Berbère TV met la lumière sur la tuerie du 14 juillet 1953 | El Watan
toggle menu
jeudi, 27 janvier, 2022
  • thumbnail of elwatan10072021




HISTOIRE

Berbère TV met la lumière sur la tuerie du 14 juillet 1953

21 juillet 2020 à 9 h 55 min

Le réalisateur français, Daniel Kupferstein, avait été l’invité de l’émission «Awal» de la chaîne franco-algérienne Berbère TV, dans la soirée du 14 juillet.

Une émission de haute facture. Daniel Kupferstein mérite une invitation d’une chaîne nationale pour éclairer l’opinion publique algérienne.

Un hommage rendu aux 6 militants algériens et leur compagnon français assassinés au niveau de la Place Nation par la police française, lors du défilé à Paris.

Il s’agit d’un énième massacre de militants algériens perpétrés par les éléments de la France coloniale, qui, hélas, est jeté aux oubliettes. «Le délit», jugé inacceptable par les forces de sécurité et la justice de la France coloniale, c’est que les Algériens avaient courageusement brandi l’emblème national et des banderoles au milieu de la foule, afin de revendiquer l’indépendance de l’Algérie, en présence des médias français et internationaux et des populations françaises.

La marée humaine était encadrée par les membres de la sécurité. En effet, la France célébrait la libération contre le nazisme. L’invité, Daniel Kupferstein, s’est déjà illustré par la réalisation d’un documentaire sur les massacres du 17 octobre 1961, et ceux de Charonne (France).

La réalisation et l’écriture du livre, intitulé Les balles du 14 juillet 1953, auront nécessité des appels à témoin, les consultations des archives, des contacts avec les manifestants encore en vie et les membres des familles des témoins de cette tragédie. Le travail aura duré 4 ans.

Le réalisateur français insiste : «Il faut que le mémoire soit transmise aux générations futures, je regrette que le FLN n’ait pas accordé une importance à ces événements qui se sont déroulés avant le déclenchement de la lutte armée.» L’invité de Berbère TV accorde un entretien à notre journal pour affirmer ses opinions sur ce massacre du 14 juillet 1953 à Paris, en précisant que la police avait tiré 213 balles, tandis que le dossier judiciaire ne mentionne que 17 balles.

Des policiers français reconnaissent qu’ils avaient acheté des balles auprès d’une armurerie proche à Paris, afin de contredire les accusations. En plus des 7 militants assassinés, Daniel Kupferstein évoque 40 blessés lors des heurts entre les policiers français et les militants nationalistes qui avaient saisi l’opportunité de la célébration du 164e anniversaire de la prise de la Bastille qui avait eu lieu le 14 juillet 1789, un symbole de la fin de la Monarchie absolue en France.

Les militants nationalistes, soutenus par des sympathisants européens de la cause nationale, ont fait entendre leur voix, alors que l’Algérie demeure l’un des pays colonisés par la France depuis 1830. Selon le moudjahid Mohamed Ghafir, les responsables Mohamed Boudiaf et Didouche Mourad avaient décidé l’acheminement des dépouilles des 6 victimes algériennes vers la mosquée de Paris pour une prière, avant de les transférer vers leurs communes d’origine en Algérie. «Chaque victime était accompagnée clandestinement par des militants du MTLD jusqu’à sa famille pour être enterrée, cet assassinat a donné plus d’idées aux responsables du mouvement national, car une succession de rencontres et d’événements avaient eu lieu jusqu’au déclenchement de la guerre de Libération nationale, le 1er Novembre 1954», conclut Moh Clichy.

Mais pourquoi ces massacres contre les militants algériens en France sont occultés en Algérie, un pays qui veut préserver et perpétuer la mémoire ? Sur cette interrogation, nous avons sollicité le réalisateur français, Daniel Kupferstein afin de nous éclairer sur certains points restés sans réponse.


Advertisements


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!