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Hocine Redjala. Journaliste et réalisateur : Mon film sur les bandits d’honneur peut donner des idées aux personnes opprimées de par le monde

11 janvier 2019 à 9 h 37 min

El Watan Week-end a visionné en exclusivité plusieurs séquences du film documentaire sur les bandits d’honneur en Kabylie du réalisateur Hocine Redjala. Intitulé Le serment rebelle, ce travail remarquable évoque, entre autres, Ahmed Oumeri, ce personnage légendaire que retient l’histoire et l’imaginaire des populations de Kabylie, chanté notamment par Aït Menguellat, Lounes Matoub, Madjid Soula et d’autres.

 

Vous préparez un documentaire sur les bandits d’honneur de Kabylie, un sujet dont on n’entend pas beaucoup parler. En fait, qui sont-ils, ces bandits d’honneur ?

Les bandits d’honneur et les hors-la-loi, comme les qualifiait l’administration coloniale à l’époque, sont des personnes qui n’ont jamais accepté d’être sous la botte de quelqu’un qui les opprime et ils finissent par basculer vers l’autre côté de la rive.

Ils étaient considérés par le seigneur ou l’Etat aux commandes comme des hors-la-loi, mais ils étaient vus comme des justiciers, parfois même comme des libérateurs par les populations.

Dans l’imaginaire populaire, le hors-la-loi alimente les révoltes et pousse les consciences populaires à se prendre en charge, à ne pas avoir peur des exactions et à aller dans le sens de leur libération.

Le terme «bandit d’honneur» existe depuis longtemps et dans plusieurs cultures. Il y a celui qu’on appelle le «bandit social» qui, par nécessité économique ou misère sociale, est poussé à basculer.

Le déséquilibre social et les richesses mal réparties par le pouvoir poussent ce dernier à voler aux riches pour donner aux pauvres. Mais un bandit d’honneur, c’est celui qui défend sa dignité, sa liberté spoliée et son honneur bafoué.

Les deux concepts sont utilisés. Mais chaque culture a ses propres bandits d’honneur et ses propres bandits sociaux.

Me concernant, cela fait longtemps que je voulais réaliser un documentaire sur ce sujet. Je viens d’un village de Kabylie qu’on appelle Ouadhias (Tizi Ouzou).

C’est une région qui a connu ce phénomène dans les années 1940 jusqu’au déclenchement de la Révolution notamment avec le bandit d’honneur Ahmed Oumeri.

J’ai baigné dans une culture marquée par cette personne. Beaucoup de métaphores ont été construites dans la tradition orale autour de lui.

Je me suis dit qu’il fallait se pencher sur l’histoire de ce personnage très particulier. Mais pour le sortir du tourbillon de l’oubli, il a fallu s’amarrer à l’universalité. J’ai eu un océan d’informations.

L’idée, donc, était de réaliser un documentaire avec une approche internationale car en fouillant dans les cultures du monde, j’ai trouvé beaucoup de choses intéressantes à explorer sur ce sujet.

Lesquelles justement ? Pouvez-vous nous en donner quelques exemples ?

Il y a beaucoup de bandits d’honneur qui sont connus dans le monde tels que Marion du Faouët la Bretonne, Carmine Crocco E Michelina Di Cesare l’Italienne, lez Corses Danielle Casanova et Castelli, Lampiã le Brésilien, Benzelmat l’Auresien, etc.

Ce sont des justiciers qui ont été retenus par l’histoire et qui ont alimenté bien des légendes dans leurs cultures respectives. L’exemple le plus connu peut-être serait Robin des Bois. De par le monde, là où il existe des exactions, il y a toujours des personnages qui rebellent.

Chez nous aussi, dans les cultures berbères d’Afrique du Nord, des hommes libres qui refusaient d’être dominés ont existé de par l’histoire. Nous avons beaucoup d’exemples comme après les pacifications qui ont émaillé l’histoire.

