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dimanche, 20 janvier, 2019
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Festival international du cinéma d’Alger : les 9 soirées en détails

30 novembre 2018 à 10 h 00 min

Demain, samedi, aura lieu l’ouverture de la 9e édition du Festival international du cinéma d’Alger (FICA). Une vingtaine de films entre courts-métrages, documentaires et fictions sont en compétition, du 1er au 9 décembre, à l’Office national de Riadh El Feth. Deux salles de projection sont réservées spécialement pour l’événement. La salle Ibn Zeydoun sera le lieu de compétition des films et la salle Zinet sera réservée à la reprojection. El Watan Week-End a sélectionné pour vous quelques films.

 

WAJIB

Samedi 1er décembre
A 18h. Ouverture officielle du festival avec Wajib. Film palestinien réalisé par Annemarie Jacir. Abu Shadi, 65 ans, divorcé, professeur à Nazareth, prépare le mariage de sa fille. Dans un mois, il vivra seul. Shadi, son fils, architecte à Rome depuis des années, rentre quelques jours pour l’aider à distribuer les invitations au mariage, de la main à la main, comme le veut la coutume palestinienne du «wajib». Tandis qu’ils enchaînent les visites chez les amis et les proches, les tensions entre le père et le fils remontent à la surface et mettent à l’épreuve leurs regards divergents sur la vie. A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth.

LIBRE, True warriors et La voix des anges

Dimanche 2
A 14h. 1er film prévu : Libre. Film documentaire réalisé par Michel Toesca. La Roya, vallée du sud de la France frontalière avec l’Italie, Cédric Herrou, agriculteur, y cultive ses oliviers. Le jour où il croise la route des réfugiés, il décide, avec d’autres habitants de la vallée, de les accueillir. De leur offrir un refuge et de les aider à déposer leur demande d’asile. Mais en agissant ainsi, il est considéré hors-la-loi… Michel Toesca, ami de longue date de Cédric et habitant aussi de la Roya, l’a suivi durant trois ans. Témoin concerné et sensibilisé, caméra à la main, il a participé et filmé au jour le jour cette résistance citoyenne. Ce film est l’histoire du combat de Cédric et de tant d’autres. A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth.

A 16h30. 2e film : True warriors. Documentaire allemand réalisé par Ronja Von Wumb-Seibel et Niklas Schenck. A Kaboul, la première pièce de théâtre sur les attentats-suicides a été attaquée par un kamikaze taliban âgé de 16 ans. Dans le public : poètes, peintres, musiciens, acteurs – ainsi que des diplomates et des travailleurs humanitaires. Certains artistes fuient en Europe, mais la plupart décident de rester à Kaboul et reviennent plus forts. Une histoire qui interpelle chaque spectateur : Et moi ? Qu’est-ce qui me passionne assez pour je reste dans un pays en décomposition ? Le Centre culturel français était le seul point de rencontre de ce groupe diversifié d’habitants de Kaboul, Afghans et internationaux – et, comme tout autre lieu confronté à la terreur, son personnel a été confronté à la question suivante : comment allons-nous nous protéger sans sacrifier nos libertés ? A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth.

A 19h. 3e film : La voix des anges Film algérien réalisé par Kamel Laïche. A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth.

Choisir à 20 ans, les enfants du hasard et Mélancolie ouvrière

LUNDI 3
A 14h. 1er film : Choisir à 20 ans. Film documentaire algéro-suisse réalisé par Villy Hermmann. Entre 1954 et 1962, 100 à 300 jeunes Français refusèrent de participer à la guerre d’Algérie. Certains se réfugièrent en Suisse où des citoyens suisses leur vinrent en aide, alors qu’en France ils étaient condamnés et considérés comme traîtres à la patrie. Après l’Indépendance, Villi Hermann se rendit en Algérie afin d’aider à la reconstruction d’une école. En 2016, il est retourné en Algérie et a retrouvé ses anciens élèves. Il a aussi rencontré des réfractaires français habitant en France ou en Suisse. A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth.

A 16h30. 2e film : Les enfants du hasard. Documentaire belge réalisé par Thierry Michel et Pascal Colson. Dans la petite école communale d’une ancienne cité minière, des élèves terminent leur cycle d’études primaires. Ils sont encouragés par Brigitte, une institutrice dont l’enthousiasme prépare ces écoliers à s’épanouir dans un monde en mutation. A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth.

A 19h. 3e film : Mélancolie ouvrière. Drame français réalisé par Gérad Mordillat. Retour sur le parcours de Lucie Baud, première femme syndicaliste et porte-parole féministe du début du XXe siècle. Elle vouera toute sa vie au combat contre «l’infinie servitude des femmes». Une fiction historique adaptée de l’essai de Michelle Perrot. A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth.


Born in battle, Les silences de Lydie, Black spirit, I am not your negro et Rusty boys

MARDI 4
A 14h. 1er film : Born in battle. Court-métrage en présence du réalisateur Yangzom Brauen. L’histoire d’Oneka, enfant soldat, kidnappé par des rebelles. Pour échapper à l’emprise de ceux-ci, qui sont devenus ses maîtres, il se crée un univers personnel imaginaire, à l’opposé de sa réalité, jusqu’au moment où il est acculé à faire un choix entre la vie et la mort. Choix qui scellera son destin.

