par l’Afrique du Sud où règne l’apartheid.

Toutes les organisations en lutte en Afrique sont fortement présentes durant le Festival et la plupart d’entre elles y établiront des bureaux pour plusieurs années : Frelimo, ANC, Swapo, etc. Cette démarche de solidarité et de soutien s’étend aux mouvements issus des diasporas nées notamment de la Traite négrière et l’on verra ainsi le Black Panther Party américain apparaître à Alger de manière spectaculaire avec son leader, Eldridge Cleaver recherché par le FBI, et plusieurs de ses dirigeants ou même le sulfureux Timothy Leary, auteur blanc américain, apôtre de la Beat Generation qui devint un des premiers théoriciens de la cyberculture. Le Panaf prit ainsi, au-delà du continent, une dimension tiers-mondiste dans le sillage des idées de Frantz Fanon.

Le panache du Panaf

Du point de vue culturel et artistique, le Panaf de 1969 fut tout simplement inouï et ceux qui s’en souviennent peuvent témoigner de son envergure miraculeusement condensée en une semaine. Quand les Algériens virent en noir et blanc les images d’Amstrong rebondissant dans l’apesanteur lunaire, ils avaient encore dans les yeux et les oreilles les couleurs et les sons du défilé d’ouverture auquel ils avaient assisté dans la même journée. Sur près de 10 km sur les axes centraux de la capitale et devant, disait-on, 300 000 personnes (énorme pour l’époque), passèrent la cavalerie de plusieurs fantasias du pays ainsi que celle de la Garde républicaine, suivies des troupes de musique et de danse invitées d’Afrique, dont celles de toutes les régions d’Algérie qui se trouvaient pour la première fois réunies.

Une explosion visuelle et sonore sans précédent et une interactivité exceptionnelle avec le public. Le service d’ordre avait fort à faire pour contenir les enthousiasmes, faute de quoi la foule se serait mélangée aux artistes… ce qui se fit d’ailleurs en fin de parcours ! Ces fusions furent par la suite courantes à la fin des spectacles. Ceux-ci avaient lieu dans les stades, les salles, mais aussi dans les quartiers, au cœur-même des cités populaires, produisant des situations aujourd’hui inimaginables.

Les archives filmées montrent ainsi à la Cité des cent Colonnes de Bab El Oued, des danseuses en tenues pour le moins légères devant un parterre de familles qui n’en pensaient pas moins mais dont la tolérance respectait ces autres mœurs. Partout dans la ville, les chants et la danse se répandaient. Les concerts furent aussi courus. Myriam Makeba, la diva sud-africaine qui prit la nationalité algérienne quelques années après, devint la coqueluche des publics, notamment après son concert à l’Atlas où elle interpréta en duo avec Mohamed Lamari quelques chansons en arabe.

Au Mougar, la sublime Nina Simone se produisit deux fois au moins en solo sur piano, quand déjà aux Etats-Unis et en Europe, ses concerts étaient réservés des mois à l’avance et à prix fort. Le grand jazzman Archie Shepp, accompagné de musiciens targuis, livra des improvisations restées dans l’histoire mondiale du genre comme des pièces rares. Autre pape du free-jazz, Le Roi Jones, donna concert et conférence au profit des jazzmen et mélomanes algériens.

Parallèlement eut lieu le Symposium sur la culture africaine, réunissant l’intelligentsia du continent et des diasporas, laquelle rencontre donna lieu au Manifeste Culturel Panafricain, un document de référence qui, par endroits, se ressent d’un certain romantisme idéologique mais pose le caractère indispensable de la protection des patrimoines artistiques africains et de leur développement contemporain à travers la création et la diffusion.

Le cinéma fut de la partie avec des créateurs comme le pionnier du septième art en Afrique, le Sénégalais Sembene Ousmane. Les projections suivies de débats ainsi que les rencontres entre professionnels posèrent les premiers jalons de l’organisation des cinéastes du continent et donna l’impulsion à la création du Fespaco de Ouagadougou. Les autres disciplines ne manquèrent pas le rendez-vous, les arts plastiques, le théâtre, la littérature, etc. Mais aussi l’histoire et l’édition. Pour la première fois, les acteurs et spécialistes de ces expressions ou domaines d’activité se rencontraient et, pour certaines, ce fut la dernière fois, du moins avec cette ampleur.

On ne peut relater ici tout ce qui se produisit alors dans une grande exubérance qui fit d’Alger un lieu magique. Le film du grand réalisateur américain, William Klein, intitulé sobrement Festival Panafricain d’Alger, de même que celui consacré à son compatriote, Eldridge Cleaver (les deux produits par l’Algérie), restituent bien l’atmosphère qui régnait alors mais il faudrait peut-être collationner les rushes du film pour obtenir un déroulé de l’immense rencontre de 1969 qui n’enregistra comme raté notoire que le concert de Taos Amrouche qui aurait été interdit, tandis que les organisateurs affirmaient qu’elle s’était invitée. Mais il se déroula quand même à la Cité universitaire de Ben Aknoun.

Quarante ans plus tard eut lieu la deuxième édition où de nombreux éléments du programme étaient plus qu’intéressants. Mais on ne pouvait restituer l’esprit d’une époque ni l’état d’une ville qui, lors de la première édition, n’était pas encore rongée par de graves problèmes d’urbanisme et des comportements parfois aberrants. Il reste également que l’on n’a pas su capitaliser le premier Panaf pour en faire le tremplin d’une action permanente et non plus seulement événementielle.

L’Union africaine est certes accablée par les nombreux problèmes du continent, mais elle ne semble pas se soucier plus que cela de la dimension culturelle pourtant essentielle au développement, comme l’ont compris d’autres ensembles régionaux ou continentaux. Quant à la diplomatie culturelle algérienne, celle-ci paraît plus comme une chimère. Une question d’argent ? Le premier Panaf a été entièrement gratuit et entièrement financé par l’Etat algérien sans que les citoyens ne meurent de faim et cela deux ans avant que les hydrocarbures ne soient nationalisés.



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