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Disparition de Mohamed Seghir Hadj Smaïn : Il était un des membres fondateurs du Théâtre national algérien

07 septembre 2021 à 10 h 14 min

L’acteur, comédien, metteur en scène et ancien directeur du Théâtre régional de Constantine (TRC), Mohamed Seghir Hadj Smaïn, a tiré sa révérence hier matin. Il est décédé aux Etats-Unis où réside son fils. Il était parti pour un séjour avant la pandémie de  Covid-19. Il y est resté bloqué après la fermeture des frontières.

L’annonce de son décès, confirmée par sa famille à Constantine, a fait le tour de la ville, suscitant d’énormes regrets parmi ses anciens compagnons au TRC, surtout que l’homme était connu et respecté pour sa bravoure, sa droiture, son intégrité, son honnêteté et surtout par son dévouement pour le théâtre pour lequel il a consacré les plus belles années de sa vie, sans oublier des passages mémorables au cinéma. Né le 29 octobre 1932 dans le quartier de Sidi Djeliss à Constantine, Mohamed Seghir fera son apprentissage au théâtre en côtoyant Cherif Chouaïb (1922-2008), l’un des grands militants du mouvement des Scouts musulmans à Constantine. Il sera aussi influencé par Brahim Amouchi, un monument de la culture. En 1952, il fera la connaissance de Toufik Kheznadar, qui dirigeait la troupe «Ahl El Kahf».

Le 20 avril 1952, Hadj Smaïn prendra part à la pièce théâtrale Les oiseaux voraces (Al Toyour al mouftarissa). Il rejoindra plus tard les troupes «Alef leïla oua leïla» (Mille et une nuits) puis les «Amis du Vieux Rocher». Il a suivi un stage de formation d’animateur en France, qui lui sera bénéfique dans sa future carrière de comédien.

Après l’indépendance, il rallie le Théâtre national algérien (TNA) en 1963, où il sera parmi les membres fondateurs de cette prestigieuse institution. Il aura l’honneur de faire partie de la première génération des comédiens professionnels de l’Algérie indépendante. Il jouera dans le célèbre feuilleton El Hariq (L’Incendie) en 1977, puis El Intihar (Le suicide) en 1978. Au cinéma, il fera des apparitions dans les films de Mohamed Lakhdar Hamina, dont Le Vent des Aurès (1966), Chroniques des années de braise (1974) et La Dernière image (1986), et aussi ceux de Merzak Allouache, Les Aventures d’un héros (1979) et L’homme qui regardait par les fenêtres (1986), ainsi que le film Les Déracinés, de Lamine Merbah. Les cinéphiles algériens retiendront surtout sa prestation dans le téléfilm de Moussa Haddad, Les Enfants de Novembre, produit en 1970, mais aussi son rôle dans le film culte de Amar Laskri, Patrouille à l’Est, en 1971.

En 1977, Hadj Smaïn sera nommé directeur du Théâtre régional de Constantine (TRC). Une mission qu’il assumera pleinement jusqu’en 1994. Hadj Smaïn mettra en scène trois pièces : Errafdh (Le refus), en 1982, avec Abdelhamid Habbati et Amar Mahcen, Essakhra (Le Rocher), en 1983, et El Kelma (La parole), en 1984.


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