2e film : Les silences de Lydie. Documentaire réalisé par Aïssata Ouarma venue tout droit du Burkina Faso. Lydie est une jeune fille de 17 ans. Débrouille et fugues à répétition depuis son plus jeune âge sont le quotidien de cette adolescente. Au cours de l’une d’entre elles, elle fait la connaissance d’une camarade sourde-muette. A ses côtés, elle apprendra à survivre dans la rue et ira même jusqu’à simuler être une sourde muette dans une famille d’accueil pendant 9 mois. Ce film raconte la quête d’identité de Lydie à travers les relations conflictuelles avec sa mère, ses absences et ses tentatives de retour à la normale sous le regard bienveillant de la réalisatrice. L’histoire de Lydie, comme un reflet silencieux de l’histoire de sa mère, est l’histoire du pardon et de la rédemption au cœur de toutes les relations humaines. A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth.

A 16h30. 3e film : Black spirit. Court-métrage franco-tunisien réalisé par Chakib Taleb-Bendiab. Un vieil archéologue français, épuisé par la vie mais toujours aventurier, est convaincu qu’il est enfin sur les traces du légendaire clan des samouraïs africains, les «Black Spirits», dans le sahara tunisien. Son voyage mystique est-il juste un rêve ou un moyen d’échapper à une réalité qu’il ne veut pas accepter ? A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth.

4e film : Il sera suivi par I am not your negro. Documentaire américano-suisse et franco-belge réalisé par Raoul Peck. A travers les propos et les écrits de l’écrivain noir américain James Baldwin, Raoul Peck propose un film qui revisite les luttes sociales et politiques des Afro-Américains au cours de ces dernières décennies. A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth.

A 19h. 5e film : Rusty boys. Drame luxembourgeois réalisé par Andy Bausch. Fons, Lull, Nuckes et Jängi ont passé toute leur vie à ne pas se laisser dominer, ce n’est pas maintenant que cela va commencer ! Ensemble, les quatre seniors veulent planifier leur avenir dans une maison de retraite, mais en gardant leur autonomie. Viré de celle où il travaillait comme gardien, Nuckes mène le projet. En tant qu’ancien soixante-huitard, il sait organiser la dissidence, mais tout cela est plus facile à dire qu’à faire. A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth.

Bidoun hawiya, Born in battle, Battle fields d’Enrico Mattéi et la Révolution algérienne et Frères ennemis

MERCREDI 5
A 14h. 1e film : Bidoun hawiya. Court-métrage réalisé par Nayat Ahmed Abdesalam.

2e film. Il sera suivi de Free men, un documentaire suisse d’Anne Frédérique. Raconté par la voix charismatique de Kenneth Reams, c’est un film sur la résilience. Dans le couloir de la mort depuis 25 ans, Kenneth a repoussé les murs de sa cellule pour devenir peintre, poète, fondateur d’un organisme à but non lucratif et organisateur d’événements artistiques – tout en luttant pour la justice. A 18 ans, Kenneth a été condamné pour meurtre sans avoir tiré une seule balle, devenant ainsi le plus jeune détenu d’Arkansas. A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth.

A 16h30. 3e film: Battle fields. Court-métrage réalisé par Anouar Hadj Smaïne. A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth.

4e film : Il sera suivi de Enrico Mattéi et la Révolution algérienne, un documentaire algérien réalisé par Ali Fateh Ayadi. A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth.

A 19h. 5e film : Frères ennemis. Drame français réalisé par David Oelhoffen. Manuel et Driss ont grandi comme deux frères inséparables dans la même cité. Mais aujourd’hui, tout les oppose. Manuel est à la tête d’un trafic de drogue, alors que Driss est devenu flic. Quand celui-ci est promu aux stups, son retour bouleverse les équilibres et met Manuel en danger. A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth.

Central Airport thf, Gauche-droite, Le droit chemin et Le flic de Belleville

JEUDI 6
A 14h. 1er film : gauche-droite. Court-métrage algérien réalisé par Moutii Dridi. Yassine, sept ans, est gaucher, mais son père le force à utiliser sa main droite. A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth.

2e film : Il sera suivi par central Airport thf, un documentaire brésilo-allemand réalisé par Karim Aïnouz. A Berlin, l’aéroport désaffecté de Tempelhof, jadis pièce maîtresse du programme hitlérien de réarmement, sert aujourd’hui d’hébergement d’urgence pour les demandeurs d’asile. Ces vastes hangars s’organisent en ville miniature.

A 16h30. 3e film : Le droit chemin. Film algérien réalisé par Okacha Touita. A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth.

