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Cinéma. Projection du film Héliopolis à Tizi Ouzou

Héliopolis a été le théâtre d’un génocide

19 juin 2021 à 10 h 01 min

«La réalité de ce qui s’est passé en 1945 à Guelma était plus dure que la fiction que j’ai proposée», a considéré le scénariste, réalisateur et producteur Djaâfar Gacem.

Le réalisateur Djaâfar Gacem poursuit l’opération de promotion de son premier long métrage de fiction Héliopolis, produit par le Centre algérien de développement du cinéma (CADC) , avec le soutien du ministère de la Culture et des Arts. Après Laghouat, Constantine, Oran et Alger, le film a été projeté, mercredi après-midi, à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, en présence du réalisateur et de son équipe artistique.

C’est un film dans l’histoire qui revient sur les raisons qui ont mené aux manifestations du 8 Mai 1945, ainsi que les boucheries perpétrées par l’armée française contre la population civile, à l’instar de celle d’Héliopolis, la bourgade martyre située dans la région de Guelma, où a eu lieu l’incinération de centaines de cadavres de musulmans algériens massacrés entre le 8 mai et le mois de juin 1945.

L’histoire d’une famille algérienne

Le film dépeint en outre, à travers le vécu d’une famille algérienne, les conditions sociopolitiques de la population musulmane durant cette période ayant amené le déclenchement de la glorieuse Révolution 1954-1962, et son engagement indéfectible pour la cause nationale. La trame d’Héliopolis sorti en 2020 captive artistiquement et émeut historiquement.

Connu et reconnu pour son savoir-faire dans ce domaine de création, Djaâfar Gacem, qui est également scénariste de talent, ne laisse rien au hasard dans toutes ses productions qui l’ont révélé aux téléspectateurs depuis les sitcoms très suivis, tels que Nass Mlah City (2001), Djemai Family (2008) et Soltane Achour Acher (2015).

A l’affiche dans plusieurs salles de projection, Héliopolis, son toutdernier–né dans la production, a eu un écho favorable depuis son lancement le 20 mai dernier, et ce, en dépit de la crise aiguë que vit le 7e art national ces dernières années, notamment le tarissement des ressources de financement destinées aux projets cinématographiques et le manque de moyens techniques, a-t-il fait savoir, lors de la conférence de presse précédant la projection de son film dans la grande salle de la Maison de la culture de Tizi Ouzou. Répondant aux questions des journalistes, Djaâfar Gacem a estimé que le titre Héliopolis n’est pas anodin.

«Il est symbolique», a-t-il soutenu. «La réalité de ce qui s’est passé en 1945 était plus dur que la fiction que j’ai proposée. Les massacres étaient plus nombreux et Héliopolis a été le théâtre d’incinérations de milliers de morts algériens d’où la symbolique de Héliopolis», a commenté le cinéaste, qui s’est montré très satisfait par l’accueil réservé par le public à son film à travers les wilayas où il a été présenté.


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