Drama algéro-tunisienne Machiir de Muhammet Gok : Quête et enquête du bonheur | El Watan
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mercredi, 22 mai, 2019
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Drama algéro-tunisienne Machiir de Muhammet Gok : Quête et enquête du bonheur

15 mai 2019 à 8 h 35 min

Le feuilleton Machaiir (Sentiments), diffusé sur Carthage + et Ennahar TV, est l’évidence de l’édification du Maghreb à travers la culture. La preuve, c’est une production mixte de deux pays voisins.

Donc, placé sous le signe de l’amitié et la fraternité algéro-tunisienne. Ce feuilleton a été tourné en Tunisie. Un casting pluriel comptant Hassan Kechach, qui n’est plus à présenter (Ben Boulaïd, Lotfi, Les Sept remparts d’Ahmed Rachedi, En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui…), l’actrice tunisienne, Meriem Benchaâbane, Sara Lalama, Nabil Asli, Adel Cheikh, Ahmed El Andaloussi, Rym Benmasoûd, Mohamed Mourad, Kenza Chiha ainsi que des guest-stars, comme Mohaled Karii, Dalila Meftah, Khaled Houissa, Ali El Hindi, Abdelghani Bentara, Tewfik El Ayab… Machaiir (Sentiments) est signé par Muhammet Gok. Un réalisateur turc établi en Allemagne.

Il a à son actif de nombreuses séries télévisées et spots publicitaires en Turquie, Allemagne, Tunisie et en Algérie.

Pas de sensiblerie, pas de sentiments

Comme le veut la tradition cathodique de la «drama», les ingrédients du succès font toujours mouche. Un tantinet de larmes, une once d’intrigue, un soupçon de suspense, un peu de suspicion, une larme d’amour, un nuage de méchanceté et voire de convoitise, un peu d’action, une goutte d’hémoglobine.

Et c’est une recette récurrente dans plusieurs feuilletons passant actuellement ce mois du Ramadhan. Comme son nom l’indique Machaiir, il s’agit de sentiments, feelings. Une expression mitigée.

Entre peur et bonheur, tristesse et inquiétude, générosité et convoitise… Quête initiatique et enquête sur ces capitaines d’industrie vivant d’expédients, ces trafiquants, ces marchands de canons…

Et c’est aussi une immersion dans l’opulence d’une famille apparemment au-dessus de tout soupçon. Mais le ver est dans la pomme.

Il y a quelque chose de pourri dans le Royaume du Danemark. Ce feuilleton très bien ficelé, techniquement, et ayant une brillance. Le directeur photo, irradiant ce milieu ambiant et… mafieux, est Fatih Akmes. Et celui du décor est Hakki Topcu.

Hassan Kechach crève le petit écran

Sous le vernis de cette famille, un mal, profond, contre le bien. Ainsi, Macahiir avance au gré des épisodes dans cette logique manichéenne. Le téléspectateur est happé par un maelström où tourbillonnent rapt, fugue, séquestration, corruption, népotisme, course-poursuite, manigances, intrigues…Où chaque personnage a son «short cut», son histoire.

Le spectre, des fantômes du passé resurgissent et rattrapent les vivants, les survivants. Hassan Kechach est télégénique dans le feuilleton Machaiir. Nouveau look, nouvelle coiffure.

Cheveux lissés, souple, regard profond, perçant et voire intimidant. Une sorte de parrain donnant le change à son épouse et ses enfants. L’image du bon père conciliant et aimant ne cadre pas avec le côté obscur et opaque de son climat de travail : les contrats de vente d’armes venant d’Italie. Hassan Kechach, là, crève le petit écran.

Il déploie une nouvelle facette de son jeu de rôle. Il a explosé l’audimat. Un autre acteur algérien ne cesse de monter. Nabil Asli, lui aussi, exhibe un jeu crédible. Il ne fait pas de la figuration.

D’ailleurs tout le monde en parle. Sans oublier les autres comparses, comme la comédienne tunisienne, Mériem Benchaâbane, campant l’épouse de l’impérieux Hassan Kechach.

Machaiir, un feuilleton fluide pas du tout alambiqué, fluide où la vie peut s’effondrer où se consumer tel le Bûcher des vanités.

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