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Forum de la Cinémathèque algérienne : Palestine, mon amour

22 mai 2021 à 15 h 56 min

Dans le cadre du forum de  la cinémathèque algérienne-dont c’était la reprise-, après une trêve sanitaire forcée, une conférence-débat a été organisée hier matin au  musée du cinéma-rue Larbi Ben M’hidi, à Alger et ce, en solidarité avec le peuple palestinien 

Cette  rencontre, animée par Fayçal Metaoui, journaliste et critique de cinéma, Faycal Chibani, journaliste à l’ENTV et Mohamed Abido, journaliste, critique de cinéma et écrivain syrien, a été modérée par  Salim Aggar, directeur de la Cinémathèque algérienne. Les thèmes abordés lors cette conférence-débat portaient sur un questionnement. Quel impact le cinéma a sur la cause palestinienne? Existe-t-il aujourd’hui un cinéma palestinien ou une production cinématographique palestinienne? Qui soutien financièrement le cinéma palestinien?  

Introduisant cette thématique, le directeur de la Cinémathèque algérienne, Salim Aggar déclarera : «  Nous organisons des thématiques et des cycles de films portant sur le cinéma mondial et bien sûr, sur celui arabe et plus particulièrement palestinien. Cela fait partie de notre ligne éditoriale. Donc, nous avons organisé la semaine dernière une rétrospective du cinéma palestinien. Pour clôturer ce cycle, nous avons prévu cette rencontre-débat en invitant des experts et des critiques de cinéma ayant déjà travaillé avec des réalisateurs palestiniens. Et justement, parler de la résistance du peuple palestinien…Aujourd’hui, nous observons une halte pour effectuer un bilan sur le cinéma palestinien…Je suis fier de participer à ce débat… ».

« The Present » de Farah Nabulsi, nommé aux Oscars en 2021

Le journaliste et critique de cinéma, Fayçal  Chibani, évoquant le volet historique filmique palestinien, dira : «    je voulais revenir  sur le film Ahlam Tahakakat, avant 1948. Après, il eut le cinéma de résistance avec Mustapha Abou Ali, en 1973. Avec le film Aâid ila Haïfa du cinéaste irakien Kassem Hawal… Les expériences sont nombreuses. Jean Chamoun, cinéaste libanais, le film Nahr el Bared, Sabah el Kheir ya Beyrouth, Kais Ezoubidi avec Asslak, Nida el Ard, Sawt…, Palestine Sidjil  Chaâb…Et puis,  ce fut  le court-métrage «  The Present » de Farah Nabulsi, nommé aux Oscars en 2021… ». 

Mohamed Abido, journaliste, critique de cinéma et écrivain syrien, abordera la représentativité du cinéma palestinien et sa cause juste : «  Le cinéma palestinien est un acte militant avant tout. Le cinéma  syrien a été le premier à produire  le film Kafr  Kassem de Borhane Alaouié en 1975. Avant, 1967, c’était empirique. Après,  ce fut un cinéma plutôt  militant que cinématographique.  Le Palestinien Michel Khalifa a été le premier à filmer sur cette terre occupée, colonisée. Il n’y a pas d’entreprises  palestiniennes mais israéliennes qui produisent les films. 

Donc,  les cinéastes palestiniens  et  leurs œuvres  sont  censurés.  Il faut une langue culturelle différente. Quand  votre ennemi est intelligent,  alors on utilise  une  approche  autre, en créant une nouvelle langue concurrençant  celle de l’occupant,  pour imposer la cause palestinienne. Jean-Luc Godard Helmut, Ken Loach ont soutenu le peuple palestinien et son combat… ».

« L’unique  pays arabe qui soutient le film palestinien, c’est le Qatar »

Fayçal Metaoui, journaliste à 24H Algérie et critique de cinéma répondra à la question «  

qui produit les films palestiniens? « : « le cinéma palestinien  est sous embargo. Certains cinéastes palestiniens, pour contourner  la censure  israëlienne,  dans les festivals sauf à  Berlin,  changent  le discours pour passer le message avec un  apport esthétique…Comme la «  palestinisation du monde ». La dictature sécuritaire. Un char dans New York. Le film  Dégradé  réalisé par Arab Nasser et Tarzan Nasser avec Hiam Abbass, Victoria Balitska, est un exemple. 

Une famille mafieuse a volé le lion du zoo de Gaza et le Hamas décide de lui régler son compte ! Prises au piège par l’affrontement armé, treize femmes se retrouvent coincées dans le petit salon de coiffure de Christine. Ce lieu de détente devenu survolté le temps d’un après-midi va voir se confronter des personnalités étonnantes et hautes en couleur, de tous âges et de toutes catégories sociales…Une  histoire humaine, avec un message subtil…Ghost Hunting de Raed Andoni, docu-fiction avec  de vrais détenus.  Où il délivre un message   indirect  pour  atteindre le but et faire passer le message. Contre les thèses israéliennes…Le mur de la honte qui se dresse devant tout un peuple  à 200 m…Il faut faire 200 km pour rendre visite à  votre famille de l’autre côté, à deux pas… ». 

 

A propos du soutien au film palestinien Fayçal Metaoui indiquera : «  le soutien européen, est Euromed où  figure Israël avec une ligne éditoriale « soft’…Le recours à  l’esthétisme, c’est  pour interpeller le monde, pour dénoncer le racisme, l’apartheid…Les films palestiniens ne sont pas distribués en Algérie. Et  dans les pays arabes, c’est un leurre. L’unique  soutien  au  cinéma Palestinien,  provient  du Qatar, c’est le seul pays arabe… ».  Une anecdote a été relatée par Salim Aggar, directeur de la Cinémathèque algérienne : « 
Hassan Nizar, cinéaste palestinien, un réfugié, était venu d’Amman, dans le cadre des 1eres journées cinématographiques d’Alger en 2009.. Mais pour rejoindre l’Espagne, à l’aéroport d’Alger, il présentera un passeport israëlien. Il a failli créer un incident diplomatique. Alors que lui critiquait son collègue et compatriote, le  réalisateur Elias Souleiman d’être « soft » avec l’Etat hébreu… ».  


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