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mardi, 27 juillet, 2021
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Feuilleton Yemma II sur la chaîne TV Djazairia One : Les bons, les brutes et les truands

24 avril 2021 à 10 h 10 min

Parmi les feuilletons du Ramadhan 2021, les plus en vue (et vus) figure celui de Yemma –diffusé par Djazairia One -dont c’est la deuxième saison réalisée par le réalisateur tunisien Madih Bélaïd qu’on ne présente plus et qui confirme la dimension maghrébine du petit écran et pourquoi pas celui du grand.

Madih Belaïd, scénariste, réalisateur et documentariste (de renommée internationale), révélé en Tunisie par des feuilletons comme Noudjoum Ellil I et II, Naouret Lahwa I et II,  El Akaber , et salué en Algérie par  Khawa  I et II, revient avec la suite de Yemma I. Un feuilleton (Yemma II) – produit par Ameur Bahloul (Gosto Event and Production)- captivant et bien ficelé, réunissant des comédiens chevronnés et ceux jeunes au talent prometteur.

Dans le désordre : Mohamed Frimehdi, incarnant un commissaire de police intègre et très humain, Samir El Hakim, Mohamed Reghis, Khaled Benaïssa, Marwa Bouchoucha, Malika Belbey, Sid Ahmed Agoumi, Lamri Kaouane, Mounia Befeghoul, Amine Mimouni, Mabrouk Ferroudji, Chawki Amari (Fatima, En attendant les hirondelles, 143, rue du désert), le journaliste et chroniqueur d’El Watan, jouant le père souffrant de Rostom et pour la première fois au petit l’écran, la comédienne syrienne Khaoula Salem. Le scénario de Yemma II est cosigné par Madih Belaïd et Sofiane Dahmane.

Jamais sans ma mère

Yemma II, en fait, commence par la fin. Dans une atmosphère crépusculaire. Khaled (Mohamed Reghis) est un «légume» bavant, selon toute vraisemblance, dans un asile psychiatrique. Hamza (Mohamed Frimehdi) le commissaire, le contrôleur général de la police nationale est suspendu et rétrogradé. Le fils de Yemma (Malika Belbey, la mère adoptive), le frère de Khaled est mort.

Et ses funérailles sont déchirantes et d’une grande crédibilité scénique et filmique. Et puis, flash-back, sur le mois dernier. Qu’est-ce qui s’est passé ? Tous ces événements, leur succession, leur conjonction.. ? Ca fomente, ça cabale, ça trahit, ça ambitionne, ça manipule, ça tire des plans sur la comète… Khaled, au business florissant, voit sa vie basculer.

Il est déshérité par son père, Omar, le parrain, le puissant baron de la drogue, incarné par le grand Sid Ahmed Agoumi régentant son monde intra-muros et extra-muros. Sans toit, ni voiture, n’ayant pas un vaillant sou… Grandeur et décadence. Khaled ne trouvera refuge que dans le cœur de sa mère et de l’affection de sa fratrie. Et il voudrait renaître de ses cendres.

Car il a toujours été un ambitieux, un gagneur mais dignement avec intégrité, un «ould halal». Une débauche d’intrigues et d’ingrédients composant la recette réussie de ce feuilleton. Les thèmes récurrents sont les vraies valeurs de la vie opposées à l’instinct machiavélique, le rang social des petites gens à la diligente et obscure richesse de ces nouveaux nantis et autres pontes et leur pouvoir grandissant, les nantis de l’informel et l’illicite au pain noir de ceux trimant honnêtement, le milieu carcéral à la quête de respectabilité comme celle de l’ingénu Fadel (Samir El Hakim) voulant reconquérir son honneur. Une tuerie en série dans une jungle urbaine où tous les coups… de gueule et cœur sont permis.

A voir et revoir sur Youtube.


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