Il y a toujours des personnes qui se sont révoltés et qui ont démarré des petites révolutions personnelles. Je pense notamment à Jugurtha qui a levé une armée et qui s’est retrouvé dans les geôles de Rome, ou Dihya qui s’est révoltée face à la culture arabo-musulmane qui était perçue comme envahissante.

Il y a aussi beaucoup d’autres exemples mais l’accentuation de mon documentaire fait référence à l’Algérie et se situe entre 1830 et la colonisation française.

Revenons au personnage-clé de votre documentaire. Pouvez-nous dire qui était Ahmed Oumeri ?

Avant d’arriver à Ahmed Oumeri, il faut savoir que durant la colonisation française, la Kabylie n’a été mise sous soumission qu’à partir 1857. Au tout début, les Français se sont cantonnés dans les grandes métropoles. C’est en novembre 1839 que le gouvernement de Louis-Philippe dut se résoudre à la conquête totale.

Il fallut encore dix ans pour soumettre les Aurès, la Kabylie et les oasis du Sud. Ce qui veut dire qu’il y avait eu beaucoup de résistances. Entre autres, dans le village d’Aït Bouaddou d’où il est issu, Ahmed Oumeri – qui a participé au soulèvement de 1857 – la population a été poussée à se retrancher dans les hautes montagnes après avoir subi beaucoup de pertes.

Les villageois ont été décimés et expropriés de leurs rares terres fertiles. Après avoir passé beaucoup de temps en montagne dans le froid et la neige, ils ont décidé de descendre vers les plaines pour reprendre des forces et participer à l’insurrection de 1871.

Les villageois d’Aït Bouaddou se sont aussi insurgés en 1871. Il y a eu beaucoup de morts parmi eux et plusieurs déportations. La famille d’Oumeri avait subi aussi la même chose. Il y a même un adage sur cette perte : «Wi bghan ad yissin xellu, adi muqel s adrum nath hemmu.»Il y a eu donc une résistance très ancienne, ce qui poussa Ahmed Oumeri à prendre le maquis à partir de 1941.

Les inégalités et les exactions de l’administration française, appuyée et soutenue par les supplétifs qui travaillaient avec la France, l’ont révolté. Ahmed Oumeri est un peu dans la continuité d’une certaine résistance à partir de 1871, qui s’est soldée par de grandes expropriations terriennes et par des déportations dans les bagnes, notamment à Cayenne et en Nouvelle Calédonie.

A cette époque, de petits groupes ont donc vu le jour, dont les plus connus sont ceux d’Arezki El Bachir (Arezki L’bachir) et des frères Abdoun.

C’étaient des résistants kabyles qui n’ont pas accepté d’être dominés. Les frères Abdoun, déportés à Cayenne, ont dû s’évader pour revenir en Kabylie, reconstituer leur groupe et se venger, après un périple au Brésil et dans les iles australiennes.

Cinq personnes du groupe d’Arezki L’bachir ont été guillotinées sur la place d’Azazga. J’ai fait un travail de recherche dans les archives d’Outre-Mer, en France. J’ai trouvé beaucoup d’informations sur les différents groupes constitués un peu partout en Kabylie.

Les rapports de l’administration française ou de la presse qui couvrait les événements faisaient beaucoup référence à cela. Ces groupes ont muté à partir de l’immigration qui a débuté dès 1905.

Les premiers flux migratoires kabyles sont partis en Europe dans le but de travailler pour racheter les terres que l’administration coloniale française voulait bien leur rétrocéder ou revendre. Donc, c’est en Europe que la mutation a été faite. Et c’est cela qui a changé la façon de résister des bandits d’honneur.

C’est-à-dire ? Comment la migration a-t-elle changé leur façon de résister ?

Les premiers immigrés étaient venus d’Algérie et surtout de Kabylie, qui a connu un grand flux migratoire, à partir de 1905. Ils sont venus travailler particulièrement dans les usines à Marseille suite aux grèves observées par les travailleurs italiens, espagnols et portugais.

