Festival International du Film Amazigh de Montréal : Une belle sélection, une bonne édition | El Watan
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Festival International du Film Amazigh de Montréal : Une belle sélection, une bonne édition

25 septembre 2018 à 0 h 10 min

Le Festival international du film amazigh de Montréal est de retour dans sa deuxième édition, du 5 au 6 octobre prochain. En effet, c’est au niveau de l’enceinte de l’université Concordia de Montréal que les organisateurs du Festival international du film amazigh déclineront leur programmation. Une programmation qui s’annonce d’ores et déjà des plus riches.

Placée sous le slogan de la liberté, cette seconde édition est parrainée par le réalisateur algérien Belkacem Hadjadj. Ce dernier présentera son long métrage Lalla Fatma n’Soumeur en ouverture de ce rendez-vous cinématographique. Le festival se clôturera le 6 octobre prochain par le parolier Kamel Hammadi, qui reprendra quelques-unes de ses chansons.

Pour le réalisateur et directeur du Fifam, Tahar Houchi, «à l’heure de l’image, force est de constater que celles des nations premières en Afrique du Nord ont de la peine à se construire et à s’épanouir devant les diverses pressions politiques, idéologiques, morales et économiques auxquelles leurs langues, cultures et identités sont soumises.

Ainsi, cette deuxième édition est placée sous le signe de la liberté pour laquelle nous faisons encore beaucoup de sacrifices, devant les relents des politiques négationnistes et répressives des pouvoirs centraux. Non seulement le soutien à la production cinématographique se fait au compte-gouttes et en fonction des calculs politiciens, les libertés d’expression et de la création se retrouvent malmenées. Ainsi, l’expression artistique peine à éclore et à exploser dans sa splendeur».

Le directeur du Fifam note qu’il est urgent que les cinéastes issus des peuples premiers puissent avoir le soutien menant à la maîtrise des moyens d’expression cinématographique, qui leur permettent de se représenter d’une manière juste et authentique. «Il est plus qu’important que les cinéastes puissent traduire en images l’imaginaire, les besoins, les rêves et les aspirations de ces peuples afin de laisser des traces pour les nouvelles générations. Et il est aussi déterminant d’avoir des espaces d’exposition de ces images qui corrigent les clichés, combattent les raccourcis et éclairent les esprits confus».

Le président d’honneur, Belkacem Hadjdaj, estime pour sa part que «la langue et la culture amazighes ont longtemps été marginalisées, voire réprimées, par les pouvoirs en place qui y voyaient au mieux une dimension folklorique résiduelle, au pire un élément de division. Toute revendication identitaire était suspecte, surtout lorsqu’elle s’inscrivait dans une démarche démocratique et progressiste globale. Grâce aux luttes et aussi, malheureusement, aux sacrifices de nombreux martyrs connus ou anonymes, les choses ont évolué».

Et de préciser : «L’acquis le plus important et le plus révélateur de cette évolution positive est bien sûr le statut de langue nationale et officielle reconnue (enfin !) à la langue amazighe par les Constitutions de l’Algérie et du Maroc. Un déni scandaleux a été enfin levé ! Le cinéma amazigh a besoin d’espaces d’émulation, de réflexion et de communication. Là résident précisément l’intérêt et la témérité du Festival international du film amazigh de Montréal.»

Le coup d’envoi du festival sera donc donné par le film Lalla Fadhma n’Soumeur, de Belkacem Hadjadj. Dans la catégorie des longs métrages, on retrouve entre autres, Iperita, du réalisateur marocain Mohamed Bouzaggou, Ayrouwen, de Brahim Tsaki, Augustin fils des larmes, de Samir Seif et Tuzyint, de Rachid Bouider.

Dans le registre des documentaires, seront projetés Racont’Arts, de Yazid Arab, «Salah un Kabyle en Palestine, de Tahar Houchi, Les Berbères d’Egypte, de Dadoud Hassan, Birds, de Louisa Beskri,  Canaria Amazigh,  de Antonyo Bonny et Pablo Rodriguez et Kamel Hammadi Geryenzizen, de Abderrazek Larbi Cherif. Enfin le listing des courts métrages dévoile les titres algériens suivants : Séquence une de Nourreddine Kebaïli, Humain, de Issam Taachit, Une peine à vivre, de Amroun Omar, et Celui qui brûle, de Slimane Bounia.


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