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Avant-première du film documentaire "JSK 1946/1996, Asmi i terbeh"

Il était une fois le Jumbo-Jet…

02 août 2018 à 4 h 22 min

Le documentaire JSK 1946/1996, Asmi i terbeh ou JSK 1946/1996, Joyeuse Saga des Kanaris (avec un K pour former les trois sigles du club), du journaliste-réalisateur Abderrazak Larbi Cherif a été projeté en avant-première, lundi dernier, à la maison de culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou.

Ce film de 90 mn, commenté en kabyle par Larbi Cherif et sous-titré en français, explore à travers des témoignages et des archives l’histoire du club algérien qui détient le plus grand nombre de titres.

La création en 1946, l’accession en deuxième division en 1968 puis au palier supérieur une année plus tard, les titres de championnat, de coupe d’Algérie et les succès à l’échelle continentale sont parmi les faits d’armes savamment expliqués par l’image et le son.

L’épopée footballistique et filmique des camarades du capitaine d’équipe Mouloud Iboud s’arrête en 1996, année qui marque la décadence des représentants de la Kabylie après le véritable raz-de-marée opéré sur la compétition nationale, raflant 12 autres titres, le dernier étant acquis en 2008.

Le Jumbot-JET a également à son actif 5 coupes d’Algérie, dont la dernière durant la saison sportive 2010-2011, ainsi qu’une Supercoupe en 1992. «J’ai préféré faire l’impasse sur cette période de déclin pour deux raisons.

Techniquement, il m’était impossible d’aller au-delà de 90 mn, c’est trop long, d’autre part, j’estime que la période traitée est la plus en vue dans le parcours de la JSK», dit l’ancien journaliste de la Chaîne II et de BRTV, Larbi Cherif.

Le film projeté dans une salle pleine, baignée d’émotion et de nostalgie des temps bénis du football local et national propose des séquences de jeu, de buts, de trophées remis par Boumediène, Chadli et Boudiaf et des scènes de liesse dans la rue et les stades après chaque consécration des maîtres à jouer des Jaune et Vert.

Le fast… foot des années d’or

Le téléspectateur découvrira en outre des témoignages d’anciens dirigeants, d’entraîneurs et de joueurs du club, parmi lesquels Ali Benslama, membre fondateur, Moh Lounis Madiou, 1er président du club après 1962, Amar Haouchine, Belahcène, Fergani, Dali, Sadmi, Amara, Saïb, Ziwotko, Khalef. Le jeune réalisateur du documentaire a fait intervenir d’autres acteurs de la scène sportive, artistique et journalistique.

Il s’agit notamment de Rabah Madjer, Ali Benchikh, Lounis Aït Menguellet et des journalistes Méziane Ourad, Mohamed Haouchine et Rachid Hammoutène, qui ont mis en relief les qualités intrinsèques de l’équipe. Le rôle de la JSK dans la lutte identitaire, le soutien indéfectible du très fan et barde Matoub Lounès au club sont parmi les autres pages d’histoire revisitées.

Un film bien ficelé et documenté, accompagné de chants à la gloire du club, de Lounis Aït Menguellet, Zedeg Mouloud, Matoub Lounès, Mohamed Allaoua, Athmani, Kheloui Lounès, Mohand Saïd Oubélaïd, entre autres.

«C’est plus un film d’histoire que d’actualité. Je suis autonome, je travaille avec mes propres moyens pour ne rendre de comptes à personne. Je parle de la JSK des milieux des abonnés 70-80, qui raflait tout sur son passage. Je n’ai pas pu obtenir toutes les archives souhaitées auprès de la Télévision. Je voulais témoigner de cette joueuse saga, de ce club mythique qui marqué les plus belles pages du football national», nous a déclaré le réalisateur du film documentaire.

C’est la première œuvre du genre dédiée à cette équipe de football évoluant en Ligue I du championnat national. En 2012, un livre, La JSK, itinéraire de la création à la réforme sportive, a été édité aux éditions Zyriab d’Alger par Mustapha Rafaï, ancien joueur et ex-international.

Installé en France depuis 2001, Abderrazak Larbi Cherif est l’auteur de quatre documentaires, Tahar Djaout, Amedyaz ur yettmattat (2011), Kamal Hamadi, Ger Yenzizen, Olivier d’or du meilleur film documentaire du festival du film amazigh en 2010, Ighidd gelmezyen (2007), R’qem di talaght n Maâtqa (1994).

Ces deux derniers produits traitent respectivement du bijou d’Ath Yenni et de la poterie de la région de Maâtkas (Tizi Ouzou). Son avant-dernier-né artistique intitulé Cheïkh El Hasnaoui, de la Maison blanche à l’Océan bleu, réalisé en collaboration avec le journaliste Méziane Ourad, a décroché le prix du meilleur scénario lors de la 14e édition du film amazigh, qui s’était tenue à Tizi Ouzou en novembre 2014.

Les films documentaires de Larbi Cherif sont diffusés en version kabyle et arabe, voire dans la langue de Molière, pour celui dans lequel il fait connaître l’orfèvrerie de la région d’Ath Yenni.


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