Une fois recrutés, ils sont remontés vers le Centre et le Nord, du côté de Paris (Levallois) dans les bas-fonds, dans les hauts fourneaux de la carrosserie et dans les tunnels du métro. Puis ils sont partis vers le Nord dans les mines de charbon de Lille.

Le grand tournant s’est fait au moment des grandes mutations politiques à l’échelle internationale, avec la reconsidération du mouvement communiste qui aidait les travailleurs et les mouvements libérateurs qui revendiquaient la libération de leur pays.

Les travailleurs algériens ont compris que la France n’avait pas une idée unilatérale et qu’elle était traversée par des courants politiques différents.

Ils ont compris aussi qu’il était possible de se battre autrement. Ils ont intégré dans ce sens des mouvements syndicaux et des partis politiques surtout de gauche. Ce qui a donné lieu, à partir de 1920, avec les Berbères du Rif et de Djerba, l’Etoile nord-africaine. Celle-ci était constituée à 90% de Kabyles.

Et concernant Ahmed Oumeri ?

Ahmed Oumeri a été envoyé, lui aussi, par son père en France pour travailler. Il avait laissé sa femme et ses deux filles à Aït Bouddou. Il a été arrêté puis mobilisé de force, en France, pour la Deuxième Guerre mondiale.

Mais il a fini par déserter car il considérait que ce combat n’était pas le sien. Il a décidé de repartir dans sa région en Kabylie, ce qu’il a d’ailleurs fait. Dès lors, il a été recherché. Il a reconstitué son groupe.

Il a vu les exactions, les maladies et la misère après la Deuxième Guerre mondiale. Il s’est donc rangé du côté des populations démunies sans s’attaquer directement à l’administration française, mais aux supplétifs et aux intérêts de l’administration coloniale.

Il a été rejoint par son ami Hadj Ali Arezki, qui vivait alors en France. Quand il a vu un film de Jean Renoir Le Bled, réalisé en 1919, montrant des femmes kabyles danser pour les colons, il a pris son pistolet et a tiré sur l’écran ! Cette scène troublante l’avait touché dans son honneur.

Il faut noter qu’il a été tué avec Oumeri dans le guet-apens tendu par la gendarmerie française en 1947. C’étaient des groupes qui ont été quelquefois soutenus par la population, parfois redoutés car ils s’attaquaient aussi à des intérêts. On leur collait quelquefois des méfaits qu’ils n’ont pas commis.

Quelles étaient réellement leurs actions ? Des exemples à nous donner ?

Par exemple, ce groupe s’est attaqué en 1942 à la maternité des Ouadhia pour prendre des draps, des serviettes et des objets qu’ils ont redistribué aux populations pauvres. Ils ont attaqué le «Dock Mechtras» où les denrées alimentaires étaient stockées par l’administration coloniale, pour les distribuer à une population affamée.

Ils se sont aussi attaqués à un camion en 1945 pour délester les gros riches qui venaient acheter des bovins de leur argent et le redistribuer à une partie du peuple.

Oumeri, qui redoutait d’être assassiné, avait même demandé à son ami d’épouser sa femme au cas où il était pris. Sa femme et ses deux filles n’avaient pas de quoi manger et n’avaient aucune protection. Cela veut dire qu’il menait surtout un combat politique. Il prenait parti pour le plus faibles aux dépens des plus pauvres.

Mais ils n’étaient que deux dans ce groupe ?

Effectivement. Ils n’étaient que deux personnes mais ils avaient des appuis dans les villages de la région et ils étaient accueillis partout. Ces derniers activaient vers Sidi Ali Bounab dont est issu Krim Belkacem qui était, depuis sa désertion en 1945, au maquis. Le groupe était assez solide. De l’autre côté du Djurdjura, il y avait un autre groupe.

