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Concert et sortie officielle de l’album, «Live» : Avec le virtuose Hakim Hamadouche, ça va «jazzer»

24 novembre 2019 à 9 h 10 min

Le grand et très respecté mandoluthiste, Hakim Hamadouche, le virtuose, celui qu’on ne présente plus, sort officiellement un nouvel album intitulé simplement Live, dont le concert promotionnel est prévu le 28 novembre, à 21h au studio de l’Ermitage, à Paris.

 

Hakim Hamadouche, ce fidèle instrumentiste, ami et frère du regretté Rachid Taha, ayant accompagné Steve Hillage, Tricky, Mick Jones, Brian Eno, Robert Plant, Bill Laswell, Rodolphe Berger, Les Têtes Raides, Temnik Electric, Femi Kuti et une certaine Patti Smith, l’égérie punk-rock l’ayant invité récemment à Marseille sur scène.

Ou encore récemment, ayant joué sur l’album inédit de Rachid Taha Je suis Africain produit avec brio par Toma Feterman. Et la liste est interminable, pour énoncer le CV de Hakim Hamadouche. Bref, un musicien incontournable et aussi un bon chanteur de chaâbi. Il faut l’écouter. Yamess, à titre indicatif, est la preuve évidente.

L’actualité de Hakim, c’est qu’il édite un album dont le titre est Live. Et un concert très attendu, sous les auspices de Hakim, est prévu le 28 novembre 2019 à 20h30 au studio de l’Ermitage à Paris (France), pour la sortie officielle de l’opus Live.

Un excellent orchestre paritaire et un chanteur qui monte…

Participent à l’album Live Christine Roch, saxophoniste, Mirabelle Gillis, la talentueuse violoniste, Claire Adros, bassiste, Edith Begout, clavieriste, Artur , trompétiste, Khliff Miziallaoua, guitariste, Guy Roch, batteur et bien sûr, Hakim Hamdaouche, au chant, au mandoluth et aux manettes. Les paroles et musiques de l’album Live sont de Hakim Hamadouche, réalisé et mixé par Arthur Simon et masterisé par Julien Perraudeau. Live a été enregistré dans des conditions live par Laurent Malan au Studio Campus le 13 janvier 2019.

La photo de la belle jaquette est l’œuvre de Aurore Vinot et le design de Loïc Vincent. Récemment, Hakim Hamadouche nous confiait à propos de ce CD : «Au fait, j’ai sorti un album live ! Issu de mon projet Hakim Hamadouche Band ! Parité parfaite ! Quatre musiciennes et quatre musiciens !» Et dans un post sur son compte Facebook, il conviait son public : «Camarades ! Venez partager ces moments avec nous, le 28 novembre (au studio de l’Ermitage, à Paris). Partagez avec vos amis(ies).

On vous veut nombreux.» L’album Live de Hakim Hamdouche est placé sous le signe évocateur : «Un esprit punk pour des musiques rebelles.» Dans son introduction de l’album Live, le journaliste et critique à Télérama présente un grand instrumentiste Hakim Hamadouche au talent indéniable et un artiste très respecté : «Un punk, Hakim Hamadouche  ? Il faut l’avoir vu jouer Rock El Casbah avec le Clash Mick Jones (en 2009, pendant Marsatac) sans paraître déplacé une seule seconde, pour bien saisir l’énergie que ce long escogriffe déplace en concert. Hamadouche, c’est l’homme qui tient le mandoluth électrique (et la baraque) derrière Rachid Taha depuis des années.

Le frère de sang et de bringue, sans qui Taha n’aurait sûrement pas la même flamme sur scène. Vieux routier des lieux musicaux marseillais, Hamadouche n’est pas seulement un partenaire d’exception (Têtes raides, Tricky,Lili Boniche,Mick Jones, Brian Eno,Patti smith…) : virtuose du mandoluth, chanteur efficace, il sait aussi revisiter les traditions musicales de son pays d’origine, l’Algérie, explorer des zones mixtes – comme avec Oriental Fusion, groupe créé avec le percussionniste Ahmad Compaoré et le saxophoniste Edmond Hosdikian  -, ou partir dans des improvisations sans fin avec d’autres pirates musicaux comme Sam Karpienia et Manu Theron. Un esprit punk pour des musiques rebelles.»

Hommage au maître du chaâbi, El Anka

Et cela se confirme dans les sept titres que compte l’album Live, El Anka est le premier titre, est un hommage au grand maître du chaâbi, El Hadj M’hamed El Anka, une légende, rendu par Hakim, cet enfant sevré au chaâbi. Mais à travers une restitution orchestrale ample.

Celle d’un big band offrant du chaâbi inédit mêlant Soubhan Ya L’tif et L’hmam du «Cardinal» alias El Anka, où Hakim Hamadouche est le «Funky mandoluther king», le roi du mandoluth funky orientalisant très recherché nous rappelant le groove de Woman de Barabas, c’est chic. Hakim aime rappeler à ne pas confondre El Anka avec Paul Anka, le chanteur canadien connu par la chanson Oh Diana et la reprise de Comme d’habitude (My Way). «El Anka, c’est notre Mozart.»

Sur Sirr, l’histoire d’une minuscule fleur, solitaire, en plein désert, il donne de la voix, il monte dans les gammes, il se libère. La Mère est un hommage à toutes les mamans du monde entier, du chaâbi aux notes piquées et mélancoliques avec exécutées avec adresse par la violoniste Mirabelle Gillis, une histoire parlant d’un orphelin. Ritou Riad est une sérénade arabo-andalouse ou encore Babord où le groupe montre l’amplitude de la tablature d’un jazz en roue libre.

Quand «le cool»du jazz est là

Le journaliste Camil Antri-Bouzar présente bien cet enfant du chaâbi : «La musique n’est pas du tout étrangère dans la famille Hamadouche. Le père de Hakim était un chanteur de chaâbi. De plus, son frère Malek Hamdaouche va diriger la chorale polyphonique d’Alger dans les années 70 au côté de Rabah Kadhem. Ils se produiront dans l’ensemble du territoire algérien et en Europe.

Ils puisent dans un répertoire assez riche de la chanson classique avec Mozart, Beethoven jusqu’à des chants révolutionnaires algérien en passant par de l’arabo-andalou. Hakim va participer à cette chorale en tant que choriste et instrumentiste.» «C’était un grand apport au niveau musical pour lui notamment du point de vue de l’harmonie et de la polyphonie musicale», témoigne Malek Hamadouche.

En 1969 à Alger se déroule le 1er Festival Panafricain. Dans cette e effervescence culturelle, Hakim va admirer le saxophoniste noir américain Archie Shepp venu animer un concert mémorable dans le cadre du festival au cri de «We’re all black, and we have comeback» «Nous sommes toujours Noirs et nous sommes revenus  !»

Au fil du temps, Hakim va commencer à se produire dans le chaâbi dans l’algérois principalement dans les mariages. L’album Live est une invitation à l’évasion, rêverie, la nostalgie, à la fête animée par une improvisation créatrice mariant, bien sûr chaâbi, funk, musique arabo-andalouse, des sonorités rhapsodiques et punk acoustique et «le cool» du jazz.

Et comme dit Claude Nougaro : «Quand le jazz est là, la java s’en va… au studio de l’Ermitage avec Hakim Hamdouche et ses musiciens. Le rendez-vous est pris et fixé.»


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