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Clôture du Salon du livre de Tizi Ouzou : Le Moudjahid et écrivain Djoudi Attoumi honoré

26 janvier 2020 à 9 h 13 min

L’officier de l’Armée de libération nationale (ALN) et auteur, Djoudi Attoumi, a été honoré lors du Salon de la 12e édition du Salon du livre de la ville de Tizi Ouzou, qu’a abritée la maison de la Culture Mouloud Mammeri du 18 au 23 janvier.

Le programme de cette rencontre a prévu, outre une exposition de documents historiques et la projection d’un film-documentaire sur le parcours révolutionnaire de ce moudjahid, une conférence-débat suivie de témoignages sur sa vie et son œuvre, en présence de ses compagnons de lutte et des chercheurs en histoire.

Le secrétaire particulier du colonel Amirouche durant la guerre de Libération nationale a eu également à présenter au public ses derniers ouvrages, dont Le colonel Amirouche ; Entre légende et Histoire ; Avoir 20 ans dans les maquis ou Journal de guerre d’un combattant de l’ALN en Wilaya III 1956-1962.

Dans son allocution prononcée lors de la cérémonie de clôture de ce salon, l’hôte de la capitale du Djurdjura s’est dit très honoré par l’initiative de la direction de la culture et des autorités locales ayant pensé à lui rendre hommage de son vivant, en guise de reconnaissance pour le rôle joué dans le combat libérateur, mais aussi pour sa plume qu’il a mise au service de l’écriture de l’histoire de la Révolution 1954-1962. «A travers cet hommage, vous avez honoré tous nos chouhada et participé à entretenir la mémoire collective», a-t-il fait savoir aux organisateurs.

Djoudi Attoumi a salué, par ailleurs, la décision du président de la République d’élaborer un projet de loi criminalisant le discours de haine et toute forme de racisme et de régionalisme, estimant que cette initiative est  positive et intervient au bon moment.

L’intervenant a insisté sur «l’impératif de juger les auteurs de ce genre de dérives», en réaction aux propos attentant à la mémoire de Abane Ramdane, tenus récemment par le directeur de la culture de la wilaya de M’sila, démis de ses fonctions et mis sous mandat de dépôt depuis sa sortie médiatique.

Selon lui, ces attaques «ne pourraient remettre en cause l’histoire de Abane, de la Wilaya III ou de la guerre de Libération nationale».

Pour la directrice de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou, Nabila Goumeziène, le Salon du livre Tizi N Udlis était «le rendez-vous de la création littéraire, et surtout une belle occasion pour rendre hommage au moudjahid et écrivain Djoudi».

Entretenir la mémoire collective

Mme Goumeziène ajoutera : «M. Attoumi est un homme de culture et un grand ami de notre secteur au sein de la wilaya Tizi Ouzou depuis plusieurs années. On tenait à l’honorer durant cette édition du Salon du livre et à le remercier vivement pour tout ce qu’il fait pour l’histoire et pour notre mémoire collective.

Lui qui a rejoint le maquis en 1956 et dont le principal objectif, aujourd’hui, est de rendre hommage à plusieurs personnalités.» A travers son témoignage en tant qu’officier de l’ALN en Wilaya III 1956-1962, «les mots et les écrits doivent être choisis avec soin afin qu’ils soient à la hauteur du sacrifice et des mérites des chouhada». Dans ses livres, il évoque les hommes et les femmes qui ont marqué l’histoire de la guerre de Libération nationale.

Il a intégré des photos pour que le lecteur puisse voir le visage de ces hommes et les émotions qu’ils dégagent. Evaluant cette 12e édition du salon, la même responsable a parlé de «foisonnement culturel, de brassage et d’échanges chargés d’émotions entre tous les participants au salon qui s’ est attelé à aborder des thématiques différentes, allant de l’histoire et de notre mémoire collective, en passant par le patrimoine culturel algérien, la littérature au féminin, la poésie populaire et la jeune plume, tout en faisant une grande halte au niveau de la wilaya de Laghouat, qui était à l’honneur, un rapprochement entre Wilayas chargées d’histoire».

Dans le même sillage, elle notera que «cela renforce les liens entre les Algériens avec un sentiment de fierté d’appartenir à ce pays avec toute sa diversité culturelle».

Rappelant les grands axes du programme des activités de ce rendez-vous culturel, Mme Goumeziène a souligné le show de Lazhari Labter et Amel El Mehdi qui ont évoqué Hiziya, la reine des Zibans et que Taleb Tahar a interprété la chanson en kabyle.

Né en 1938 à Aït Oughlis (Sidi Aïch), Djoudi Attoumi est licencié en droit et diplômé de l’Ecole commerciale de la santé publique de Rennes. Militant du MTLD dès 1953, il rejoint les maquis en 1956 et est affecté directement au PC de la Wilaya III. Il assuma plusieurs responsabilités au sein de l’ALN et du FLN. En 1961, il fut promu officier par le colonel Mohand Oul Hadj et affecté dans la vallée de la Soummam, dévastée par l’opération «Jumelles», selon une note biographique.

Après l’indépendance, il sera démobilisé à sa demande le 5 août 1962 et assurera les fonctions de directeur des hôpitaux du 1er septembre 1962 jusqu’en 1985, date à laquelle il fut élu à l’APW de Béjaïa, dont il assura la présidence jusqu’en 1990. Attoumi s’est investi aussi dans l’écriture.

Parmi ses 11 ouvrages sur la guerre de Libération : Le colonel Amirouche entre légende et histoire (2004), Le colonel Amirouche (2005),  Avoir 20 ans dans les maquis (2007), Chroniques des années de guerre en Wilaya III (2009), Amar Boudiab, commissaire politique des Aït Oughlis (2019).



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