Ils étaient tout le temps en contact mais c’était difficile, à l’époque, d’évoluer en grand nombre.

Mais ils n’étaient pas que justiciers aux yeux des gens. On leur reproche aussi des actes commis contre les populations…

Amed Oumeri était très considéré et redouté en même temps. La tradition orale peut raconter ce qu’elle veut. Elle diffame le fait et elle le traduit autrement. Mais ce qui est intéressant, c’est qu’il est présent dans la poésie kabyle et dans l’imaginaire.

On dit beaucoup de bien de lui. J’ai pu voir les commentaires de sa femme et interviewer sa belle-sœur qui m’ont donné un point de vue «domestique» de l’intérieur de sa famille, et j’ai pu discuter avec les gens qui l’ont côtoyé dans l’immigration.

On dit qu’il y avait eu des bavures et des dépassements, mais nous n’avons pas de preuve ni d’écrit sur ces derniers.

Il n’y a pas de témoignage sur les bandits d’honneur de l’intérieur. Nous ignorons, malheureusement, comment ils pensaient et ce qui les animait de l’intérieur.

Nous savons globalement qu’il y avait une colonisation et qu’ils s’attaquaient aux intérêts de la France. Je vous donne un exemple : quelqu’un a volé les bœufs de transhumance et ils ont endossé le vol Ahmed Oumeri.

Ce dernier a arrêté celui qui l’avait fait et il l’a dénoncé au village. Il y a d’autres actes rapportés aussi. Des personnes ont été détroussées par des individus se revendiquant du groupe d’Oumeri. Bref. J’ai aussi retrouvé dans mes recherches que la presse qui était acquise à la colonisation était aussi dernière plusieurs manipulations sur Ahmed Oumeri.

Elle montait de toutes pièces des scénarios pour discréditer son groupe. Le préfet de Tizi Ouzou saisissait les maires et les brigades dans les régions de Boghni pour couper le contact entre ce groupe et les populations afin d’éviter de donner des idées libératrices. Ils étaient recherchés par l’administration. Mais elle les a finalement tués.
Il y a eu des précédentes tentatives de travail sur ce sujet, mais aucune d’elle n’a abouti.

Pourquoi, selon vous ?

Effectivement. C’est vrai que le sujet est délicat. C’est une histoire encore récente. Il faut savoir que nous sommes appelés à regarder notre histoire en face et ne pas avoir peur d’elle. Il faut surtout la reprendre, scientifiquement parlant. Nous possédons des éléments qui permettent de traiter ce sujet et pas seulement sur Oumeri.

C’est un documentaire soutenu car j’ai travaillé avec des spécialistes, notamment des historiens comme Ali Guenoun et Benjamin Stora, sur la partie des années 1940 et du Mouvement national, ainsi que des anthropologues comme Alain Mallet qui a travaillé sur l’«encyclopédie kabyle», qui a fait beaucoup d’études sur ce sujet et a produit l’un des plus grands corpus sur la socio-anthropologie kabyle, ainsi que l’historien Mohamed Dahmani qui a travaillé dans les années 1970 sur les bandits d’honneur de Boghni.

Une pression venant de qui ?

Ce sont surtout les familles qui ont eu affaire aux bandits d’honneur qui ne veulent pas remuer le couteau dans la plaie, comme je l’ai dit dans l’avant-propos de mon film où j’ai expliqué que ce film est un travail scientifique et n’a pas de parti-pris, flagrant du moins, et qu’on ne veut pas brusquer des familles ou froisser des personnes.

Après, le film est d’actualité au vu du système, du monde actuel et de la situation que nous vivons, du fait que ce film peut donner des idées aux personnes opprimées de par le monde de devenir des bandits d’honneur…

Les bandits d’honneur ont-ils existé dans d’autres régions d’Algérie ou d’Afrique du Nord ?

