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Publication. Kateb ou la liberté

Hommage collectif de 17 auteurs

02 février 2019 à 10 h 00 min

Trente ans après la mort de l’écrivain Kateb Yacine, dix-sept auteurs algériens
et étrangers lui rendent un vibrant hommage à travers la publication d’un remarquable essai.

la fois romancier, poète, essayiste et dramaturge, le regretté Kateb Yacine reste l’un des plus grands écrivains algériens. Réputé pour sa plume élégante et son franc-parler, son œuvre continue de traverser le temps et de subjuguer des lecteurs de tous les âges et de toutes les nationalités.

A l’occasion de la tenue du 2e Salon international du livre d’Alger, les éditions Sédia ont publié un essai collectif intéressant intitulé Kateb ou la liberté, sous la direction de l’universitaire Yahia Belaskri.

En quatrième de couverture, il est mentionné que Kateb Yacine «est certainement celui qui se confond intimement avec la notion de liberté, celle entendue dans tous les sens, autant philosophique que politique, ou dans la création. La liberté du poète est complète dans ce qu’il choisit de faire, dire, créer…

C’est cela même Kateb Yacine. Cet ouvrage, très subjectif, non exhaustif, est un rappel de ce que fut le poète et l’homme, vu par des poètes, des universitaires, dramaturges, journalistes et amis.

Il se veut résolument amoureux de l’œuvre du poète qui résonne aujourd’hui encore, au moment où les esprits se ferment et les libertés se rétrécissent. Kateb Yacine, le poète libre, nous enseigne aujourd’hui, comme hier, la nécessité d’être debout face aux pouvoirs quels qu’ils soient, à partir du moment où il y a menace pour la dignité des hommes».

Dix-sept écrivains, romanciers, poètes, essayistes, ou encore journalistes, ont pris leur plume pour venir conter, en quelques lignes, cet amour de l’œuvre katébienne, mais avec un dénominateur commun : celui de mettre l’accent sur l’esprit de liberté de cet intellectuel hors pair.

Parmi ces intellectuels pluriels, citons, entre autres, Zineb Ali-Benali, Yahia Belaskri, Tahar Djaout, Hafid Gafaïti, Stéphane Gatti, Paul Giraud, Hubert Haddad, Brahim Hadj-Slimane, Amin Khan, Rym Khène, Hans Jordan Kateb, Bernard Magnier, Adlène Meddi, Salah Oudahar, Claire Riffard, Madeleine Riffaud ou encore Eric Sarner. Hans Jordan Kateb, qui n’est autre que le fils de Kateb Yacine, présente un texte intitulé «Une étoile brillante en marche à travers le temps» dans lequel il voue toute son admiration à son défunt père.

D’emblée, il souligne que l’œuvre de Yacine n’a rien perdu de son lustre magique et que Yacine, lui-même, avait un cœur qui lui permettait de faire rayonner la dignité de son Algérie bien-aimée.

Hans Jordan Kateb revient sur sa toute première rencontre avec son père, au centre familial de Ben Aknoun, dans les années 80’ où il a fêté ses 21 ans en présence de son frère Amazigh, de sa sœur Nadia, ainsi que de ses tantes paternelles, ses cousins et ses cousines. «Je sentais, écrit-il, que je faisais partie d’une tribu que je n’avais même pas pu imaginer auparavant, une tribu qui m’appelait dans mon exil en Allemagne, où je suis né. L’Algérie de Yacine et son œuvre précieuse sont comme une étoile brillante.

Etoile qui échappe parfois à l’accès et qui brille et appelle en même temps. Seule une partie du vaste pays dans lequel Kateb a marché à travers le temps s’ouvre à moi. Ce qui reste, c’est l’envie de se rapprocher des ancêtres malgré la distance !»

Dans sa contribution, le vidéaste et scénographe, Stephane Gati, livre un entretien, réalisé en 1986 avec Kateb Yacine, mais avant, il préconise de s’attarder sur la poésie de l’homme : «Kateb Yacine est un poète qui s’est battu sur le terrain de la langue.

Il a mis au cœur de son dispositif de combat l’écriture, et c’est ce don qui témoigne de cet entretien. C’est pour cette raison qu’il ne faut jamais s’éloigner des poèmes eux-mêmes, de leur grandeur et de leurs mystères.»

Dans le témoignage en fragment, Kateb Yacine et Paul Giraud, recueillis par Claire Riffard et Rym Khene, on apprend que Kateb Yacine faisait des séjours seul, ou en compagnie de ses enfants, chez Paul et René Giraud, dans leur maison de Blanhac, en Haute-Loire, se ressourçant au contact de la nature, écrivant, marchant, se réchauffant à leur amitié indéfectible.

En somme, Kateb ou la liberté, est un essai à lire absolument : les témoignages sont empreints de beaucoup de sincérité et d’affection envers ce grand écrivain algérien ayant révolutionné la littérature maghrébine.



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