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mercredi, 29 juin, 2022
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Clôture de la 1re Biennale algéro-française du design-DZign 2020+1

El Moustach sort sa griffe

29 juin 2021 à 10 h 01 min

La 1re Biennale algéro-française du design-DZign 2020+1 s’étant déroulée du 27 mai au 27 juin 2021, s’est achevée par une performance de haute facture. Celle du talentueux artiste, graphiste et designer El Moustach et n’a pris personne à rebrousse-poil. Il est tombé pile-poil avec ce «happy end».

Hicham Gaoua, alias El Moustach, artiste, graphiste et designer, la star actuelle du design, est celui qui donne une nouvelle vie aux effigies comme celle des défunts Président Mohamed Boudiaf, Matoub Lounès, Dahmane El Harrachi, El Hadj M’hamed El Anka, Al Pacino, Amar Ezzahi, El Hachemi Guerouabi, Bruce Lee, Che Guevara, Cheb Hasni. Et cinéphile, il rendra hommage à l’hilarant et immense acteur Athmane Ariouet à travers cette célèbre réplique «Soug Yemek li maftouh fellil» qui deviendra un projet :  «Sog Ur Mother-is open at night».

Dimanche après-midi, à l’Institut français, à Alger, El Moustach a été l’auteur d’une excellente performance marquant la clôture de la 1re Biennale algéro-française du design-DZign 2020+1.

Nous avons découvert un créateur à l’œil compas qui vient de signer une ligne de vêtement baptisée «Zenka Wear» (habit urbain, citadin). Ce fut un festival, un défilé de mode dédié à la maille de la rue, de la «zenka». Alors El Moustach et son «clan», comme dans la culture urbaine des hipp-hoppers, investira le patio de l’Institut français d’Alger, pour montrer tout son savoir-faire. Et ce, pas du chiffon ni du froufrou.

Le «Street Wear», «Zenka Wear», est le nouveau design d’El Mousatch. Où les sacs Tati sont détournés en maillots, en jerseys du MCA ou CRB, des baggys (pantalon large) deviennent serouels, le lin en latex, le bleu Shangaï est détourné en liquette kaki, camouflage…

Une fashion «moustachue» exhibée par le collectif d’El Moustach, des jeunes filles et jeunes hommes, très sporty et doués. Sans oublier le B.Boy (breakdancer) ayant exécuté des figures de styles très applaudies par l’assistance. Cette ligne de vêtement «made in Algeria» sera très bientôt mise en vente sur internet (e-commerce).

«Zenka wear»

«La 1re Biennale algéro-française du design-DZign 2020+1 a été une rencontre qui m’a aidé à grandir mon potentiel. J’ai effectué une résidence à la Cité internationale des Arts qui m’a permis une ouverture parmi un bouillonnement et rayonnement d’artistes venus du monde entier. Une résidence extraordinaire. Avant tout, j’ai participé à l’élaboration de la charte graphique de la biennale. Je remercie Feriel (Feriel Gasmi Issiakhem, commissaire de cette grande Biennale) pour m’avoir donné cette opportunité.

Réinventer la ville par le design (thème de la biennale) a été un défi pour moi comme artiste, graphiste et designer. Mon approche portait sur les habitants de la ville, les Algérois. Et spécialement sur leurs habits. Pour moi, le vêtement est un outil qui nous aide à nous protéger, nous réchauffer, qui peut être utile, beau…

Et il est aussi porteur de message. Alger est une ville méditerranéenne qui bouillonne d’héritage historique comme toutes celles du bassin méditerranéen. On est à la porte de l’Afrique, de la culture arabo-musulmane, amazighe… Dans ces vêtements, j’ai essayé d’intégrer ces héritages. J’ai travaillé précisément sur la silhouette. Comme les vêtements au Maghreb ont des silhouettes bien marquées. Mais qui se sont perdus avec le temps. On ne les retrouve plus dans les paysages urbains algériens.

Ils sont présents dans ceux ruraux, dans les fêtes traditionnelles, les mariages…», nous confiera El Moustach. L’architecte designer Feriel Gasmi Issiakhem, commissaire de la 1re Biennale algéro-française du design-DZign 2020+1 dira : «Je suis émue, on arrive à la fin de cette biennale.