A 19h. 4e film : Le flic de Belleville, une comédie policière française de Rachid Bouchareb. Baaba est flic à Belleville, quartier qu’il n’a jamais quitté, au grand désespoir de sa copine qui le tanne pour enfin vivre avec lui, ailleurs, et loin de sa mère. Un soir, Roland, son ami d’enfance, est assassiné sous ses yeux. Baaba prend sa place d’officier de liaison auprès du consulat de France à Miami afin de retrouver son assassin. En Floride, flanqué de sa mère plus qu’envahissante, il est pris en main par Ricardo, un flic local toujours mal luné. Contraint de faire équipe, le duo explosif mène l’enquête… A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth. (hors compétition)

Arabia et L’autre côté de l’espoir

VENDREDI 7
A 16h30. 1er film : Arabia. Film dramatique brésilien réalisé par João Dumans et Alfonso Uchoa. Andre est un jeune garçon qui vit dans un quartier industriel d’Ouro Preto, au Brésil, près d’une ancienne usine d’aluminium. Un jour, il trouve un cahier de l’un des ouvriers de l’usine. A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth.

A 19h. 2e film : L’autre coté de l’espoir. Film finlandais réalisé par Aki Kaurismäki. Helsinki. Deux destins qui se croisent. Wikhström, la cinquantaine, décide de changer de vie en quittant sa femme alcoolique et son travail de représentant de commerce pour ouvrir un restaurant. Khaled est, quant à lui, un jeune réfugié syrien, échoué dans la capitale par accident. Il voit sa demande d’asile rejetée mais décide de rester malgré tout. Un soir, Wikhström le trouve dans la cour de son restaurant. Touché par le jeune homme, il décide de le prendre sous son aile. A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth.

Clôture officielle avec Une saison en France

SAMEDI 8
A 14h. Arabia. Film dramatique brésilien réalisé par João Dumans et Alfonso Uchoa. A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth.

A 18h. Clôture officielle avec Une saison en France, un film tchadien réalisé par Saleh Haroun. Abbas, professeur de français, a fui la guerre en Centrafrique pour bâtir une nouvelle vie en France. En attendant d’obtenir le statut de réfugié, le quotidien d’Abbas s’organise : ses enfants sont scolarisés et il travaille sur un marché où il a rencontré Carole, sensible au courage de cet homme encore hanté par les fantômes du passé. Mais si le droit d’asile lui était refusé, qu’adviendrait-il d’Abbas et de sa famille déracinée ? Et de Carole, privée du foyer qu’elle a cru reconstruire ? A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth.

L’enfant du diable, Jose Marti : l’œil du canari et Pieds nus dans l’aube

DIMANCHE 9
A 14h. 1er film : L’enfant du diable. Film français d’Ursula Wernly-Fergui. Décembre 1989. Le régime de Ceausescu s’effondre. Le monde découvre, stupéfait, l’étendue de la dictature. Parmi les images qui heurtent les consciences, les centaines de milliers d’enfants enfermés et maltraités dans les orphelinats. Marion est l’une de ces orphelines, une enfant du diable, comme elle le dit elle-même, adoptée par un couple français à l’âge de 6 ans. A 38 ans, elle vient de mettre au monde son premier enfant ; un moment-clé qui la renvoie à sa propre histoire, elle qui fut abandonnée à la naissance. Avec la photographe Élisabeth Blanchet, qui depuis près de 20 ans consacre une partie de son travail aux orphelins de Ceausescu, Marion veut retourner sur les traces de son passé. Nous la suivons dans sa quête, au cours d’un road-movie à travers la Roumanie, 25 ans après la chute du dictateur. «Il m’arrive de penser que je suis l’enfant du diable. Quand j’ai vu leurs visages, j’étais en colère. Ceausescu et sa femme étaient l’incarnation du diable. Comment ont-ils pu rendre un pays aussi misérable ?» Marion. A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth (Film hors compétition)

2e film : Jose Marti, l’œil du canari, réalisé par Fernando Perez. Le film retrace l’enfance et l’adolescence de José Martí, dont notamment son œuvre politique et poétique. José Martí, né en 1853, a donné sa vie, alors qu’il avait 41 ans, pour la liberté de Cuba. A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth. (Film hors compétition)

A 19h. 3e film : Pieds nus dans l’aube. Film québécois réalisé par Francis Leclerc. En février 1927, lors d’une livraison de bois avec son père, le jeune Félix Leclerc fait la connaissance de Fidor, un jeune homme mystérieux. Alors que cette amitié se développe, de dramatiques événements viennent bouleverser Félix et la vie d’un tranquille petit village de la Mauricie. A la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth. (Film hors compétition)

A la Salle Frantz-Fanon de Riad El Feth

LUNDI 3
TABLE-RONDE
A 10h. Une rencontre avec les commissaires les différents festivals nationaux et internationaux sera organisée.

MARDI 4
MASTER-CLASS
A 10h. Atelier Master-Class pour des spécialistes en cinéma pour le documentaire belge Les enfants du hasard réalisé par Thierry Michel en présence de ce dernier.

MERCREDI 5
CONFÉRENCE-DÉBAT
A 10h. Conférence-débat avec André Gazult pour son film Pacifique en Algérie.

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