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Exposition au Novotel de l’artiste Kamel Belhocine : La bougie… dans toute sa symbolique

12 janvier 2020 à 9 h 09 min

La vie est comme une flamme de bougie .Cet adage n’a jamais aussi bien pris son sens qu’à travers l’exposition de Kamel Belhocine, abritée actuellement par le hall de l’hôtel Novotel, à Constantine.

L’artiste a fait de la bougie son produit de prédilection artistique. Il la façonne et en résulte un objet à la fois utile et esthétique. «Une bougie, une vie», c’est l’intitulé de cette exposition originale, aux couleurs chatoyantes et aux senteurs agréables.

Les créations, entourées de pétales de roses séchées, sont sublimées dans une harmonisation de teintes. Ce pharmacien de formation, en dépit d’un cursus académique technique, a toujours veillé à préserver, voire cultiver plusieurs passions. Il a grandi, nous dit-il, dans un milieu familial enclin à des influences littéraires, musicales et culturelles. Un environnement déterminant qui n’ira pas sans impacter ses choix artistiques plus tard.

Collégien, il s’est initié au théâtre, pour développer au fil des années d’autres vocations. Il s’adonnera à la peinture, avant de trouver sa véritable voie artistique. «Je suis de nature curieuse, je vais toujours à la découverte de nouvelles choses et à chaque fois j’en suis ébahi. C’est cette perpétuelle quête du renouveau qui m’a forgé», dévoile l’exposant. Le choix de la cire comme support s’est presque imposé, laisse-t-il entendre. Cette matière première, malléable à souhait, épouse n’importe quelle forme pour se transformer au bout de quelques heures en une magnifique œuvre.

Pour créer ses bougies, Kamel Belhocine se sert de la paraffine et de la cire d’abeille, c’est selon. Cela dépend aussi de la disponibilité et du prix du produit brut sur le marché. «Je mélange les matières et les pigments pour avoir des nuances uniques.» Il travaille surtout la nuit, et c’est dans sa cuisine que sa collection est née. Elle est aujourd’hui exposée dans la ville des Ponts, après qu’elle l’ait été, il y a quelques semaines, à la galerie Mustapha Kateb, à Alger.

Mais outre la notoriété qui s’acquiert à travers ce genre d’exposition, il est plutôt question d’un autre projet, plus laborieux, plus signifiant. Celui de la synthèse d’un parcours multiculturel où la littérature rivalise avec l’art. Kamel Belhocine a fait de cette exposition un prélude à son livre, puisque c’est de cela dont il s’agit. «Depuis une année, l’idée de traduire ma passion sous forme de livre me taraude, je voulais la concrétiser comme un accomplissement d’un parcours où il faut laisser une trace de son passage ; c’est instinctif», se confie l’artiste.

La maquette de ce futur opuscule est fin prête. Chaque bougie exposée est photographiée et accompagnée d’un texte qu’il a lui-même commis. La genèse, La quête, Marche rédemptrice … sont autant de titres pour décrire un sentiment, une aspiration…un souffle de vie. «D’un point de vue imaginaire et minuscule, une métaphore, une métamorphose, se mit à s’émanciper, à s’étendre dans un silence religieux…les gris s’écrasèrent sur les noirs, les bleus émergèrent discrètement pour épouser les verts rutilants afin de faire éclater les limites de l’immobilisme…», écrit-il dans Voyage chromatique. Au-delà de l’aspect romantique que peut suggérer la bougie, c’est le cycle de la vie qui est mis en scène ; l’itinéraire de tout un chacun devant inéluctablement naître, se consumer et s’éteindre. L’exposition, qui se tient jusqu’au 15 janvier, demeure une «très belle» métaphore de la condition humaine.

Naïma Djekhar



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