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L’écrivain Amin Zaoui signe son nouveau roman à la Librairie du Tiers-Monde à Alger : Déchirantes amours impossibles

08 novembre 2021 à 10 h 27 min

L’écrivain algérien, Amin Zaoui, vient de publier un nouveau roman intitulé Faim Blanche chez les éditions Dalimen. Samedi après-midi, il était à la librairie du Tiers-Monde, à Alger, où il a signé son livre et s’est entretenu avec ses lecteurs.

Amin Zaoui, excellant dans la langue d’El Moutanabi et celle de Molière, poète, penseur, chroniqueur au quotidien Liberté et au Independent London, et professeur de littérature moderne à l’Université d’Alger, dont les œuvres sont traduites dans 15 langues, qu’on ne présente plus, vient de publier un nouveau roman Faim Blanche paru aux éditions Dalimen.

C’est un roman sensuel, audacieux, tactile, olfactif, bouleversant, conflictuel, poignant et touchant. Il parle, à vrai dire, de la détresse humaine marquant des pauses dans la vie entre joie et peines.

Un drame humain miné, ruiné, sapé par la bêtise humaine, le bruit de bottes, le casus belli, les velléités belliqueuses. C’est peut-être le meilleur roman d’Amin Zaoui. Parce qu’on sent une aisance, une fluidité, une précision au cordeau de son acte cursif littéralement littéraire.

A propos de la différence entre son nouveau ro- man Faim blanche par rapport aux autres, Amin Zaoui confiera : «J’ai travaillé sur l’économie de la langue, aller vers l’essentiel. Loin des lourdeurs et longueurs. Je ne voulais pas rédiger un texte de plus de 350 pages – Faim blanche compte 197 pages-. Je suis allé vers la séquence visuelle. Telle une toile… Le roman Faim blanche diffère de la façon d’écrire, de le structurer à travers ses différents personnages… Une approche brisant les tabous… C’est un roman sur la religiosité, la politisation de la religion… Il tombe juste avec la détérioration des relations entre l’Algérie et le Maroc.

Une relation passionnelle et conflictuelle depuis la guerre des sables en 1963 jusqu’à aujourd’hui. Une relation humaine entre une étudiante algérienne, Taous, et un étudiant algérien d’origine marocaine, Mustapha, dans les années 1970, à l’Université d’Oran. Une histoire d’amour confrontée à un problème politique entre les deux pays – à cause du Sahara Occidentale, la ‘‘marche verte’’ pour annexer par le fait accompli, l’expulsion des Marocains du sol algérien…-, ce qui brisera l’union sacrée des deux étudiants avec un destin dramatique… C’est un roman qui rend hommage à la femme. C’est un hymne à la femme.

Cette femme, Taous, a vécu une grande blessure familiale. Il prendra conscience de son passé. En ouvrant une voie de l’espoir. Aller de l’avant. C’est une femme courageuse… Elle ira même à nouer un dialogue avec Mouloud Mammeri- le grand écrivain, l’auteur de La Coline oubliée…»

C’est un roman qui parle de l’identité en Algérie tout comme au Rif, au Maroc avec Abdelkrim El Khettabi… Ce livre s’inspire de faits réels en 1976 à Oran. J’ai écrit ce roman avec intériorité et doucement, depuis 2019. Cela fait partie de moi-même, de mes rêves, construire le Grand Maghreb. «Le combat de la femme est essentiel».

Et puis, il y a cet élan brisé, ces ailes brisées de l’amour, entre deux étudiants, une Algérienne et un «Marocain»… deux êtres humains. Le roman Faim blanche est écrit à la première personne du singulier, au féminin, c’est Taous qui retrace son histoire et au masculin, par Mustapha.

Amin Zaoui s’est donc mis dans la peau d’une femme. Il indiquera : «Quand on écrit, on est dans la peau de l’autre. Je suis le frère de sept sœurs. Je connais les souffrances, les secrets, le jardin secret des femmes algériennes. J’ai beaucoup lu sur les femmes… Je soutiens le combat de la femme pour l’égalité, la parité homme-femme, pour la liberté. Le combat de la femme est essentiel. Ce n’est pas en la marginalisant qu’on créera une société moderne. Elle est le pivot de toute avancée. L’histoire se fait avec la femme. Elle n’est pas là pour la décoration…»

Le roman Faim blanche est un livre «peace and love» des années 1970 contrarié par la bêtise humaine. Les histoires d’amour finissent mal, en général comme le disent spécialement Les Rita Mitsouko. Une «fin noire». A lire absolument.

K. Smail

Faim blanche
Amin Zaoui
Editions Dalimen 197 pages
Octobre 2021
Prix : 1000
Disponible dans toutes les librairies ( Tiers-Monde, place Emir Abdelkader, Alger)


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