Au nom de tous les concepteurs, je vous dis notre reconnaissance pour vos encouragements sans faille et votre confiance pour ce grand événement dédié au design qui nous a tous rassemblés durant cinq semaines. Pendant lesquelles nous avons vécu des temps forts. Nous avons fait des rencontres exceptionnelles et enrichissantes. Nous avons appris les uns des autres. Du public, ou entre nous, les artistes, les concepteurs…

Comme retour, nous avons été félicités par le public nous encourageant par ‘‘un grand merci pour ce que vous nous avez donné à voir et à découvrir’’». C’est cette expression qui revenait à chaque fois. A notre tour, nous voulons dire aussi à toutes ces personnes qui nous ont gratifiés de leurs remerciements, nous organisateurs, concepteurs et partenaires, nous avons été heureux et comblés par cette effervescence qu’a connue Alger autour de cette biennale…» .

«Une politique d’amitié et de coopération avec l’Algérie»

M. François Gouyette, ambassadeur de France en Algérie déclarera : «Avec Feriel Gasmi Issiakhem, nous comptons bien poursuivre cette expérience réussie. Je rends hommage à notre commissaire de la 1re Biennale algéro-française du design-DZign 2020+1, Feriel Gasmi Issiakhem. La volonté qui est la nôtre, celle de l’Institut français, est d’accompagner la scène culturelle au sens large du terme dont le design fait partie intégrante.

Je matin, j’ai été à l’Ecole El Bayan où nous avons inauguré justement un espace de l’Institut français, destiné à favoriser la diffusion de notre langue pour les jeunes défavorisés de la région de Batna. C’est une mission algérienne privée que nous soutenons. C’est un exemple parmi d’autres. Elle s’inscrit aussi dans le cadre plus global, plus général, de notre politique vis-à-vis de l’Algérie, qui est une politique d’amitié et de coopération…».

Gregor Trumel, conseiller de coopération et d’action culturelle, directeur des Instituts français d’Algérie (IFA) étayera : «Cette 1re Biennale algéro-française du design-DZign 2020+1 a dépassé toutes nos espérances. Cette biennale a déclenché une véritable ferveur, un enthousiasme. Nous l’avons préparée durant deux ans.

Nous y avons réfléchi et travaillé avec notre amie Feriel Gasmi Issiakhem, l’excellentissime commissaire de cette biennale. Je voudrais remercier toutes les institutions algériennes ayant participé à ce grand succès. Le minstère de la Culture et des Arts, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC), l’Ecole supérieure des Beaux-Arts d’Alger, l’Ecole polytechnique d’architecture et d’urbanisme (EPAU), Ateliers sauvages, et, bien entendu, je remercie mes collègues du service de coopération culturelle de l’ambassade et de l’Institut français d’Algérie, de l’Institut français d’Alger à leur tête Philippe Monestes et son staff…».

Emergence de la scène algérienne du design

La 1re Biennale algéro-française du design-DZign 2020+1 est une manifestation inédite en Algérie, sous le thème «Réinventer la ville par le design». Pour cette première édition, DZign 2020+1 ambitionnant de montrer comment le design, par la diversité de ses méthodes d’action dans l’espace urbain, répond à des enjeux qui concernent l’ensemble de la société : développement durable, économique, culturel et social.

Elle se donne pour mission principale de participer à l’émergence d’une scène algérienne du design, de la valoriser et de développer la visibilité et la notoriété de jeunes créateurs et concepteurs algériens pour faciliter le circuit commercial des œuvres de designers.

La Biennale a été inaugurée par le vernissage de l’exposition «Photographiez la cité de demain/ Explore outside the box», résultat d’un concours lancé par l’Institut français du design de Paris, partenaire de la manifestation, à destination des étudiants des écoles d’art, de design et d’architecture algériennes et françaises ; 22 étudiants issus de 12 écoles y ont participé.

Cette exposition a été ouverte au public et visible du samedi 29 mai au 27 juin à l’Institut français d’Algérie. Pendant un mois, du 27 mai au 27 juin 2021, puis en novembre 2021, Alger sera la «capitale méditerranéenne» du design et de l’architecture, avec plusieurs grandes expositions, des conférences, rencontres, Masterclasses, ateliers, projections et travaux de réaménagement urbain. Plusieurs grandes personnalités y participeront, dont Matali Crasset, Jean-Paul Viguier, Philippe Starck, Marc Aurel, Yamo, Kamel Louafi, Djamel Klouche ou encore Chafik Gasmi.

Cette biennale a impliqué de nombreux partenaires, français comme algériens, dont l’Institut français du Design, l’Ecole supérieure des Beaux-Arts d’Alger, l’Ecole supérieure d’architecture et d’urbanisme d’Alger, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel, les Ateliers sauvages, ou le Musée d’art moderne d’Alger. Ainsi que  des professionnels, des artistes, des étudiants, des concepteurs, mais surtout le grand public, qui, nous en sommes certains, affluera en nombre dans les divers lieux sélectionnés pour la Biennale.


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