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Parution. Amar Boudiad, commissaire politique des Aït Oughlis

Hommage à ce frère d’armes

12 février 2019 à 10 h 00 min

Djoudi Attoumi vient de publier son 11e ouvrage sur la guerre de Libération nationale. Il s’agit d’un hommage rendu au commissaire politique des Aït Oughlis, en la personne du chahid Amar Boudiab.

L’auteur de ce livre a tenu à mettre en relief cet officier de valeur, qui l’a recruté dans les maquis en septembre 1956, en l’affectant au PC de la Wilaya III pour renforcer l’équipe en place et participer à la reproduction des décisions du Congrès de la Soummam du 20 Août 1956. Des hommes de cette trempe ne doivent pas rester dans l’ombre.

Il lui paraît important de mettre en valeur son rôle de commissaire politique, avec ses différentes missions et ses exploits, tant dans le domaine politique que militaire, dans le secteur des Aït Oughlis, un territoire au relief difficile. Sa population est caractérisée par un nombre important de gens instruits, qui activaient pour la plupart dans les partis nationalistes, comme le MTLD, l’UDMA, le Parti communiste algérien et les Oulémas. Il a su accueillir des dizaines de jeunes dans les rangs du FLN/ALN et leur donner la possibilité de participer à la guerre de Libération nationale.

Qu’il s’agisse de jeunes étudiants ou de lycéens, de fonctionnaires, ou tout simplement de simples citoyens, Amar Boudiab a su les attirer et les enrôler dans les maquis qui avaient tant besoin de responsables à la hauteur de leur mission, en cette période cruciale de l’année 1956, pendant laquelle l’ennemi lançait une offensive militaire, politique et psychologique.

A un moment, la vallée de la Soummam paraissait à l’ennemi comme un échantillon de ses succès, en la désignant comme la «Vallée pacifiée». Cependant, il avoua quelques mois après qu’elle est devenue «la Vallée pourrie», avant de se lancer dans la politique de la terre brûlée. Et c’est grâce à l’aspirant Amar Boudiab, à ses collaborateurs et aux autres responsables de la région qu’un tel revirement fut obtenu et a forcé la reconnaissance et même l’admiration de l’armée coloniale.

A travers cet hommage à ce commissaire politique, l’auteur a pris l’initiative de donner un aperçu sur le déroulement de la guerre de libération à travers la Soummam, qui a séduit le colonel Amirouche et dont il a fait la «citadelle de la rébellion», telle que désignée par le général de Gaulle.

Le chahid Amar Boudiab s’était distingué par son courage, son esprit d’initiative et son esprit de sacrifice, qui ont fait de lui un officier de l’ALN de valeur. Après sa mort, les armes à la main, vers juin 1958, entre les douars Aït Melikèche et Ighrem (Akbou), il est devenu un exemple pour les combattants et la population de la vallée de la Soummam.

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