Oui bien sûr. Il y a un beau livre qui a été écrit fin du XIXe siècle, en 1895, par Emile Viola. Ce dernier était journaliste, dépêché par son journal pour couvrir le procès du groupe Arezki L’bachir et des frères Abdoun. Il en est revenu avec un livre intitulé Bandits d’honneur d’Algérie car il était en contact direct avec ce groupe.

Dans son livre, il a évoqué plusieurs autres bandits d’honneur. Moi-même, j’ai trouvé au tribunal un carton avec plusieurs autres noms dans les Aurès avec Ben Zermat, de Médéa, de Bordj Bou Arreridj… et je les cite dans mon film pour dire que c’est un phénomène qui ne touchait pas seulement la Kabylie.

Dans mon film, je me suis centré sur la Kabylie car c’est ma région, où je maitrise la sociologie des gens. C’est un sujet très vaste mais dont on peut faire un grand film de fiction intéressant. Il faut savoir aussi qu’Oumeri ont été tué en 1947 et un mois après, le mouvement armé de Krim Belkacem a été créé. Benjamin Stora parle de contacts entre Krim et Ahmed Oumeri pour s’organiser et constituer un groupe solide de libération .

Comment arrivez-vous à travailler avec vos propres moyens, pour un documentaire nécessitant un budget important et d’une grande valeur comme celui sur les bandits d’honneur ? N’y a-t-il pas une production qui vous soutien dans ce projet ?

C’est vrai que de l’avis des professionnels, il est quasiment impossible de travailler sans moyens sur des projets parfois budgétivores. Cette idée reçue est purement nourrie par les producteurs et autres réalisateurs proches des systèmes rentiers.

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il suffit d’avoir au moins une caméra professionnelle, un trépied et un micro HF pour pouvoir réaliser des entretiens, faire aisément des images et une immensité de courage et d’abnégation.

C’est évident que la logistique est importante, mais c’est aussi primordial de savoir évoluer avec le peu dont on dispose quand il y a une bonne connaissance du sujet en amont.

Pour le projet de ce film, Le Serment rebelle, qui traite des bandits d’honneur et des hors-la-loi, je l’ai fait avec mes maigres moyens et l’intervention de mon entourage immédiat, en l’occurrence ma famille.

Sur ce travail, j’ai eu aussi le concours de Aziz Sadat, un ami qui m’a soutenu avec une petite somme pour survivre dans les montagnes en enquêtant dans les grottes des hors-la-loi et faisant les images sur les hauts monts.

Sinon, pour la partie faite en France, j’avoue que c’est ma famille qui me soutient dans cette aventure, que d’aucuns situent dans le cadre du cinéma militant. J’ai par ailleurs saisi quelques producteurs pour m’épauler dans la production de ce film de recherche, mais je n’ai malheureusement reçu aucune suite positive.

Parfois, il m’arrive de mettre mes connaissances au profit des personnes pour lesquelles je réalise des films, soit personnels soit institutionnels, en contrepartie d’un pécule qui me permet de progresser dans mes recherches.

Ce film ,qui n’est pas encore fini, nécessitera un apport pour les finitions, la post-production, surtout en ce qui concerne les travaux techniques d’étalonnage et de mixage sonore final. Sinon quelles que soient les conditions, le film finira bien par être vu. Je dispose de toute la matière documentaire. J’espère qu’il sera prêt d’ici début de l’année prochaine.

 

Bio express :

Hocine Redjala est né à Tizi Hibel en 1970 et a grandi à Ouadhias, au sud de la wilaya de Tizi Ouzou. Il intègre la presse écrite dans les années 1990 et travaille notamment pour Le Matin, La Tribune et El Watan. En 1995, il quitte l’Algérie pour l’Allemagne et effectue une formation dans les techniques de la presse filmée et le grand reportage. De retour en Algérie, il lance une agence de presse spécialisée dans le reportage. Hocine Redjala est installé depuis quelques années en France, où il a créé la société de production audiovisuelle RH Prod.

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