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samedi, 08 août, 2020
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Festival Strasbourg-Méditerranée : «Idir, le singulier et l’universel»

09 mai 2020 à 9 h 45 min

Les hommages au chanteur Hamid Cheriet, connu sous le nom d’artiste d’Idir, se multiplient aussi bien en Algérie qu’à travers plusieurs pays du monde.

Le décès du «chasseur des lumières» est considéré comme une immense perte pour la culture universelle. Salah Oudahar, directeur artistique du Festival Strasbourg-Méditerranée qui a accueilli le défunt, lors de ses éditions, a revisité Idir à travers une pensée à la mémoire du regretté. «Adieu Idir. Adieu l’artiste», écrit-il. «Pionnier de la chanson kabyle moderne que tu as portée, semée et fait rayonner aux quatre coins du monde, depuis ton tube légendaire Vava Inouva, il y’a maintenant près de 50 ans», louangeant-il l’artiste qui a marqué, dit-il, sa carrière   «avec sagesse, intelligence et sensibilité et avec bienveillance, le souci de l’autre, de l’ouverture à l’autre.

Le souci du dialogue». Il s’est imposé, ajoute-t-il, avec «cette voix délicate, confiante, douce qui remontait comme du fond des âges, qui rassurait et chuchotait à l’oreille des enfants.

Surmonter la nuit, ses peurs et ses angoisses, ses doutes et ses exils, afin de renouveler  la promesse du matin. Vava Inouva…». «Simple et modeste, vertus premières des femmes et des hommes de qualité, des hommes et femmes de cœur, de culture, de pensée et d’engagement pour la liberté la justice, la dignité, la paix, la démocratie, les droits humains.

Tu étais l’homme des passages, des brassages, des métissages – des langues, des cultures, des mémoires, des musiques, des couleurs, des nuances, des tonalités, des mots, des récits, des diversités, des nouveaux imaginaires, du monde, des héritages pluriels, des identités mêlées, en mouvement, des futurs en commun.

Solidaire de la cause des peuples, des femmes, des invisibles, des oubliés, des sans-voix, des sans-nom, des sans-visage, des minorités politiques, culturelles, linguistiques, opprimées – dont le combat, en premier, pour l’identité, la langue et la culture amazighes (berbère), matrice de ton inspiration, de tes créations et de tes engagements. Tu étais l’homme des ancrages – la Kabylie, l’Algérie, l’Afrique, la Méditerranée…

Et du grand large. D’ici et l’ailleurs, le singulier et l’universel. Des horizons humains… Toi, l’Amazigh, l’homme libre», récite Salah Oudahar.



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