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Festival international du théâtre de Béjaïa : Le FITB revient samedi prochain

13 février 2020 à 9 h 05 min

Le Festival international du théâtre de Béjaïa (FITB) revient avec une dixième édition dont le contexte politique du pays a rendu impossible la tenue en octobre dernier.

Les organisateurs l’ont reporté pour ce mois de février. Il sera inauguré samedi prochain et se déroulera jusqu’au jeudi 20, soit six jours de représentations pour une édition qui s’annonce au rabais. «La dernière session était une session de transition entre une direction et une autre, cette année, avec les événements que nous connaissons tous, ce sera une séance de rattrapage», a déclaré, avant-hier lors d’une conférence de presse au TRB, Slimane Benaïssa, le commissaire du FITB.

Cette édition sera dédiée à la mémoire de la militante Nabila Djahnine, assassinée le 15 février 1995. Samedi prochain, on commémorera les 25 ans, jour pour jour, de sa disparition tragique. Lettre à ma sœur, un film réalisé par sa frangine, Habiba, sera projeté à l’ouverture de cet acte 10 du FITB qui subira encore les retombées de la crise financière du pays avec la limitation du budget qui lui est alloué et dans lequel les organisateurs ont dû puiser pour l’édition reportée d’octobre (frais de visas et de billets d’avion déboursées). Le festival a opéré une «cure» dans son programme en maintenant une seule pièce par jour.

Comme de coutume, l’ouverture sera musicale et sera cette fois-ci assurée par la troupe mozabite Elwachoul, un orchestre de jeunes musiciens de Guerrara.

La clôture sera également musicale avec un spectacle de Beihdja Rahal. Le cachet andalou de cette soirée est voulu pour faire la jonction avec l’hommage qui sera rendu au comédien Omar Guendouz, 70 ans, né à La Casbah, avec son ambiance chaâbie et andalouse. Un film retraçant sa carrière sera projeté à l’occasion. Entre théâtre, musique et cinéma, trois arts s’accompagneront par moments dans cette édition. Toutefois, le théâtre se doit de disposer du peu de temps qui lui est dévolu.

Le programme théâtral sera inauguré par la troupe du théâtre d’Oum El Bouaghi qui présentera sa production Timenfla (Les fils imbriqués) consacrée en décembre 2018 meilleure pièce dans le Festival national du théâtre amazigh de Batna. Mise en scène par Lahcen Chiba, Timenfla est l’histoire d’un couple qui s’installe en campagne et vit des événements multiples, imbriqués, dans la cellule familiale. L’évocation de la décennie noire et les conflits familiaux n’empêchent pas de faire dans l’humour.

Cette pièce inaugurera le thème de cette édition centrée sur «la famille et l’enfance», un thème qui ne sera, cependant, que suggéré en filigrane par les comédiens sénégalais au programme.

Le Sénégal est annoncé avec deux pièces sur les cinq qui sont au menu. Dans Le musée de Djibril Goudiaby, cinq comédiens se mettront en scène pour raconter l’histoire d’un fils du pays qui, à son retour au bercail, est confronté à un conflit de génération et, surtout, aux gardiens de la tradition locale. Le musée confirmera que le théâtre africain, tout comme sa littérature, est marqué par un fort cachet culturel.

Et cela se vérifiera aussi dans la deuxième pièce présentée par le commissariat du festival comme sénégalaise, mais qui est pourtant du Burkinabè Aristide Tarnagda, Et si je les tuais tous madame, programmée pour le mardi 18. Dans son exil, quelque part dans le monde, Lamine, dans un flux de paroles denses, une quête de soi, s’adresse à une dame qui est devant un feu rouge, à sa femme, son fils et ses parents restés au pays. Sans être un monologue, comme annoncé, la pièce repose sur des dialogues avec des personnages réels et imaginaires.

La France sera présente avec De nos frères blessés, une pièce adaptée du roman de Joseph Andras (2016) et mise en scène par Fabrice Henry. Elle raconte l’histoire de Fernand Iveton, un Français d’Algérie qui s’est impliqué pleinement pour l’indépendance nationale. Le thème de la famille ne sera pas explicitement investi comme dans la pièce tunisienne de Mohamed Ali Saïd Djaraim zawdjia (Crimes de mariage) qui sera, le mercredi 19, la dernière représentation de cette édition.

Parallèlement aux cinq pièces théâtrales, et outre les traditionnels master class, quatre conteurs et conteuses dans trois langues (kabyle, arabe et français) iront à la rencontre des élèves dans les écoles et collèges de la ville.

Ce sera le volet itinérant de cette édition amaigrie. «Ce festival, on le voulait beaucoup plus riche, malheureusement on a dépensé quelque argent pour l’édition prévue pour octobre. Pour la prochaine édition, on souhaite tenir un festival comme nous le désirons, avec de vrais moyens», a déclaré Slimane Benaïssa. Si le FITB reprenait sa date habituelle, sa 11e édition risque d’être la deuxième dans la même année 2020.

K. Medjdoub



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