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L’essayiste française Caroline Fourest

Elle s’essaie au cinéma avec un «film de guerre féministe»

09 octobre 2019 à 9 h 00 min

Elle est connue comme journaliste et essayiste, engagée dans la lutte contre les intégrismes religieux. Avec Sœurs d’armes, la Française Caroline Fourest passe au cinéma pour parler du sort des femmes yézidies dans un film de guerre qu’elle définit comme féministe.

Si on aime les films de guerre – c’est mon cas – et qu’on est un peu féministe – et c’est mon cas –, comment faire autrement que de faire un film sur ce sujet là ?», souligne Caroline Fourest, dans un entretien avec l’AFP. «J’ai été obsédée par cette histoire avec beaucoup de bonheur d’ailleurs, parce qu’elle est terrible, elle est très dure, mais elle est aussi très lumineuse», ajoute-t-elle.

«On est à la fois face au sommet de la misogynie intégriste et face au sommet de la résistance féministe.» Dans Sœurs d’armes, tourné en anglais, qui sort en salles aujourd’hui en France, depuis fin septembre sur les écrans italiens, la réalisatrice s’attaque à un sujet d’envergure, déjà abordé par Eva Husson dans Les Filles du soleil, en compétition à Cannes en 2018 : le sort des femmes yézidies – minorité kurdophone persécutée en Irak par l’Etat islamique – capturées par des djihadistes, transformées en esclaves sexuelles et devenues, pour certaines, des combattantes.

Sœurs d’armes suit l’une d’entre elles, Zara (Dilan Gwyn), séparée de sa famille et vendue à un djihadiste, qui va réussir à rallier ensuite la lutte armée. Elle y retrouve deux jeunes Françaises, Kenza (Camélia Jordana) et Yaël (Esther Garrel), qui ont rejoint une brigade internationale pour se battre aux côtés des combattantes kurdes. L’idée de ce «film de guerre féministe» est venue à Caroline Fourest après l’attentat islamiste à Paris contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo en janvier 2015.

«Je me sentais réellement de plus en plus enragée avec ce que l’on subissait, entre la peur des attentats, les amis en danger, moi-même sous protection policière», raconte la journaliste, qui a travaillé à Charlie Hebdo jusqu’en 2009.

«Dans le même temps, je commençais à lire beaucoup de récits à la fois sur les premières femmes yézidies qui venaient de s’échapper de Daech et sur les combattantes kurdes», ajoute-t-elle. «Très vite dans ma tête, un scénario a commencé à s’écrire.» Pour Caroline Fourest, qui ne s’était jusqu’ici attaquée qu’au documentaire, la fiction s’est cette fois imposée, car, dit-elle, «c’était trop fou, c’était trop romanesque».   


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