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Festival Mawazine-Musiques du Monde : Réda Taliani submerge la plage de Salé

26 juin 2019 à 14 h 06 min

Des dizaines de milliers de personnes ont réservé un accueil chaleureux et délirant au chanteur algérien, Réda Taliani. Il a été reçu comme une véritable star, lundi soir, sur la plage de Salé( Sla) lors du Festival Mawazine se déroulant du 21 au 29 juin, à Rabat(Maroc)

C’est un accueil de véritable star que la foule innombrable et en délire de scène populaire de Salé(Sla) a réservé au chanteur de raï, Réda Taliani. Une soirée placée sous le signe de l’amitié maroco-algérienne. C’est une plage de Salé (Sla) sentant le sable… show qui a adopté Réda Taliani. « Vous voyez ces milliers de jeunes, et bien, ils sont tous venus spécialement pour Réda Taliani. » nous dira Amin, un jeune festivalier. Et effectivement, 99% du public étaient des jeunes, filles et garçons. D’ailleurs, Réda Taliani, le saluera, entre deux chansons : « Vive la jeunesse ! ». Accompagné par un groupe d’instrumentistes professionnels( claviers, percussions, guitare-lead et basse et trompette-mention spéciale-, et par une chorale grandeur nature, des milliers de choristes-ils connaissent tout son répertoire- Réda Taliani a fait vibrer Salé, sa plage et sa population. Il y avait quelque chose de fébrile dans l’air.

Aux premières notes de Babor, un tube, le public le supplantera en se réappropriant les paroles. Ils chantaient en chœur, simultanément. C’est que Réda Taliani est célèbre ici, en Tunisie, en France et bien sûr en son pays l’Algérie qui l’a vu naître et exploser dans le style raï, lui l’enfant ayant baigné dans la musique…andalouse. Et puis, il les emportera avec Khobj Dar, Nebghik sans pitié, Bayana, Bayana, Va Bene, Chinioui Khaloui, Fe Safina ou encore Pablo Escobar, sa nouvelle chanson, sorti il y a quelques jours.

Mais avec son titre Joséphine, le hit l’ayant révélé avec une vente exponentielle de CD et K7 ( 2004), il arborera sa « keytar »( claviers sous forme de guitare) et jouera avec dextérité- Réda Taliani est un excellent claviériste et compositeur-. Du coup, la plage de Salé (Sla) fut submergée par une vague humaine dansant, chantant et battant la mesure. Réda Taliani, juste avant de monter sur scène nous confiera qu « ’il viendra bientôt se produire en une nouvelle Algérie, de la nouvelle ère, un nouveau président, bien sûr jeune, un sang neuf, frais et juvénile jurant avec le système gérontologique et véreux. ».

Abel Malik, le sage

Avec son flow élastique et sa lenteur énergique, l’Américain Future a marqué de son empreinte la quatrième journée du Festival Mawazine-Rythmes du Monde. Au programme : un concert d’anthologie signé par un artiste hors-norme naviguant à souhait entre la Dungeon Family des années 1990 et la trap-music moderne. Considéré comme l’artiste le plus intéressant de la scène rap Outre-Atlantique, Future a réuni à l’OLM Souissi le public des grands soirs. Avec à la clé une ovation digne d’une mégastar. Lui aussi est l’incarnation du verbe et du rap. Depuis ses débuts fulgurants sur Internet en 2008, avec plus d’un million d’internautes accrochés à ses clips retentissants, OrelSan est devenu une icône de la musique francophone. Sur la scène internationale, sa performance a été à la hauteur de sa réputation : un véritable carton devant une foule hypnotisée par son flow incroyable.

Autre figure au panthéon du hip hop contemporain, Abel Malik a pris sous sa coupe le public du Théâtre National Mohammed V. Et de quelle manière ! Apportant au rap une esthétique nouvelle qui transcende les genres, l’homme aux multiples talents (poète, slameur, écrivain et réalisateur) a livré ses textes les plus forts accompagnés d’une musique irrésistible. Résultat : une standing ovation méritée pour un artiste toujours inégalé.

A Nahda, l’Egypte était à l’honneur avec le concert très suivi de Saad El Soghayar. Ce surdoué de la derbouka a combiné à merveille les influences de la pop orientale et le style classique égyptien. Auparavant, la scène orientale a applaudi Mohammed Assaf, vainqueur de la seconde saison d’Arab Idol en 2013, dont le répertoire entre chansons jabali et titres modernes en fait un ambassadeur incontournable de la Palestine. Au Bouregreg, le public avait rendez-vous avec une formation exceptionnelle. Formée de huit divas réunies dans la lutte contre les violences faites aux femmes, Les Amazones d’Afrique ont réunit les plus grandes voix du continent : Kandia Kouyaté, Mamani Keita, Rokia Koné, Angélique Kidjo…

De Rabat (Maroc) K. Smaïl


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