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Clôture du festival de musique andalouse et des musiques anciennes : Prestations à la hauteur des attentes

27 décembre 2018 à 8 h 05 min

Ainsi, le Festival de musique andalouse et des musiques anciennes a pris fin en apothéose, mardi soir, avec trois prestations de qualité. La salle de l’Opéra Boualem Bessaïeh a eu du mal à contenir tous les convives.

Des chaises supplémentaires ont dû être placées sur les côtés latéraux de la salle. Mieux encore, certaines personnes ont préféré occuper carrément les travées. C’est dire que le programme concocté était à la hauteur des attentes du public.

Il faut également souligner que la programmation du chanteur tlemcénien, Nouri Koufi, à cette clôture, n’a pas laissé indifférents ses fans. Le public connaisseur de l’Opéra Boualem Bessaïeh a pris part, cinq heures durant, à la huitième et dernière soirée du FestiAlgérie.

Après une heure de retard, la cérémonie de clôture débute par le passage sur les planches de l’Opéra de l’artiste Nouri Koufi, accompagné de ses dix-neuf musiciens. Vêtus tout de blanc avec la tenue traditionnelle tlemcénienne, les musiciens prennent place, avant que Nouri Koufi face son apparition sous des salves d’applaudissements.

Pendant deux heures – alors qu’initialement le timing de l’artiste était fixé à une heure – l’artiste a ravi l’assistance par le répertoire concocté à cette occasion. De sa voix prenante et magnifique à la fois, il interprétera de l’andalou avec la nouba Dil, du melhoun et des chansons religieuses. Parmi les titres magistralement interprétés, citons, entre autres, Hada Rouzyel, Ya chems el achia, Lalla Malika, Ya’l Zin el fassi, El kaoui, Sidi boumédienne, El fachia, Ya dou ayani.

A chacune de ses chansons, des applaudissements et des youyous nourris résonnaient dans la salle. A la fin de son tour de chant, les mélomanes se sont levés pour saluer cet artiste hors pair, qui continue, après cinquante ans de carrière, de bercer encore des générations entières. La deuxième partie de la soirée s’est caractérisée par le passage sur scène de l’ensemble égyptien Takht All Turath Al Arabi, sous la houlette du chef d’orchestre, Yasser Moawad.

Les onze musiciens ont présenté un florilège de chansons issues du patrimoine culturel classique égyptien, telles que El Ayem, Ma el Kamar, ou encore La aanesk, tout en ne manquant pas de rendre un hommage à l’Algérie, en interprétant son hymne national.

L’ensemble égyptien a également rendu un vibrant hommage à la grande figure de la Révolution algérienne, Djamila Bouhired, qui était présente dans la salle. L’auteur-compositeur et poète algérien, Fouad Ouamane, a interprété un des poèmes du poète syrien Nizar Kebbani, dédié à la grande dame, Djamila Bouhired, symbole de la Bataille d’Alger.

La moudjahida s’est vu remettre, par le commissaire du festival de la musique andalouse et des musiques anciennes, le trophée du festival, un diplôme honorifique et un bouquet de fleurs. La cérémonie s’est clôturée tardivement, plus exactement à 2h, avec un concert démonstratif de la master class, qui s’est déroulée du 21 au 24 décembre en marge du festival.

Un imposant ensemble de 36 jeunes musiciens a subjugué l’assistance en présentant un travail orchestré complet. Ces graines de stars, venues d’associations musicales andalouses des quatre coins du pays, ont présenté une pièce musicale intitulée Mon étoile, signée par le musicien Khalil Baba Ahmed. Une pièce musicale composée de plusieurs mouvements musicaux oscillant entre l’andalou et le malouf en passant par la musique classique et orientale.

Cet orchestre naissant a relevé le défi en travaillant en session instrumentale traditionnelle. Le musicien, Khalil Baba Ahmed, a tenu à nous préciser en aparté qu’il espère revoir et retravailler avec ces jeunes. «Nous voyons, dit-il, des jeunes qui aiment leur culture. Ils sont contents d’être ensemble.

C’est cela l’image qu’on essaye de montrer. Le vivre-ensemble, c’est d’être fier d’apporter sa petite touche locale pour construire un tout fort et puissant.

A côté de cela, il y a un côté pédagogique et de recherche scientifique. Nous avons de la matière neutre et vivante. Personnellement, ce genre d’expérience me permet de tirer certaines conclusions pour mener plus tard des projets plus construits, surtout par rapport à notre patrimoine musical.»

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