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François Gouyette, nouvel Ambassadeur de France : «C’est un couronnement, l’Algérie est de toute première importance…»

15 octobre 2020 à 10 h 25 min

Deux semaines après son arrivée en Algérie, le nouvel ambassadeur de France, M. François Gouyette, a participé à une rencontre informelle, le mardi après-midi, à l’Institut français, à Alger, et ce, en présence d’un aréopage constitué de femmes et hommes de culture, des éditeurs, des écrivains, cinéastes, des acteurs, des universitaires, des artistes et des journalistes.

Cette première sortie publique informelle, modérée brillamment par le journaliste Fayçal Métaoui, fera découvrir à l’audience un ambassadeur fraîchement en poste en Algérie, M. François Gouyette, ne ressemblant guère à ses prédécesseurs.

Il excelle dans la langue arabe et le dialectal, il possède une connaissance encyclopédique de la musique arabo-andalouse, il déclame des vers du grand poète et troubadour Mostefa Ben Brahim (1800-1867), c’est un grand mélomane, notamment le hawzi, le malouf ; il saluera le cinéma de Lakhdra Hamina, de Merzak Allouache et celui intimiste de Mohamed Bouamari (Le Charbonnier), il est impressionné par l’originalité et la qualité de la jeune écrivaine Kaouther Adimi (Nos Richesses) ainsi que Yasmina Khadra, Kamel Daoud, Samir Toumi, Mohammed Arkoun, il adore les grands Dilem, Le Hic, Slim. Et c’était un fervent auteur de la radio Chaîne 3 qui passait à l’époque Georges Chelon et Léo Ferré (qui s’étaient produits dans les années 1970 à Alger).

«Je suis heureux d’échanger les idées et les souvenirs. Mes parents ont vécu en Algérie. Ils ont quitté l’Algérie dans les années 1950. Je venais souvent en Algérie dans les années 1960 et 1970. A Alger, je marchais à travers le tunnel des facultés, j’allais à la place Kennedy, à El Biar par bus… J’allais en Kabylie où j’étais accueilli chaleureusement dans des familles algériennes. A Blida, Biskra, El Oued aussi. Où j’ai appris l’arabe dialectal et quelques mots en kabyle. Mon père parlait couramment l’arabe dialectal et le kabyle.»

Il a vécu à Akbou et Béjaïa. «La baie des Aiguades avait subjugué ma mère… J’aimerais découvrir Annaba, Oran, Tlemcen, Constantine…» C’est un couronnement dans une carrière – c’est le dernier poste d’ambassadeur pour M. François Gouyette. «L’Algérie est de toute première importance… A la fin des années 1990, j’avais accompagné en Algérie Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l’Intérieur…».

M. François Gouyette, à l’occasion de cette rencontre, affirmera la consolidation de la coopération entre l’Algérie et la France en matière d’éducation, enseignement supérieur, la formation professionnelle et bien les métiers d’arts.


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